René González, un des 5, lance un appel à une campagne solidaire pour les 5
René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a exhorté le peuple cubain à participer à une campagne en faveur de la libération de ses 4 camarades qui sont toujours en prison dans ce pays.
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Radio Habana Cuba
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René González, un des 5 antiterroristes cubains condamnés aux États-Unis a exhorté le peuple cubain à participer à une campagne en faveur de la libération de ses 4 camarades qui sont toujours en prison dans ce pays.

Nos 5 compatriotes ont été condamnés à de très lourdes peines de prison dont deux perpétuités au terme d'un procès truqué à Miami. Ils ont été accusés de conspiration afin d'espionner. Ils n'avaient pourtant fait que surveiller les organisations terroristes de Miami pour prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.

René González, qui a déjà purgé sa peine , se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée qui devait durer 3 ans. La juge Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de sa nationalité étasunienne.

Au cours du programme « La Table Ronde » que diffusent la télévision et la radio cubaines, René González a donné des détails sur la campagne pour la libération de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González et d'Antonio Guerrero, qui sont toujours enfermés dans des prisons étasuniennes.

Ce combattant contre le terrorisme a expliqué que la campagne, appelée « Des Rubans Jaunes contre 15 ans d'injustice » s'ouvre ce jeudi et que son point culminant sera le 12 septembre, date à laquelle l'on commémorera le 15e anniversaire de l'emprisonnement des 5.

Il a indiqué :

«C'est une journée dont nous voulons qu'elle soit différente et que les personnes descendent dans la rue mais de façon spontanée comme le font normalement les Cubains. Que personne ne sente de pression pour faire ce qu'elle ne veut pas faire. Nous savons que ce ne sera pas facile pour tout le monde de trouver du tissu jaune, mais chaque Cubain a envie de se le procurer. Nous aspirons à ce que le Bureau des Intérêts des États-Unis à La Havane communique au Département d'État qu'il a été assiégé ce jour-là par des rubans jaunes. Il ne faut jamais oublier ce que représente ce ruban jaune pour le peuple étasunien. Il faut aussi le lier même à des symboles cubains comme le drapeau que nous utilisons tant et que nous plaçons dans nos balcons.

Je crois qu'un peuple qui est à même de générer de façon unanime un geste aussi beau est à même de tout faire et j'ai confiance dans le peuple cubain ».

Se référant à la répercussion dans la société étasunienne et parmi les amis solidaires de la cause des 5 dans ce pays, de l'allocution de René González, Gloria La Riva, co-coordonnatrice nationale du Comité étasunien Free the Five a signalé dans des déclarations par téléphone à notre station de radio:

«J'ai été surprise d'écouter la chanson relancée à Cuba. C'est une idée très créative, très bonne. Elle est diffusée par les amis qui appuient cette cause. Nous devons la diffuser. Cette chanson est très connue ici aux États-Unis, même si elle date de plusieurs années, les gens savent sur quoi elle porte. Cette fois-.ci elle est reprise pour exiger la libération des 5. Lorsque nous regardons René en train de travailler inlassablement en faveur de des compagnons de lutte, sans se reposer même pas une seule seconde, cela nous encourage nous. »

Se référant à l'appel lancé par la chanson à mettre des rubans jaunes dans les arbres, Gloria La Riva a déclaré :

C'est un grand défi pour nous, cela va nous permettre que les gens connaissent l'affaire des 5. Je pense que cette chanson va beaucoup aider. Nous savons que le you tube aide incroyablement à la diffusion de choses, tout spécialement de cette chanson. Je suis enchantée de l'avoir écoutée en anglais, interprétée par Kiki, Luna, Amaury, accompagnés au piano de Frank Fernández.

Depuis Washington, l'avocat José Pertierra s'est référé, par téléphone, à une chronique étasunienne parue en 1971 et à la façon dont le ruban jaune symbolise l'attente d'un être aimé. Il a signalé.

« Tout a commencé par une chronique écrite par un journaliste new-yorkais brillant en 1971. Il a raconté le voyage en bus de New York à La Floride, d'un homme qui était visiblement déprimé et préoccupé. Il y avait avec lui 6 adolescents qui partaient en vacances en Floride. L'un d'entre eux a entamé une conversation avec lui et il lui a raconté qu'il avait été en prison pendant plusieurs années, qu'il venait d'être libéré et qu'il avait dit à sa femme de l'oublier et de chercher un autre homme si la séparation était trop dure pour elle ; qu'il prendrai un bus de New York à la Floride et que le bus passait devant la maison où il y avait un chêne géant. Il lui a dit que si elle voulait qu'il revienne à la maison, elle devait placer un ruban jaune sur cet arbre. L'homme lui a dit que s'il voyait le ruban sur le chêne, il descendrait du bus et qu'autrement, il suivrait son chemin ».