« […] la loi d’Ajustement cubain est l’usine de mort qu’ils ont créée, et ils doivent la fermer. Sur ce point, nous ne transigeons pas. Notre position est absolument décidée. Nous nous battrons jusqu’à la disparition non seulement de la loi d’Ajustement, mais aussi de la loi Torricelli, de la loi Helms-Burton, du blocus et de toutes les conspirations contre notre pays qui durent depuis plus de quarante ans. »
Qu’il est grand notre peuple ! Qu’elle est invincible, une idée juste ! Qu’il est important de croire en l’homme ! Qu’il est beau de lutter pour de grands idéaux ! Que de lumière et de bonheur un petit enfant innocent peut-il prodiguer au peuple qui a été prêt à mourir pour l’un de ses plus tendres fils !

"A Cuba, nous n’avons jamais accusé le peuple des Etats-Unis des agressions dont nous sommes victimes de la part de ses gouvernements, ni semé la haine contre lui. Ce serait contraire à nos doctrines politiques et à notre conscience internationaliste, bien établie depuis de longues années et toujours plus enracinée dans notre pensée."

"À Cuba, nous n’avons jamais accusé le peuple étasunien des agressions dont nous avons été victimes de la part de ses gouvernements, ni semé la haine contre lui. Ça aurait été contraire à notre doctrine politique et à notre conscience internationaliste, éprouvée au long de bien des années et toujours plus enracinée dans notre pensée."

Cuba se bat aujourd’hui contre le géant aux bottes de sept lieues que Martí fut le premier à dénoncer et qui avance non seulement sur les terres de Notre Amérique, mais sur toutes les régions de la planète.

"La conduite et les actions de Cuba en riposte aux provocations de l’Empire seront foncièrement pacifiques, mais nous frapperons de toute la force de notre morale et nous serons prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de notre sang face à toute agression militaire de l’Empire convulsé et brutal qui nous menace. Que nul n’oublie un seul instant la promesse grandiose d’Antonio Maceo, notre Titan de bronze : « Quiconque tentera de s’emparer de Cuba recueillera la poussière de son sol baignée de sang, s’il ne périt dans la lutte. »"

"Pas un mot de ses innombrables victimes, de ses attentats à la bombe, ces dernières années, contre des installations touristiques, de ses dizaines de plans financés par le gouvernement étasunien pour me tuer. Comme s’il n’avait pas suffi à Bush d’outrager le nom de Cuba en installant sur le territoire illégalement occupé de Guantánamo un épouvantable centre de tortures semblable à celui d’Abou Ghraib et qui, une fois connu, a horrifié le monde. Comme s’il ne lui avait pas suffi de l’action cruelle de ses prédécesseurs. Comme s’il ne lui avait pas suffi de contraindre un pays pauvre et sous-développé comme Cuba à dépenser cent milliards de dollars en trop. Accuser Posada Carriles, c’était s’accuser lui-même!"
 
(...)  
 
"Comme s’il n’avait pas suffi de l’invasion mercenaire de Playa Girón (...)"  
 
"Comme s’il n’avait pas suffi de la crise des Missiles, en octobre 1962, qui a mené le monde au bord même d’une guerre thermonucléaire totale, quand les bombes de l’époque étaient déjà cinquante fois plus puissantes que celles d’Hiroshima et de Nagasaki".
 
"Comme s’il n’avait pas suffi de l’introduction dans notre pays de virus, de bactéries et de micro-organismes visant des plantations et le cheptel, voire, même si cela semble incroyable, des êtres humains. Ce sont des laboratoires étasuniens, en effet, qui ont mis au point certaines de ces substances pathogènes que des terroristes avérés au service du gouvernement des Etats-Unis ont ensuite introduit à Cuba".
 
"(...) l’injustice énorme qui consiste à maintenir en prison cinq patriotes héroïques qui, accusés d’avoir fourni des informations sur des activités terroristes contre leur pays, ont été condamnés d’une manière illégitime à des peines de jusqu’à deux réclusions à vie pour une même personne et qui supportent stoïquement, chacun dans un pénitencier différent, de cruels sévices".

"Voilà quasiment cinquante ans que notre peuple est en butte à un blocus cruel. Des milliers de ses enfants ont été tués ou mutilés à cause de la sale guerre menée contre Cuba, le seul pays au monde auquel on applique une Loi d’ajustement qui récompense l’émigration illégale et qui a causé à son tour la mort de citoyens cubains, dont des femmes et des enfants, un pays qui a perdu voilà plus de quinze ans les principaux marchés où il obtenait des denrées alimentaires,  de l'énergie, des machines, des matières premières, des crédits à long terme et à taux d’intérêt bas. Le camp socialiste est tombé d’abord, puis, presque aussitôt, l’URSS démembrée morceau après morceau. L’Empire a alors intensifié et internationalisé son blocus ; les protéines et les calories (...) on vit apparaître des maladies comme la névrite optique et d’autres ; la rareté de médicaments, eux aussi victimes du blocus, se généralisa : ils ne pouvaient entrer, pour nous démoraliser, qu’à titre d’œuvre caritative et se transformaient en source de ventes et d’affaires illicites. Il fallut inévitablement décréter la Période spéciale, qui a été la somme de toutes les conséquences de l’agression et des mesures désespérées que nous avons été contraints d’adopter, ce train de mesures nuisibles ayant été renforcé par l’énorme appareil de propagande de l’Empire. Tout le monde attendait, qui avec tristesse, qui en proie à une jubilation oligarchique, l’effondrement de la Révolution cubaine".

"Pourquoi, au nom de la liberté d’expression, n’a-t-on toujours pas déclassifié un seul document qui permette de savoir comment, voilà déjà presque un demi-siècle, la CIA a fait exploser le cargo La Coubre?"

Pourquoi, au nom de la liberté d’expression, n’a-t-on toujours pas déclassifié un seul document qui permette de savoir comment, voilà déjà presque un demi-siècle, la CIA a fait exploser le cargo La Coubre… ?

" Les bombardements impitoyables de cibles civiles et la résistance héroïque du peuple serbe sont en train de causer un impact en Europe et ailleurs, voire au sein même de l’OTAN. "

"C’est quand nous avons fait notre réforme agraire, en mai 1959, qu’Eisenhower a décidé de ce qu’il fallait faire (...) C’est dans le cadre de ces décisions hâtives qu’Eisenhower supprima en décembre 1960 nos contingents sucriers qui furent redistribués ensuite, en guise de punition, entre des producteurs d’Amérique latine et d’autres régions du monde. Notre pays se retrouva en proie à un blocus et isolé.
 
Le pire fut le manque de scrupules et les méthodes dont fit preuve l’Empire pour nous imposer sa domination : il introduisit des virus dans notre pays et liquida nos meilleurs plantations de canne à sucre ; il attaqua notre café, il attaqua notre pomme de terre, il attaqua aussi nos porcs. (...) Les Yankees liquidèrent les meilleures en utilisant des vecteurs. Pire encore, ils introduisirent le virus de la dengue hémorragique (...) Nous ne savons pas s’ils ont employé d’autres virus, ou alors s’ils ont eu peur de le faire à cause de la proximité de Cuba".