La présence de davantage de Cubains au meeting de ce soir signifie que le peuple participe avec toujours plus d’enthousiasme aux commémorations patriotiques et révolutionnaires. Pourquoi ? Eh ! bien, tout simplement parce que sa conscience révolutionnaire s’accroît, se fortifie. Ce n’est pas seulement que toujours plus de Cubains se sont réunis cette année-ci devant l’Escalier d’honneur de l’Université, c’est aussi que ça représente dans un autre domaine une défaite pour la contre-révolution (applaudissements).
Pour nous autres qui avons vu, voilà deux ans, aboutir une étape de lutte et s’ouvrir une étape de travail, il est vraiment émouvant de nous réunir ici, ce soir, avec dix mille instituteurs (applaudissements), et d’attendre ensemble l’ « Année de l’éducation ». Et de l’attendre justement ici où a régné pendant tant d’années la force qui a maintenu l’injustice et le crime dans notre pays, justement ici, devant le ministère de l’Éducation installé maintenant dans ce qui était l’édifice de l’oppression.
Compagnons, toutes les unités doivent se diriger vers leurs bataillons respectifs compte tenu de la mobilisation ordonnée pour maintenir le pays en état d’alerte face à l’agression imminente des mercenaires, comme on peut en déduire de tous les faits de ces dernières semaines et de l’attaque lâche d’hier. Marchons aux Maisons des miliciens, formons les bataillons et apprêtons-nous à courir sus à l’ennemi, en chantant l’hymne national, en chantant les strophes de notre hymne patriotique, en criant « Au combat ! », en étant convaincus que « mourir pour la patrie, c’est vivre…
À la fin des trois séances où vous avez discuté ce problème, où vous avez soulevé beaucoup de choses intéressantes, dont un certain nombre avait déjà été discuté, quoique d’autres n’aient pas eu de réponses – concrètement, il était impossible d’aborder tout ce que vous aviez soulevé – mon tour est venu. Je ne suis pas la personne la plus autorisée pour parler de ce thème, mais puisqu’il s’agit d’une rencontre entre vous et nous, je me dois de donner ici quelques points de vue.
Il est triste, ce rôle. Oui, qu’il est triste ! Et seul le peuple étasunien pourra le modifier. Les monopoles exploiteurs, qui doivent leur origine et leur pouvoir à la sueur de ceux qui travaillent et au sang qu’ils ont fait couler dans le monde pour défendre leurs intérêts, ne pourront jamais brandir des mots d’ordre de liberté ; non seulement, ils gaspillent les fruits du travail du peuple étasunien, mais ils obligent aussi tous les peuples du monde sans exception – ceux de leurs alliés impérialistes et les peuples des pays libérés – à faire pareil et à dépenser des centaines de milliards…
Nous sommes fiers de nos jeunes, parce qu’ils ont fait un gros travail, qu’ils ont contribué décisivement à l’élimination de l’analphabétisme, ont appris à lire et à écrire à des centaines de milliers de gens. Et nous voulons aussi être fiers de nos enfants ! Nous voulons que l’organisation des pionniers soit une grande organisation ; que nos enfants soient ceux qui étudient le plus, qui se tiennent le mieux, qui soient les mieux organisés, qui soient les plus heureux. Nous voulons être toujours fiers de nos enfants, nous voulons voir les enfants comprendre, contribuer à faire la Révolution,…
L’importance de Punta del Este, c’est surtout la polémique idéologique qui va s’y dérouler entre l’impérialisme et Cuba. Pour eux, la tâche n’est pas facile, loin de là. Du point de vue moral, elle sera très difficile. Ils vont devoir s’asseoir au banc des accusés. Et Cuba va les y asseoir ! Voilà la mission et la position de Cuba à Punta del Este. La vôtre, c’est d’informer le peuple, d’expliquer, de lui donner le maximum d’informations, pour qu’il soit parfaitement au courant et qu’il se prépare à la grande, à l’extraordinaire mobilisation du 4 février. Je suis sûr que le peuple se fera un…
Cette grande humanité a dit : « Assez ! » et s’est mise en marche. Et ces géants n’arrêteront leur marche qu’à la conquête de la véritable indépendance, pour laquelle ils sont morts plus d’une fois en vain. Quoi qu’il arrive, ceux qui meurent maintenant, mourront comme ceux de Cuba, comme ceux de Playa Girón : ils mourront pour la seule indépendance qui vaille et à laquelle ils ne renonceront jamais : l’indépendance véritable
Avant, les seuls dont les enfants pouvaient faire des études, c’étaient les riches. Maintenant, tous les enfants d’ouvrier qui terminent le primaire peuvent poursuivre des études dans une école du coin, et, si leurs parents sont très pauvres, ils peuvent décrocher une bourse d’études aussi bien dans le secondaire que dans l’enseignement supérieur. Nous allons donner tout ce que nous pouvons aux travailleurs. Et c’est dans cet esprit que nous leur cédons ça.
Ce cinquième anniversaire et cette quatrième commémoration… C’est bien ça, n’est-ce pas ? Je m’y perds un peu : cet événement se passe en 1957 et la Révolution triomphe en 1959. Oui, alors, c’est bien ça. En tout cas, ce que je tiens à dire, c’est qu’on constate un vrai changement qualitatif dans l’organisation de ce meeting. Ce meeting, cette quatrième commémoration, donc, reflète un changement considérable dans la vie du pays, un changement profond dans la vie des étudiants, dans la composition des étudiants et de l’Université.
Bien, nous avons franchi un échelon de plus, un tout petit échelon. Pendant ces trois années, nous avons eu très souvent l’occasion de grimper peu à peu l’échelle de la Révolution, et ce théâtre a été très souvent aussi le témoin de beaucoup de remises de diplômes qui marquent la marche en avant de notre pays et de notre Révolution.
Nous vivons tous une grande et profonde émotion en ce moment. Mais je voudrais, dépassant ce sentiment, réfléchir un peu sur cette idée qui nous réunit ce soir : la paix, cette aspiration millénaire de l’humanité. Cette aspiration, en effet, existe depuis que les guerres ont commencé et les guerres ont commencé en même temps que l’exploitation. Car tel est bien l’origine de la guerre : l’exploitation de l’homme par l’homme. Aussi, plus l’humanité s’approchera-t-elle de l’ère où disparaîtra l’exploitation de l’homme par l’homme, et plus elle mettra son espoir dans la paix et plus grandes…