Malgré notre culture, notre langue et nos intérêts communs, nous avons toujours été depuis presque deux cents ans, depuis la plupart des pays d’Amérique latine ont atteint leur indépendance, divisés, agressés, amputés, occupés, sous-développés, pillés.
Disons-le une bonne fois pour toutes: notre pays ne remettra jamais le pied dans ce cloaque répugnant, dégoutant et discrédité qu’est l’OEA ! Nous appartiendrons un jour à l’Association, ou à l’Organisation ou à la Communauté des États révolutionnaires d’Amérique latine.
Un jour, quand la révolution aura triomphé dans les autres peuples d’Amérique latine, nous nous unirons à eux et nous formerons la communauté des peuples latino-américains.  Mais pour cela il faut faire la révolution, il faut faire le socialisme.      
J’ai confiance dans cet éveil formidable de notre continent. J’ai une confiance absolue dans l’avenir de ce continent. J’ai confiance et je peux même dire que je suis sûr que l’avenir de l’Amérique sera très différent de celui qu’il a été jusqu’à ce jour. Tout dépend de notre confiance, tout dépend de nos efforts, tout dépend de nous-mêmes.

“Faites confiance à Cuba ! Cuba ne défend pas seulement dans cette tranchée-là sa propre souveraineté. Nous estimons défendre aussi les intérêts des autres peuples latino-américains.”

 

Discours et interventions : À la remise du prix Etat de Sao Paulo à l’ethnologue Orlando Villas Boas, au Mémorial de l’Amérique latine, à Sao Paulo (Brésil), le 17 mars 1990.

Suivons l’exemple de ceux qui ont été nos prédécesseurs. Faisons ce que Bolívar, San Martín, Artigas, O’Higgins, Sucre, Juárez, Morazán et Martí auraient fait dans les mêmes circonstances afin que Notre Amérique occupe une place digne dans un monde où nous ayons tous le droit de vivre.
"On peut dire en toute justice que cet endroit est le berceau de libération sud-africaine, mais qu’il sera un jour celui de la dignité de l’Afrique tout entière. Je ne veux pas dire par là que l’Afrique n’a pas lutté, que l’Afrique n’a pas réalisé des milliers et des dizaines de milliers d’actions héroïques ; je veux dire tout simplement que c’est ici que se trouvait le site le plus douloureux d’un système d’esclavage et d’injustice en vigueur durant des milliers d’années, mais qui, surtout en Afrique, en Amérique latine et du Tiers-monde, a duré des centaines d’années. »
« Forts de notre volonté politique souveraine, nous avons décidé voilà maintenant un an de constituer l’Association des Etats des Caraïbes. Nous avons un grand défi à relever : forger une destinée commune pour des nations notablement différentes en taille, en population et en développement. […] La région comprend enfin que la voie future de nos peuples est l’unité. »
« Ceux d’entre nous qui avons lu l’histoire de l’Amérique, qui avons réfléchi plus d’une fois, depuis que nous avons acquis nos premières notions de politique, depuis que nous avons eu les premières idées de ce qu’était ce continent-ci, de ses origines, de son histoire, nous avions du mal à comprendre pourquoi notre Amérique en était arrivée là… pourquoi nous avions vécu si absents, si distants, si indifférents envers ceux dont nous ne sommes séparés bien des fois que par un fleuve ou une ligne imaginaire ou une montagne ou un bras de mer, alors que nous sommes dans le fond et pour l’essentiel

"Au nom de quelle morale les dirigeants d'une nation où coexistent le millionnaire et le mendiant, où l'Indien est exterminé, où le Noir est discriminé, où la femme doit se prostituer, où de grandes masses de Chicanos, de Portoricains et de Latino-Américains sont méprisés, exploités et humiliés, osent-ils parler de droits de l'homme ?".