“Le mérite de la Révolution cubaine peut se jauger au fait que notre tout petit pays a pu résister si longtemps à la politique hostile et aux mesures criminelles orchestrées contre notre peuple par le plus puissant Empire jamais apparu dans l’histoire de l’humanité, mais qui, accoutumé à manipuler à sa guise les pays de ce continent, a sous-estimé une nation petite, dépendante et pauvre à quelques encablures de ses côtes.
Si l’on n’était pas convaincu de la valeur de la conscience et de sa capacité à primer sur les instincts, on ne pourrait même pas exprimer l’espoir d’un changement à n’importe quelle période de la très brève histoire de l’homme.
“Nous vivons un moment décisif de notre histoire : la tyrannie a été renversée, la joie est immense, et pourtant il reste beaucoup à faire. Ne nous trompons pas en pensant que désormais tout sera facile : désormais tout sera peut-être plus difficile. Le premier devoir de tout révolutionnaire est de dire la vérité. Berner le peuple, éveiller en lui des illusions trompeuses entraînera toujours les pires conséquences, et j’estime qu’il faut l’alerter contre un optimisme excessif.”
"Et rappelez-vous ce que l’Histoire nous apprend: les révolutions ne se font pas à moitié, et soit elles triomphent pleinement, soit elles sont vaincues, que l’on passe de l’extrême révolution à l’extrême réaction. Bien entendu, soyez surs qu’on ne nous comptera pas au rang des vaincus".