"Sans parler de bien d'autres événements inoubliables. Pourtant, à aucun de ces moments de nos luttes, je n'ai senti autant d'émotion que lorsque la porte du petit avion qui les ramenait des Etats-Unis au terme de tant de mois de bataille incessante, s’est ouverte et que j'ai vu apparaître, le 28 juin à 19 h 53, les silhouettes de Juan Miguel et d'Elián. Un petit enfant et un modeste père cubain que peu de gens connaissaient à peine quelques mois plus tôt rentraient convertis en d'immenses symboles moraux de notre patrie!"

"Dans un monde où les États-Unis et les puissances capitalistes développées d’Europe, leurs alliées, s’emparent toujours plus des ressources et du fruit du travail des peuples, tout citoyen honnête, quelle que soit sa position face à son gouvernement, s’opposerait catégoriquement à une intervention militaire étrangère dans sa patrie".

"Il existe heureusement un autre Venezuela, celui de Bolívar et de Miranda, celui de Sucre et d’une légion de chefs et de penseurs brillants qui furent capables de concevoir la grande patrie latino-américaine dont nous nous sentons partie intégrante et pour laquelle nous avons résisté à plus d’un demi-siècle d’agressions yankees".

"Commença alors la bataille principale : préserver l’indépendance de Cuba face au plus puissant Empire de l’Histoire, et notre peuple l’a livrée avec une dignité immense. Je me réjouis avec ceux qui, par-delà des obstacles, des sacrifices et des risques incroyables, ont su défendre notre patrie et qui profitent ces jours-ci, en compagnie de leurs enfants, de leurs parents et de leurs êtres les plus chers, de l’allégresse et des gloires de chaque nouvel an."

"Il faut être plus que jamais bolivarien; il faut brandir plus que jamais cette idée que la patrie est l'humanité, en étant conscients que nous ne pourrons nous sauver que si l'humanité se sauve; que nous ne pouvons être libres que si nous faisons en sorte que l'humanité le soit - et nous sommes loin, très loin de l'être; que si nous faisons en sorte que le monde soit vraiment juste, et un monde juste est possible et probable, même si, à force de voir, de réfléchir et de lire, j'ai abouti à la conclusion qu'il ne reste plus guère de temps à l'humanité pour y parvenir".

"(...) réclamons -et ce pour quoi nous devons lutter-, c’est pour que la mondialisation inévitable qui se développe aujourd’hui en vertu d’une loi de l’Histoire, soit la mondialisation de la fraternité et de la coopération entre tous les peuples, de la globalisation du développement durable, de la distribution juste et de la mise en valeur rationnelle des abondantes richesses matérielles et spirituelles, que l’Homme est capable de créer avec ses mains et son intelligence, condition indispensable pour l’avènement de la patrie commune inéluctable d’une Humanité qui peut et doit perdurer".

"Cuba coopère gratuitement (...) avec bien d’autres pays frères du sous-continent, aussi bien en éducation qu’en santé, mettant spécialement l’accent sur la formation des personnels médicaux. Ainsi, elle remplit modestement son devoir, selon la maxime de notre héros national, José Martí : « La patrie est l’humanité".  
 
 

«Certains rêvent toujours de faire plier le genou à Cuba en recourant à ce blocus criminel en tant qu’instrument de politique extérieure des Etats-Unis. Si ces derniers retombent dans cette erreur, ils risquent d’avoir à passer un nouveau demi-siècle à appliquer cette politique inutile, à supposer que l’Empire puisse durer si longtemps».

“(…) je vous dis que nous ne vivons pas des temps où il faille penser à sa patrie à soi ! Il faut penser en termes de patrie latino-américaine et caribéenne. Qui est représentée ici aussi par l'intermédiaire de l'Organisation continentale latino-américaine des étudiants”.

“Les peuples pensent très différemment, les peuples pensent que la seule chose incompatible avec les destinées de l’Amérique latine, c’est la misère, l’exploitation féodale, l’analphabétisme, les salaires de famine, le chômage, la politique de répression contre les masses ouvrières, paysannes et étudiantes, la discrimination de la femme, du Noir, de l’Indien, du métis, l’oppression des oligarchies, le pillage de leurs richesses par les monopoles yankees, l’asphyxie morale de leurs intellectuels et de leurs artistes, la ruine de leurs petits producteurs victimes de la concurrence étrangère,