LORSQUE le dictateur Fulgencio Batista décida de fuir Cuba, une grande partie de ses principaux acolytes suivirent le même chemin. Il voyageait avec plus d’une vingtaine de valises. Il monta dans l’avion avec un gros bagage cabine qu’il serrait nerveusement contre sa poitrine. C’étaient des dollars, et Batista, qui était de nature méfiante, se tenait prêt à parer à toute éventualité. Il savait très bien que les passagers qui l’accompagnaient étaient des individus de la pire espèce et connaissait leurs magouilles dans les affaires troubles.