• Dicte à Jesús Montané une communication pour Melba Hernández dans laquelle il répond à un rapport adressé par Ñico López et donne des instructions au Mouvement sur les élections à la Jeunesse orthodoxe et sur d’autres points.

  • Envoie des télégrammes à Antonio González Jaen del Comité Orthodoxe de New-York, et à Angel Pérez Vidal, d’Action civique cubaine, pour les informer qu’il arrivera à New-York le samedi 22 octobre.

    • Prononce l’intervention finale du meeting organisé dans le Bois de Chapultepec, par des exilés portoricains, vénézuéliens, dominicains, nicaraguayens, guatémaltèques, cubains et d’autres pays latino-américains, et par de jeunes Mexicains, pour le quatre-vingt-septième anniversaire du début de la guerre d’Indépendance cubaine de 1868.

    • Dans l’après-midi, il se rend à l’aéroport, accompagné par Raúl, Juan Manuel Márquez, Jesús Montané et d’autres militants, pour accueillir Pedro Miret Prieto et Melba Hernández Rodríguez del Rey, de la Direction nationale du Mouvement, qui arrive de La Havane.

      • Réserve son billet d’avion pour les Etats-Unis, grâce à l’aide financière de l’ingénieur mexicain Alfonso Gutiérrez (Fofó), mari d’Orquídea Pino, et confirme aussitôt la date de son arrivée aux militants de New-York.

      • Le soir, en compagnie de Jesús Montané et de Melba Hernández, il se rend au 40 rue Nápoles où Ernesto Guevara et sa femme Hilda Gadea lui offrent un dîner d’adieu avant son départ aux USA. Est aussi invitée la Vénézuélienne Lucila Velásquez.

      • Accompagné de Juan Manuel Márquez il part aux USA pour visiter plusieurs villes et lier le Mouvement aux Cubains de l’émigration.

      • Dans l’après-midi de ce dimanche, accompagné de Juan Manuel Márquez, il arrive par le train Silver Meteor à la gare Pennsylvanie de New-York (34e rue Broadway et 7ª Avenue), où l’attendent 200 Cubains, convoqués par le Comité orthodoxe de la ville, l’Action civique cubaine et le Comité des émigrés et exilés cubains.

      • Juan Manuel Márquez commentera ensuite dans une lettre : « L’accueil fait à Fidel à New-York a été émouvant, par la quantité de gens et par leur sincérité. »

      • S’adresse aux émigrés cubains dans la Maison dominicaine (à Broadway, entre les 137 et 138e rues), les appelant à appuyer la ligne du Mouvement comme la seule manière de faire face à la tyrannie.

      • Le journaliste cubain Vicente Cubillas conduit Fidel et Juan Manuel Márquez au studio du photographe Osvaldo Salas afin que celui-ci prenne des photos de Fidel au Central Park et à d’autres endroits fréquentés par José Martí pendant ses préparatifs de la guerre d’Indépendance.

      • Ce vendredi soir, se rend avec Juan Manuel Márquez à Bridgeport (Connecticut), pour rencontrer des émigrés cubains à l’hôtel Stratdfield. Tous deux prennent la parole. Fidel évoque la souffrance de l’émigration cubaine aux USA à cause de la tyrannie et trace les grandes lignes de son programme révolutionnaire.

      • Le soir, avec Juan Manuel Márquez, rencontre de nombreux sympathisants d’Union City (New Jersey), sans pouvoir organiser de meeting parce que les organisateurs ont oublié d’en demander l’autorisation à la police.

      • À 11 h du matin, près de 800 émigrés cubains se réunissent le hall de l’hôtel Palm Garden, de New-York, pour appuyer la cause révolutionnaire et écouter Fidel qui déclare pour la première fois : « Je peux vous dire, en pesant bien mes mots, qu’en 1956, nous serons libres ou nous serons martyrs. Cette lutte a commencé pour nous le 10 mars, voilà presque quatre ans, et elle ne prendra fin qu’avec le dernier jour de la dictature ou notre dernier jour à nous. »
      • Au petit matin, signe le document portant création du Club patriotique 26-Juillet de New-York, dont la direction est formée de trois délégués du Comité orthodoxe de New-York, d’Action civique cubaine et du Comité ouvrier des émigrés et exilés cubains.

      • Part en voiture pour Miami avec d’autres compagnons.