Question.- Bonsoir, président. Vous venez de rêver, à la clôture du Sommet, d'une Amérique ibérique, d'une Amérique latine plus unie, et de souligner que la crise pouvait y être freinée. Espérez-vous que ces contraintes ne pèsent plus au Sommet de La Havane ?
LE monde ne connaît aucun répit ces dernières années, surtout depuis que la Communauté économique européenne, inconditionnelle aux directives des États-Unis, a estimé le moment venu de régler ses comptes avec ce qui restait de deux grandes nations qui, inspirées des idées de Marx, avaient réalisé l’exploit de mettre fin à l’ordre colonial et impérialiste imposé au monde par l’Europe et les États-Unis.
Interview accordée par le commandant en chef Fidel Castro à la presse nationale après avoir exercé son droit de vote,, « Année 55 de la Révolution »
Voilà trois jours, un important dirigeant du Parti communiste du Vietnam nous a rendu visite. Avant de partir, il m’a fait part de son désir que j’évoque mes souvenirs de la visite que j’avais faite au territoire libéré de son pays quand son peuple livrait une lutte héroïque contre les troupes yankees dans le Sud.
A la suite du triomphe de la Révolution cubaine, le Mexique a donné un exemple unique à cet hémisphère : le seul pays qui n'a pas rompu avec Cuba, qui a maintenu fermement les relations face aux pressions des Etats-Unis, celui qui a suivi aux Nations Unies une politique internationale ferme, conséquente.
Interview à la fin du II Festival international de La Havane, le 4 Mars 2000