« Vous pourrez vaincre dans quelques heures, ou être vaincus, mais de toute façon - écoutez-le bien, compagnons ! - de toute façon ce mouvement triomphera. Si vous vainquez demain, ce à quoi aspirait Martí se fera plus vite. Si le contraire se passait, votre geste servira d’exemple au peuple cubain pour prendre le drapeau et aller de l’avant. Le peuple nous soutiendra dans la province d’Oriente et dans toute l’île. Jeunes du centenaire de l’Apôtre, comme en 1868 et en 1895, ici, en Oriente, poussons le premier cri de LA LIBERTÉ OU LA MORT !
Nous considérons cette réunion d’aujourd’hui comme une victoire de Cuba, comme une victoire des Cubains. Et le renom des vertus et du patriotisme de notre peuple grandira à New York, le prestige de Cuba grandira ; et ceux qui ont tenté de saboter cette réunion, la poignée de malheureux, de mercenaires qui espéraient sûrement que beaucoup de chaises seraient vides – même si elles ne l’auraient jamais été, car l’esprit des morts, de ceux qui sont tombés, y aurait pris place – ceux qui comptaient qu’en lançant la rumeur que l’émigration allait visiter ce local, [elle serait interdite], comme si…
Les forces révolutionnaires du Mouvement du 26-Juillet poursuivront l’offensive qu’elles ont engagée voilà plusieurs semaines. Nos forces continueront d’interrompre les communications par route et chemin de fer dans la province d’Orinte. Les milices du Mouvement du 26-Juillet doivent étendre cette mesure au reste du territoire national en interdisant le transport civil et en infligeant constamment des pertes aux unités militaires qui seront forcées d’y passer ou d’abandonner l’île. La guerre contre le transport doit être totale et permanente, les livraisons d’aliments doivent être…
C’est maintenant que la Révolution démarre ; et ce ne sera pas une tâche facile. Ce sera une entreprise dure et pleine de dangers, surtout à cette étape initiale, et quel meilleur endroit pour établir le gouvernement de la République que cette forteresse de la Révolution, afin qu’on sache que ce gouvernement va être soutenu solidement par la population dans cette ville héroïque et sur les versants de la Sierra Maestra, car Santiago est dans la Sierra Maestra ! Santiago de Cuba et la Sierra Maestra seront les deux meilleurs bastions de la Révolution !
C’est tout pour aujourd’hui. Non, en fait, il me reste quelque chose… Si vous saviez, quand je me réunis avec le peuple, je n’ai plus sommeil, je n’ai plus faim… Vous aussi, vous perdez le sommeil, n’est-ce pas? (Cris de : « Oui ! »)
Il était naturel en quelque sorte, dans un certain sens, que le peuple cubain ait voulu donner à l’Armée rebelle les témoignages d’affection qu’il nous a donnés. Nous avions lutté pour le peuple cubain pendant sept ans ; le peuple cubain attendait de nous la libération ; le peuple cubain attendait de nous sa liberté, et il était donc logique qu’au terme de longues années de sacrifices de la part du peuple et de notre part à nous, qui n’étions rien d’autre que ses guides, quand la victoire a couronné cette lutte, les Cubains ouvrent les bras pour nous accueillir.
Esas cosas, en los primeros instantes, en medio de las cortinas de humo y del confusionismo que esos intereses trataron de sembrar, no se veían claramente, pero una vez más esa fe que nosotros tenemos en la inteligencia de nuestro pueblo y en la opinión pública de nuestro país ha sido premiada con el éxito, y en estos momentos puedo decir que, como en ningún otro anteriormente, creemos que el pueblo de Cuba está bien orientado sobre estas cuestiones y firmemente al lado de la Revolución.
Et la première chose à faire, pour prouver que la passion ne nous aveugle pas, pour qu’on voie clairement que notre peuple est capable de regarder en face, courageusement, qu’il sait faire des analyses sereines, qu’il ne recourt pas aux mensonges, aux prétextes, qu’il ne se fonde pas sur des suppositions absurdes, mais sur des vérités évidentes, la première chose à faire, donc, c’est analyser les faits.
De nombreuses réunions ont eu lieu dans cette salle ; c'est le théâtre des travailleurs, et c'est ici que se sont déroulés de nombreux événements de cette Révolution des travailleurs et des paysans. Mais, malgré l'enthousiasme qui a toujours régné dans toutes les occasions où les travailleurs se sont réunis, il y a rarement eu un tel air d'optimisme, de joie, d'esprit combatif ; et l'événement d'aujourd'hui démontre quelque chose que l'on a observé dans toutes les réunions publiques, à savoir l'extraordinaire esprit révolutionnaire des femmes cubaines.
Bien entendu, aucun de vous, de l’endroit où il est, ne peut se faire une idée de l’immensité de la foule qui s’est réunie ici cet après-midi : c’est une véritable marée humaine qui emplit la Place civique d’un bout à l’autre.
Les orateurs qui m’ont précédé ici ont exprimé leur inquiétude devant des problèmes qui concernent tout le monde. Ces problèmes, ils nous intéressent aussi, certes, mais Cuba connaît en plus une circonstance spéciale, qui devrait constituer actuellement une inquiétude pour le monde. Ce n’est pas pour rien que différents délégués ont situé le problème de Cuba parmi ceux qui inquiètent aujourd’hui le monde. Donc, en plus des problèmes qui inquiètent aujourd’hui le monde, Cuba a les siens qui l’inquiètent, et qui inquiètent son peuple.
Je voulais vous dire que je n’étais pas tout à fait d’accord qu’on mobilise le peuple à notre retour. Nous devons constamment partir à l’étranger, quand ce n’est pas le président, c’est le ministre d’État ou des Relations extérieures, ou le Premier ministre ou d’autres… Nous devons participer à des réunions de ce genre, et il n’est pas logique que chaque fois que nous partons et revenons, faisant tout simplement notre travail, car c’est aussi notre travail, le peuple doive nous faire les honneurs de nous accueillir.