“Rien, de son vivant, ne préoccupa plus Martí, la cheville ouvrière de notre indépendance, que l’éventualité d’une annexion aux États-Unis. Il avait pris conscience dès 1889 que ceux-ci représentaient le pire danger pour l’Amérique latine. Il ne cessa de rêver de la Grande Patrie, qui irait du Rio Bravo à la Patagonie. C’est pour elle, et pour Cuba, qu’il donna sa vie”.
Citations
“L’émigration des Latino-Américains aux États-Unis est la conséquence du sous-développement, et celui-ci l’est du pillage auquel ce pays nous a soumis et de l’échange inégal avec les nations industrialisées”.
“Cuba a prouvé durant un demi-siècle qu’il est possible de lutter et de résister. Le président des États-Unis se leurre, et ses conseillers avec lui, s’il poursuit sur cette route du mépris sordide envers les peuples latino-américains”.
“Cuba sait pertinemment qu’une fois que les États-Unis imposent une de leurs bases militaires, ils repartent si ça leur chante ou ils restent par la force, comme ils le font à Guantánamo depuis plus de cent ans maintenant.”
"Cuba a prouvé qu’il n’y a pas besoin de troupes étrangères pour éviter la culture de plantes et le trafic de drogues et pour maintenir l’ordre interne, bien que les États-Unis, le pays le plus puissant du monde, aient promu, financé et armé durant des dizaines d’années les actions terroristes contre la Révolution cubaine."
L’Obama intelligent et rebelle qui a souffert l’humiliation et le racisme durant son enfance et sa jeunesse le comprend, mais l’Obama élevé dans le sérail et compromis avec le système et les méthodes qui l’ont conduit à la présidence des États-Unis ne peut résister à la tentation d’exercer des pressions, de menacer, voire de tromper les autres.
“Chávez est un vrai révolutionnaire, un penseur profond, sincère, courageux, un travailleur inlassable. Il n’est pas arrivé au pouvoir par un coup d’Etat. Il s’est soulevé contre la répression et les massacres commis par les gouvernements néolibéraux qui bradèrent les énormes ressources naturelles du pays aux États-Unis. Il a fait de la prison, il a mûri et développé ses idées. Il n’est pas arrivé au pouvoir par les armes malgré son passé militaire”.
“La violence est l’un des produits les plus largement exportés par la société capitaliste étasunienne durant ce dernier demi-siècle à travers l’emploi croissant des médias et de l’industrie dite des loisirs. Ce sont là des phénomènes que la société humaine n’avait pas connus à ce jour. Ces médias pourraient toutefois être utilisés pour créer de nouvelles valeurs dans une société plus humaine et plus juste”.
«Obama n’est pas un ignare ; il connaît, tout comme le connaissait Gore, le grave danger qui nous menace tous, mais il vacille et se montre faible face à l’oligarchie irresponsable et aveugle de son pays. Il n’agit pas comme l’a fait un Lincoln pour régler le problème de l’esclavage et maintenir l’intégrité du pays en 1861, ou comme un Roosevelt face à la crise économique et au fascisme».
“N’importe qui comprend que ce système est insoutenable et pourquoi les secteurs les plus riches des États-Unis et leurs alliés dans le monde le défendent, alors qu’il ne repose que sur l’ignorance, les mensonges et les réflexes conditionnés semés dans l’opinion publique à travers le monopole des médias, dont les principaux réseaux Internet.”
“Dans sa grandeur insurpassable, le Libertador, faisant preuve d’un vrai génie révolutionnaire, fut capable de prévoir que les États-Unis, alors bornés au territoire original des Treize Colonies anglaises, semblaient destinées à semer l’Amérique de misère au nom de la liberté.”