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Porto Rico: le combat d’un frère
Lorsque, durant le récent Sommet des Amériques, le président Daniel Ortega a mentionné les deux grands absents au rendez-vous de Trinidad et Tobago, il faisait allusion à Cuba, pays soumis au blocus des États-Unis depuis cinquante ans, et à Porto Rico, une autre portion inaliénable de ces terres, actuellement enchaînée de force aux États-Unis.
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Lorsque, durant le récent Sommet des Amériques, le président Daniel Ortega a mentionné les deux grands absents au rendez-vous de Trinidad et Tobago, il faisait allusion à Cuba, pays soumis au blocus des États-Unis depuis cinquante ans, et à Porto Rico, une autre portion inaliénable de ces terres, actuellement enchaînée de force aux États-Unis.
C’est leur ingérence dans la guerre de libération menée par les cubains contre la métropole espagnole qui a permis aux nord-américains de mettre la main, dès la fin du dix neuvième siècle, sur les territoires qui étaient encore, à l’époque, sous domination espagnole.
Au début du vingtième siècle, la Maison Blanche a désigné et installé un gouverneur à Porto Rico. Au cours des années cinquante, il lui a été donné le titre d’État Libre Associé, un euphémisme destiné à masquer la condition de colonie nord-américaine dans laquelle est maintenue l’île des Caraïbes.
L’esprit de résistance des portoricains est proverbial. Ils ont subi violences, assassinats, arrestations et même l’exode de millions d’habitants de l’île n’a pas pu effacer sa culture. Malgré les efforts officiels de la métropole, le peuple portoricain sent qu’il appartient au monde latino-américain et caribéen et il le réaffirme sans cesse.
Cela se voit dans l’exemple de personnes comme Pedro Albizu Campos qui, depuis 1928, date de la fondation du Parti Indépendantiste Portoricain, n’a pas cessé ses actions de résistance et qui a dû souffrir un long et stoïque séjour en prison, qui n’a pris fin que peu de temps avant la fin de sa vie. Certaines figures, comme la sienne, se convertissent en bannière de combat.
Cela se voit aussi dans le geste du commando indépendantiste intégré par Irvin Flores, Lolita Lebrón, Oscar Collazo y Andrés Figueroa. Les militants portoricains avaient fait irruption, en 1954, dans une séance du Congrès nord-américain avec un drapeau de leur patrie et y avaient tiré plusieurs coups de feu. C’était là une action en défense de l’intégrité et de la liberté de leur patrie pour laquelle ils ont subi une peine de prison d’un quart de siècle.
Cela se voit également, en ce mois de mai, dans le geste d’un autre groupe d’indépendantistes qui, comme une continuation de l’action antérieure, a de nouveau pénétré dans le Capitole lors d’une autre session du Congrès, pour remettre à l’ordre du jour la situation coloniale de leur patrie et demander la fin de la tutelle étrangère.
C’est la raison pour laquelle Porto Rico ne pourra jamais être soumise, même après cent ans d’occupation nord-américaine. Au contraire, elle se bat contre tous les obstacles aux côtés des autres peuples qui partagent avec elle une culture, une histoire et un futur.
C’est leur ingérence dans la guerre de libération menée par les cubains contre la métropole espagnole qui a permis aux nord-américains de mettre la main, dès la fin du dix neuvième siècle, sur les territoires qui étaient encore, à l’époque, sous domination espagnole.
Au début du vingtième siècle, la Maison Blanche a désigné et installé un gouverneur à Porto Rico. Au cours des années cinquante, il lui a été donné le titre d’État Libre Associé, un euphémisme destiné à masquer la condition de colonie nord-américaine dans laquelle est maintenue l’île des Caraïbes.
L’esprit de résistance des portoricains est proverbial. Ils ont subi violences, assassinats, arrestations et même l’exode de millions d’habitants de l’île n’a pas pu effacer sa culture. Malgré les efforts officiels de la métropole, le peuple portoricain sent qu’il appartient au monde latino-américain et caribéen et il le réaffirme sans cesse.
Cela se voit dans l’exemple de personnes comme Pedro Albizu Campos qui, depuis 1928, date de la fondation du Parti Indépendantiste Portoricain, n’a pas cessé ses actions de résistance et qui a dû souffrir un long et stoïque séjour en prison, qui n’a pris fin que peu de temps avant la fin de sa vie. Certaines figures, comme la sienne, se convertissent en bannière de combat.
Cela se voit aussi dans le geste du commando indépendantiste intégré par Irvin Flores, Lolita Lebrón, Oscar Collazo y Andrés Figueroa. Les militants portoricains avaient fait irruption, en 1954, dans une séance du Congrès nord-américain avec un drapeau de leur patrie et y avaient tiré plusieurs coups de feu. C’était là une action en défense de l’intégrité et de la liberté de leur patrie pour laquelle ils ont subi une peine de prison d’un quart de siècle.
Cela se voit également, en ce mois de mai, dans le geste d’un autre groupe d’indépendantistes qui, comme une continuation de l’action antérieure, a de nouveau pénétré dans le Capitole lors d’une autre session du Congrès, pour remettre à l’ordre du jour la situation coloniale de leur patrie et demander la fin de la tutelle étrangère.
C’est la raison pour laquelle Porto Rico ne pourra jamais être soumise, même après cent ans d’occupation nord-américaine. Au contraire, elle se bat contre tous les obstacles aux côtés des autres peuples qui partagent avec elle une culture, une histoire et un futur.
