Avant la première période de sessions de l'actuelle législature, convoquée pour cette fin de semaine, les parlementaires cubains, réunis en 10 commissions de travail analysent aujourd'hui au cours de leur seconde journée de débats des sujets très importants de la vie économique, politique et sociale de la nation.
De par son importance, le thème concernant les fonctions de la Cour des Comptes de la République et les défis que relève actuellement cet organe a été au centre des travaux d'hier.
Au cours d'un échange de vues avec les députés qui forment la commission de l'éducation, de la science, de la technologie et de l'environnement, le premier-vice-président cubain, Miguel Díaz-Canel a fustigé les illégalités et relevé que la résolution 60-11 de la Cour des Comptes est un bon instrument pour les détecter.
Il a mis l'accent sur le fait qu'en aucune façon, les difficultés économiques ne peuvent justifier les illégalités et les indisciplines sociales. Il a ajouté:
«Nous avons toute une série de difficultés économiques qui affectent la vie quotidienne des Cubains mais moi, pour une question de principes, je ne peux pas accepter que cela doive nous conduire à des conduites illégales. Au contraire, cela doit nous conduire à la compréhension du fait que nous avons des problèmes qu'il faut résoudre avec honnêteté et avec une attitude digne et respectueuse des lois et pas en commettant des illégalités, aussi difficile que soit la situation. Mais, bien sûr, nous ne pouvons pas aborder la situation sociale actuelle sans comprendre ces problèmes, mais la compréhension est une chose et la façon dont nous agissons en est une autre. Je crois qu'il faut un débat social large avec la participation des tous car le peuple cubain a une histoire et une culture. Les Cubains se sont toujours caractérisés par leur décence, par leur bon comportement. Nous devons nous appuyer sur ces valeurs et débattre ouvertement des problèmes en faisant preuve de notre volonté d'être meilleurs et de résoudre ces problèmes avec honnêteté.
La méthode de travail utilisée pour l'application des Grandes Lignes est efficace. Il existe plusieurs mécanismes pour le suivi de leur l'application. Il y a, en premier lieu, les séances de travail de la commission d'évaluation de la commission d'application elle-même. Au cours de ces séances les groupes de travail qui se consacrent à chacun des thèmes font des propositions. IL y a aussi la commission de contrôle qui relève du Bureau Politique et qui est présidée par Raúl Castro, premier secrétaire du Parti et Président du conseil d'État et du Conseil des ministres. La commission d'application expose toutes les avancées dans l'élaboration et l'application des politiques pour l'application des Grandes Lignes. Il y a aussi la commission pour l'économie et les finances, présidée aussi par Raúl Castro. Elle aborde et fait appliquer aussi des actions pour l'application de ces politiques ».
Pour sa part, le président de l'Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire de Cuba, Esteban Lazo, a relevé l'importance de la 8ème législature du parlement pour l'histoire et pour l'avenir de notre pays.
Au cours de la séance de l'après-midi, Ana María Mary Machado, vice-présidente du parlement cubain a brossé un panorama du travail international de cet organe et de ses perspectives.
Les travaux de la séance de l'après-midi ont également été centrés sur l'examen du Projet de Loi de Navigation Maritime, Fluviale et Lacustre et sur l'examen de l'avant-projet du Code du Travail.
