"C’est quand nous avons fait notre réforme agraire, en mai 1959, qu’Eisenhower a décidé de ce qu’il fallait faire (...) C’est dans le cadre de ces décisions hâtives qu’Eisenhower supprima en décembre 1960 nos contingents sucriers qui furent redistribués ensuite, en guise de punition, entre des producteurs d’Amérique latine et d’autres régions du monde. Notre pays se retrouva en proie à un blocus et isolé.
"La conduite et les actions de Cuba en riposte aux provocations de l’Empire seront foncièrement pacifiques, mais nous frapperons de toute la force de notre morale et nous serons prêts à verser jusqu’à la dernière goutte de notre sang face à toute agression militaire de l’Empire convulsé et brutal qui nous menace. Que nul n’oublie un seul instant la promesse grandiose d’Antonio Maceo, notre Titan de bronze : « Quiconque tentera de s’emparer de Cuba recueillera la poussière de son sol baignée de sang, s’il ne périt dans la lutte. »"
"Condoleezza Rice en personne devrait répondre à quelques questions : Combien d’Etasuniens ont-ils perdu la vie à la suite de bombes larguées par Cuba ? Une seule brique a-t-elle jamais été brisée aux USA par un engin explosif en provenance de notre pays ? Pourquoi nous inscrit-on sur la grotesque liste des pays terroristes, à laquelle on menace d’ajouter arbitrairement le Venezuela ?
"Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972.
"Un demi-siècle ne lui a pas suffi, et je doute fort qu’il dispose d’un nouveau demi-siècle avant qu’il ne soit enseveli, plus tôt que tard, sous sa propre fange."
"Depuis la fin de la deuxième guerre mondiale, les nations d’Amérique latine s’appauvrissent constamment, leurs exportations valent toujours moins cher, leur importations coûtent toujours plus cher, le revenu par habitant tombe, les impressionnants pourcentages de mortalité infantile ne diminuent pas, le nombre d’analphabètes augmente, les peuples n’ont pas de travail, pas de terres, pas de logements décents, pas d’écoles, pas d’hôpitaux, pas de voies de communications ni de moyens de subsistance. En revanche, les investissements étasuniens dépassent dix milliards de dollars.
"Sans parler de bien d'autres événements inoubliables. Pourtant, à aucun de ces moments de nos luttes, je n'ai senti autant d'émotion que lorsque la porte du petit avion qui les ramenait des Etats-Unis au terme de tant de mois de bataille incessante, s’est ouverte et que j'ai vu apparaître, le 28 juin à 19 h 53, les silhouettes de Juan Miguel et d'Elián. Un petit enfant et un modeste père cubain que peu de gens connaissaient à peine quelques mois plus tôt rentraient convertis en d'immenses symboles moraux de notre patrie!"
"Dans un monde où les États-Unis et les puissances capitalistes développées d’Europe, leurs alliées, s’emparent toujours plus des ressources et du fruit du travail des peuples, tout citoyen honnête, quelle que soit sa position face à son gouvernement, s’opposerait catégoriquement à une intervention militaire étrangère dans sa patrie".
"La direction du parti doit être la somme des meilleurs talents politiques de notre peuple, capable de contrecarrer la politique de l’Empire qui met l’espèce humaine en danger et qui engendre des gangsters comme ceux de l’OTAN (...)"
"(...) notre monde globalisé sous la férule de l’Empire yankee, plus aucun pays n’est sûr : la communauté internationale aurait-elle beau réitérer à satiété son refus unanime du blocus économique appliqué à Cuba ou son approbation de toute autre mesure, tel le droit du peuple palestinien à se doter d’un État à lui, ce droit-ci ou n’importe quel autre n’a absolument aucune validité s’il ne s’ajuste pas aux intérêts de l’Empire".