Ce n’est pas une question d’individus. Ça a été un privilège pour beaucoup d’entre nous d’avoir accompagné la Révolution pendant tant d’années. C’est un honneur que nous font les impérialistes quand ils veulent nous chasser de la Révolution, nous expulser de notre patrie, nous faire abandonner nos responsabilités : ils savent, en effet, qu’avec nous, pas question de compromission indigne. Mais ils se trompent ! Peu importe qui est ici : derrière ceux qui sont ici pour le moment, d’autres comme vous viendront, qui seront pareils ou meilleurs que nous ! Ils peuvent nous liquider un par un, mais il faudra qu’ils nous liquident jusqu’au dernier, et ce dernier, jusqu’au dernier tronc, jusqu’au dernier fusil, comme disait Martí : en plein combat !

«Le problème n'est pas Raúl ou Fidel. En général, nous ne montons pas dans le même avion, ni dans le même hélicoptère. Nous prenons certaines mesures pour ne pas risquer tous les jours de voir disparaître en même temps deux cadres historiques, mais il faut vraiment penser plus loin, il faut penser au groupe de direction, aux traditions, aux idées, aux principes, et il faut le garantir quand Fidel et Raúl ne seront plus là. Nous serions vraiment des irresponsables imprévoyants de ne pas penser à ça».

“Une autre tâche concernait la sauvegarde de la Vieille-Havane qui était sur le point de disparaître totalement et qui est déclarée aujourd’hui Patrimoine de l’humanité, vu son architecture d’une valeur incalculable, protégée, et où l’on commençait à construire des héliports et de grands bâtiments. Si le triomphe de la Révolution avait eu lieu quelques années plus tard, la Vieille-Havane aurait déjà disparue, zone qui constitue non seulement un centre culturel admiré par le monde, mais encore un centre de richesses et de revenus pour le pays. Quiconque arrive à La Havane est intéressé à visiter la Vieille-Havane, préservée par la Révolution”.

“Le pays a fait ce qu'il a pu et fait ce qu'il peut en matière d'éducation, lequel a été capable de sauvegarder nos acquis en dépit du renforcement du blocus”.

“Ne vous laissez pas confondre, ne vous laissez jamais tromper par personne. C'est notre espoir : que ce pays ne recule jamais, que toute la dignité et la gloire que nous avons obtenues ne soient jamais détruites. C'est notre engagement et c'est notre serment devant nos martyrs glorieux, devant nos morts héroïques.”

“Aujourd'hui, les idéaux sont plus élevés. Nous luttions avant pour notre pays; aujourd'hui, nous luttons pour le monde pour deux raisons. Premièrement, parce que nous avons pris conscience d'humanité, comme Marti l'exprimait d'une manière si belle dans cette phrase : «La patrie c'est l'humanité». Deuxièmement, parce que nous avons acquis ces concepts à partir de notre éducation politique, révolutionnaire, martinienne, marxiste, léniniste, socialiste.”

“Chaque idée nouvelle peut être un palier conduisant vers les plus hauts sommets du progrès humain. Nous avons recueilli les idées de philosophes et des penseurs, des révolutionnaires mais notre peuple a apporté à son tour des idées nouvelles et il le fera toujours.”

“Notre pays, en tant qu'État révolutionnaire, peut consacrer une grande partie de la bataille à cette lutte pour l'avenir, à cette lutte contre la mondialisation néolibérale qui nous écrase tous et qui menace de tous nous écraser. Non la lutte contre la mondialisation qui est un phénomène inexorable, mais une lutte pour une mondialisation humaine et juste.”

“Les révolutionnaires ont toujours lutté pour l'avenir. Máximo Gómez et Martí ont lutté pour l'avenir. Quand Martí est mort à Dos Ríos, il savait qu'il mourait pour l'avenir, il ne s'inquiétait pas de voir le fruit de tout cela. Sa présence pour plus de temps aurait été extraordinairement utile. Il est mort dans la fleur de l'âge, pourrait-on dire, quand son talent était le plus fécond. Ils luttaient tous pour l'avenir.”

“Les investissements étrangers et le maximum de possibilités, de garanties et de sécurité pour les investisseurs s'inscrivent parfaitement dans notre conception révolutionnaire et vraiment socialiste”.

"Consolidons, approfondissons, travaillons, luttons, combattons avec l'esprit dont ont fait preuve nos combattants héroïques à l'Uvero, au cours des journées glorieuses de la grande offensive ennemie, au cours des batailles et dans les faits que j'ai rappelés ce soir".

«Conscientiser toujours plus profond, tremper le caractère, éduquer à la dure école de la vie contemporaine, semer des idées solides, employer des arguments irréfutables, prêcher d'exemple et faire confiance en l'honneur de l'homme, voilà ce qui peut faire que neuf sur dix restent à leur poste de combat, aux côtés du drapeau, aux côtés de la Révolution, aux côtés de la patrie.»