Allocutions
Bref, il faut de la trempe pour être un jeune communiste, il y faut du caractère, il y faut de l’abnégation, il y faut de la vocation, il y faut le sens du devoir. Si on est étudiant, alors il faut être forcément un bon étudiant ; si l’on travaille dans une usine, alors il faut être un ouvrier modèle ; il faut être un exemple de bon compagnon, il faut être un exemple de sacrifice, il faut être un exemple de volonté. Les jeunes communistes doivent être les premiers en tout : au travail, en sport, dans les rapports avec les autres compagnons.
Que signifient donc la joie et la massivité de la classe ouvrière en un jour pareil, à un meeting pareil, dans le cadre de ce défilé auquel nous venons d’assister ? Ça signifie une grande réalité, une belle réalité : les travailleurs se lèvent tout heureux au petit matin, font hurler les sirènes de leurs usines, pour commencer à fêter cette journée de la classe ouvrière, après s’être mobilisés depuis des semaines et à se préparer pour que cette journée soit plus belle et plus brillante.
Je regrette beaucoup que cette tribune soit si basse que nous puissions à peine nous voir. Il y a toujours quelque chose qui cloche, et dans ce cas c’est que cette tribune est trop petite et qu’elle n’est pas assez élevée pour que cette réunion entre nous soit plus commode.
J’avais à l’idée depuis longtemps de faire cette assemblée avec les boursiers. Au début, j’avais pensé la faire à la rentrée des classes, mais c’était très difficile parce que, d’abord, il fallait tout organiser, et ensuite parce que vous êtes nombreux et qu’il n’est pas facile de vous rassembler.
Compañeros delegados a la Segunda Plenaria Azucarera:
Elle a marqué le début de la lutte de l’impérialisme yankee contre notre pays, elle a été le motif de la guerre que les monopoles étasuniens ont déclenchée contre notre pays. D’autres lois sont tombées ensuite, mais c’est cette Loi-ci qui a déclenché les hostilités contre nous. Et c’est parfaitement compréhensible : les compagnies étasuniennes possédaient de grands latifundios, surtout sucriers. L’United Fruit Company, par exemple, possédait 130 400 hectares ; l’Atlántica del Golfo, 227 000, je crois. Et ainsi de suite. Quelques dizaines de sociétés étasuniennes possédaient des…
Ceci dit, je voudrais vous dire en premier lieu, compañeros et compañeras, combien nous sommes satisfaits d’arriver ici, pour une série de circonstances : d’abord, cet endroit évoque pour nous l’époque de la guerre, et même l’époque la plus difficile quand nous étions quelques-uns à peine ; ensuite, la signification de cette école pour la Révolution et pour notre pays.
Ce dont la Révolution a besoin dans chaque centre de travail, c’est de militants formés, des mieux éduqués politiquement, car plus nous y aurons de militants révolutionnaires possédant une bonne éducation politique, et plus la Révolution se fortifiera, plus elle aura d’assise dans les masses, plus elle sera solide.Il y a un principe premier, un principe essentiel : la Révolution et le parti ne sont pas des instruments d’avantages personnels. Dites-le bien à tous vos élèves : être révolutionnaire veut dire abnégation, sacrifice, humilité ; ça veut dire être le premier dans les…
Seul le cœur des gens modestes abrite les meilleures vertus de notre peuple, seul le cœur des gens modestes abrite l’honneur et la force de la Révolution, tout comme seul le bras des gens modestes produit le pain que mange notre peuple, les vêtements, les chaussures que porte chaque citoyen, la maison qu’il habite, les biens matériels qu’il consomme et qui ne proviennent que de la sueur de ceux qui travaillent, de l’effort de ceux qui produisent. Ce n’est que de ces mains-là que proviennent tous les biens et toutes les richesses de notre patrie.
Je n’ignore pas que votre travail est dur et que vous devez le faire dans des conditions matérielles difficiles. Je n’ignore pas non plus qu’il existe un antagonisme entre le public et vous, entre vous et le public. J’ai dit que nous allions en débattre comme révolutionnaires et comme travailleurs. Il faut analyser jusqu’où le public a raison, lui, et jusqu’où vous avez raison, vous. Il faut que le public vous comprenne et que vous compreniez le public.
[...]la Révolution est une lutte, non pour le présent, mais pour l’avenir. La Révolution fixe toujours son regard vers l’avenir, si bien que la patrie à laquelle nous pensons, la société que nous concevons comme société des hommes, juste et digne, la société que nous commençons à bâtir aujourd’hui et que nous édifierons pierre sur pierre, c’est celle de demain. C’est parce que nous voyons les choses de cette manière que nous pensons que notre tâche la plus importante, c’est l’éducation.
Et notre Révolution fait partie de cette heure-ci, notre peuple fait partie de cette heure-ci, et notre meeting ne peut que faire partie de cette heure-ci, de cette Révolution de masses, de cette Révolution prolétarienne, de ce peuple-ci qui s’est surpassé, qui a grandi, qui s’est couvert de prestige, de gloire et d’espoir légitime. Nous savons en effet que c’est vrai, que nous préparons l’avenir, que nous luttons pour lui, que nous pouvons le regarder en souriant, pleins de confiance aux lendemains, sans peur du présent, sans avoir peur de rien.
Vous avez gagné, non seulement la reconnaissance et l’admiration de notre peuple, mais aussi son respect et son estime, parce que c’est pratiquement vous, les jeunes, qui avez rendu possible le succès d’une des plus grandes entreprises révolutionnaires jamais engagées : la liquidation de l’analphabétisme dans notre pays en seulement une année.