“Un athlète olympique n'est pas un vulgaire instrument de prestige international, un objet qu'on achète et qu'on vend au marché, une marchandise dont on use et qu'on jette ensuite à la poubelle : c'est avant tout un être humain qui a un père et une mère, une femme et un fils, des frères, des amis, des admirateurs, qui est fier de la reconnaissance qu'il a obtenue au prix de ses efforts et de ses mérites exceptionnels. Qui a de l'honneur. Surtout de l'honneur. Qui n'a jamais concouru à des compétitions pour de l'argent. Qui a sauté et a vaincu uniquement par honneur.
“Notre pays ne pratique pas le chauvinisme et ne fait pas de commerce avec le sport qui est aussi sacré que l’éducation et la santé publique ; il est, en revanche, solidaire : il a créé voilà maintenant des années l’Ecole de professeurs d’éducation physique et de sport qui accueille plus de mille cinq cents élèves du Tiers-monde”.
“Cuba compte des entraîneurs et est le seul pays au monde qui collabore le plus dans le développement du sport du tiers monde ; un travail excellent est réalisé par des entraîneurs cubains dans des pays frères, dont le nombre ne cesse pas d’augmenter, alors que de nouveaux élèves et entraîneurs sont en cours de formation. Nos professionnels travaillent à la formation d’athlètes qui rencontrent loyalement nos sportifs, modalité à laquelle nous ne renoncerons pas”.
“Le monde changera, rien ne pourra l’empêcher. Mais notre devoir est de l'aider à changer, et le plus tôt sera le mieux, sans attendre que la crise devienne un big-bang - qui continue de projeter des étoiles vers l’infini.”
“Parce que notre pays a eu des enseignants très héroïques, comme ces deux mille qui sont partis dans les montagnes nicaraguayennes par où en sont passés bien des milliers en plusieurs années. Je ne pourrais vous dire maintenant le chiffre exact, je ne me rappelle pas avec précision combien de temps a duré le programme, mais il se peut bien qu'il s'agisse de huit à dix mille enseignants, ayant vécu dans les conditions les plus inconcevables, où il n'existait parfois qu'une seule pièce où vivait le couple, sa nombreuse famille, le cheval et l'instituteur, ou l'institutrice.
"Vous savez ce qu'il se passe en sport. Vous savez que nous avons des athlètes qui valent des millions sur le marché du sport. Et il se peut qu'un tel ou un autre vacille et vende son âme pour de l'argent - comme Judas, pour citer un exemple de la Bible; n'empêche qu'un très grand nombre de nos sportifs vivent modestement, font preuve d'une dignité hors du commun, d'un amour de leur patrie et de leur peuple incomparable, et méprisent tout l'argent qu'on leur offre".
"(...) il faut révolutionner les méthodes de formation et d’entraînement de nos sportifs, non seulement au base-ball, mais encore dans toutes les disciplines sportives".
"Car il ne peut exister d'éducation ou de médecine hautement développée, et même un sport hautement développé, sans le soutien de la science".
"Parler de sports et d'exercices physiques, c'est parler de santé, c'est parler de discipline, c'est parler de formation du caractère, c'est parler d'habitudes saines, c'est lutter contre la drogue. Le sport est l'antithèse de la drogue, de l'alcoolisme. Le sport et l'exercice physique sont le remède préventif contre de nombreuses maladies qui tuent ou rendent invalide, comme l'obésité, ou diminuent les capacités des gens".
“Je vous dirai, tout d'abord, qu'aucun pays, et en l'occurrence un petit pays du tiers monde, en butte à un blocus économique de la part de la nation la plus puissante et la plus riche de la Terre, harcelé, agressé de tas de manières différentes, n'a fait, en cette seconde moitié du siècle, ou dans la première, ou à aucun moment de l'histoire, autant pour le sport que Cuba, ni n'a obtenu en si peu de temps les conquêtes qu'a obtenues Cuba”.