« Máximo Gómez, modeste fils de cette ville, a su devenir un fils illustre du peuple cubain pour avoir apporté à sa lutte pour l’indépendance son bras et sa machette, son génie militaire et son courage, un talent politique notable et une profonde pensée révolutionnaire. »
“Je suis très conscient, et je l’ai été toute ma vie, que Bolivar a été celui que José Martí a aimé le plus. Bolivar, le Venezuela et son peuple ont toujours été ceux que les Cubains ont admirés le plus. Bolivar, le Venezuela,  son peuple et ses exploits ont toujours inspiré mes rêves de révolutionnaire latino-américain et cubain. »

"Oui, que toutes les langues survivent ! Le monde en a perdu deux mille ces dernières années, de six ou sept mille qu'il en comptait, et on calcule que deux mille disparaîtront dans les vingt prochaines années. Or, quand un dialecte se perd, c'est la richesse spirituelle humaine qui y perd, c'est l'histoire qui y perd, notre histoire d'êtres humains, notre histoire au long de laquelle nous nous sommes transformés d'animaux en hommes, encore que je pense que bien des animaux - qui n'ont pas connu l'esclavage, ni le capitalisme, ni l'exploitation de l'animal par l'animal - se portent très souvent bien mieux que les hommes".

“Je vous dirai, tout d'abord, qu'aucun pays, et en l'occurrence un petit pays du tiers monde, en butte à un blocus économique de la part de la nation la plus puissante et la plus riche de la Terre, harcelé, agressé de tas de manières différentes, n'a fait, en cette seconde moitié du siècle, ou dans la première, ou à aucun moment de l'histoire, autant pour le sport que Cuba, ni n'a obtenu en si peu de temps les conquêtes qu'a obtenues Cuba”.

"Le monde prend toujours plus conscience, pour une raison ou pour une autre, de ces problèmes. Ça se voit. Nous avons assez de force pour résister, assez de force pour avancer, à plus forte raison si nous nous aidons des lois de l'histoire et de la réalité d'un système et d'un ordre économiques mondiaux qui sont intenables, qui s'effondrent et qui risquent même de s'effondre tout seuls, même si nous devons contribuer à leur effondrement. Plutôt que de contribuer à cet effondrement, il faut former la conscience du monde au sujet de ces réalités afin que les peuples résistent encore plus fermement à cet ordre et contribuent à sa disparition progressive. Encore que je sois convaincu qu'elle ne sera pas très progressive, cette disparition, parce que quand une crise économique catastrophique se produira, comme celle qui a failli arriver, elle sera encore plus grave. Oui, plus la crise s'ajournera, et plus elle sera grave. Il faut donc relever l'esprit de lutte des peuples, leur volonté de résistance, leur faire prendre conscience qu'ils doivent se préparer à de nouveaux concepts, à une nouvelle conception du monde, à un nouvel ordre économique mondial vraiment juste qui découleront justement de leur lutte".

« Je suis fermement convaincu que l'ordre économique imposé par les pays riches n'est pas seulement cruel, injuste, inhumain, opposé au cours inévitable de l'Histoire, mais qu'il est aussi porteur d'une conception raciste du monde, de la même nature que celle qui a inspiré en Europe le nazisme de l’Holocauste et des camps de concentration. Ces derniers revivent aujourd'hui dans ce qu'on appelle des centres de réfugiés où ceux-ci se « concentrent » de fait à cause de la pauvreté, de la faim et de la violence. Une conception raciste de la même nature que celle qui a inspiré en Afrique le système abominable de l'apartheid.»

Révolution, cela veut dire avoir le sens du moment historique ; cela veut dire changer tout ce qui doit être changé ; cela veut dire l'égalité et la liberté pleines ; cela veut dire être traité soi-même et traiter autrui comme un être humain ; cela veut dire nous libérer par nous-mêmes et par nos propres efforts ; cela veut dire défier de puissantes forces dominantes dans l'arène sociale et nationale et au-dehors ; cela veut dire défendre des valeurs auxquelles on croit au prix de n'importe quel sacrifice ; cela veut dire modestie, désintéressement, altruisme, solidarité et héroïsme ; cela veut dire lutter avec audace, intelligence et réalisme ; cela veut dire ne jamais mentir, ne jamais violer des principes moraux ; cela veut dire conviction profonde qu'il n'existe pas de force au monde capable d'écraser la force de la vérité et des idées. Révolution, cela veut dire unité, cela veut dire indépendance, cela veut dire lutter pour nos rêves de justice en faveur de Cuba et en faveur du monde, qui est la base de notre patriotisme, de notre socialisme et de notre internationalisme.

“L’histoire de notre Révolution s’est surtout caractérisée par quelque chose de très saillant, à savoir le fait d’avoir frustré toutes les tentatives de la détruire. À cet égard, le jour où les Comités de défense de la Révolution sont nés peut être qualifié d’historique”.

“Et elle fut balayée à jamais, l'idée loufoque que les souffrances endurées, que le sang et les larmes versés pendant presque cent ans de lutte pour l'indépendance et la justice contre le colonialisme espagnol et son modèle d'exploitation esclavagiste, d’abord, contre la domination impérialiste et les gouvernements corrompus et sanguinaires imposés à Cuba par les Etats-Unis, ensuite, devaient servir uniquement à restaurer une société néocolonialiste, capitaliste et bourgeoise.Nous l'avons fait au moment historique exact et précis, pas une minute avant, pas une minute après, et nous avons été assez audacieux pour le tenter”.

Allocution au meeting tenu pour le quarantième anniversaire du jour où la Révolution a été déclarée socialiste

L'histoire nous a appris que seulement des grandes crises l'on tire des grandes solutions. Le droit des peuples à la vie et à la justice s'imposera inévitablement sous les formes plus variées.

“Les gros nuages qui se dessinent aujourd’hui à l’horizon du monde, n’empêcheront pas les Cubains de continuer de travailler inlassablement dans les merveilleux programmes sociaux et culturels, conscients du fait que nous accomplissons une tâche humaine sans précédent dans histoire”.

“Tout au long de l’histoire, la plupart des actions menées pour accéder à l’indépendance nationale, y compris celles entreprises par le peuple nord-américain, ont recouru à l’emploi des armes, et personne n’a mis ni pourrait mettre jamais en question ce droit. Or, le recours délibéré aux armes pour tuer des personnes innocentes, en tant que méthode de lutte, est absolument condamnable et doit être éliminé comme quelque chose d’indigne et d’inhumain, aussi répugnant que le terrorisme pratiqué historiquement par les Etats oppresseurs”.