"De nouvelles forces indispensables sont nées. Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine, l’Afrique du Sud, dont les liens avec l’Amérique latine, la plupart des pays des Caraïbes et de l’Afrique, qui luttent pour le développement, constituent la force qui, à notre époque, est disposée à collaborer avec le reste des pays du monde, sans exclure les États-Unis, l’Europe et le Japon".

"Il y a des faits qui témoignent de l’incapacité quasi totale des États Unis de faire face aux problèmes actuels du monde. On peut affirmer qu’il n’y a pas de gouvernement dans ce pays. Ni le Sénat, ni le Congrès, ni la CIA, ni le Pentagone ne détermineront le dénouement final. C’est vraiment triste que cela se produise alors que les dangers sont plus grands, mais également les perspectives d’aller de l’avant".
“La Chine, que ses alliés actuels sur le continent asiatique ont envahie et mise à sac voilà à peine sept décennies, progresse aujourd’hui vers une place dominante dans l’économie mondiale. Principale créancière des États-Unis, elle discute sereinement avec le président de ce puissant pays des règles devant présider à leurs relations bilatérales dans un monde gros de périls.”
"Il est tout à fait clair que les Etats-Unis tenteront toujours d’exercer des pressions sur Cuba, comme ils le font sur l’ONU et sur toute institution publique ou privée du monde. C’est là une des caractéristiques de leurs administrations, et on ne saurait en attendre autre chose. Quoi qu’il en soit, ce n’est pas en vain que l’on résiste depuis cinquante-quatre ans – et tout le temps qu’il faudra – et que l’on se défend inlassablement face au blocus économique criminel du puissant Empire."
"Les faits historiques révèlent la politique hégémonique des États-Unis dans notre région et le rôle répugnant qu’a joué l’OEA en tant qu’odieux instrument de ce puissant pays."
Einstein, qui avait souhaité que les États-Unis antifascistes de Franklin D. Roosevelt se dotent de la bombe atomique avant que l’Allemagne nazie ne parvienne à la mettre au point, n’aurait jamais pu s’imaginer que, plusieurs décennies après, le danger serait qu’une extrême droite fasciste prenne le pouvoir aux USA.
"Pourquoi donc Obama a-t-il accepté le prix Nobel de la paix alors qu’il avait déjà décidé de porter la guerre en Afghanistan jusqu’à ses dernières conséquences ? Rien ne le forçait à agir cyniquement!"
Le peuple étasunien n’est pas coupable, mais bel et bien victime d’un système insoutenable et, pis encore, d’ores et déjà incompatible avec la vie de l’humanité.
L’Obama intelligent et rebelle qui a souffert l’humiliation et le racisme durant son enfance et sa jeunesse le comprend, mais l’Obama élevé dans le sérail et compromis avec le système et les méthodes qui l’ont conduit à la présidence des États-Unis ne peut résister à la tentation d’exercer des pressions, de menacer, voire de tromper les autres.
J’ai dit à plusieurs reprises qu’Obama était quelqu’un d’intelligent, élevé dans le système social et politique auquel il croit. Il aspire à étendre les services de santé à presque cinquante millions d’Etasuniens, à sortir l’économie de la profonde crise qu’elle souffre et à redorer l’image de son pays, ternie par des guerres génocidaires et par les tortures. Il ne conçoit pas qu’il faille changer le système politique et économique de son pays, il ne le souhaite pas et il ne le peut pas.
"Dans une brève allocution d’un quart d’heure, le président des Etats-Unis a dit des choses qu’il aurait taxées, si elle avait formulées par un adversaire, de calomnies atroces et cyniques contre le système économique de son pays qu’il a défini comme du « capitalisme démocratique »."