"Je ne fais pas confiance à la politique des États-Unis et je n’ai pas échangé un traître mot avec eux. Ce qui ne veut pas dire pour autant, loin de là, que je refuse un règlement pacifique des différends ou des dangers de guerre. Défendre la paix nous incombe à tous. N’importe quel règlement pacifique ou négocié des problèmes existant entre les États-Unis et les peuples – ou un peuple – d’Amérique latine qui n’implique pas la force ou la menace de recours à la force doit reposer sur les principes et les normes du droit international.

“Cuba, forte de la morale que lui confère le fait d’être le pays qui a reçu le plus d’attaques terroristes sur le plus long temps, dont le peuple ne tremble devant rien et qu’aucune menace ni aucun pouvoir au monde n’est capable d’intimider, proclame qu’elle est à la fois contre le terrorisme et contre la guerre.”

"L’espèce humaine vit une étape sans précédent dans l’Histoire. La collision entre des avions militaires ou des navires de guerre qui se surveillent étroitement ou d’autres faits semblables peuvent déchaîner un conflit où seraient utilisées les armes modernes sophistiquées qui deviendrait l’ultime aventure de l’Homo sapiens".

"Lutter pour la paix, autrement dit lutter contre la guerre, lutter pour le désarmement, c’est adopter, non une attitude passive, mais une attitude active en faveur de l’indépendance et de la libération des peuples".

La Révolution cubaine, que le blocus et la sale guerre n’ont pu détruire, se fonde sur des principes éthiques et politiques, ce qui explique pourquoi elle a été capable de résister.

"Les guerres entre puissances ne semblent plus être la solution aux grandes contradictions, comme elles le furent jusqu’à la seconde moitié du XXe siècle, mais elles ont influé à leur tour de telle manière sur les facteurs qui assurent la survie de l’humanité qu’elles risquent de mettre fin prématurément à l’existence de l’espèce intelligente qui habite notre planète."

« Notre Révolution peut se présenter au monde comme un modèle de révolution ; la noblesse de l’Armée rebelle vis-à-vis de l’ennemi n’a pas de précédent dans l’histoire des révolutions et des guerres. »

À la grande manifestation populaire, au Palais présidentiel, 21 janvier 1959.

“Le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie constituent un phénomène social, culturel et politique, non un instinct naturel des êtres humains ; ils sont les fruits directs des guerres, des conquêtes militaires, de l’asservissement et de l’exploitation individuels ou collectifs des plus faibles par les plus forts tout au long de l’histoire des sociétés humaines."

"Le bruit des armes, du langage menaçant, de l’arrogance dans l’arène internationale doit cesser. C’en est assez de croire que les problèmes du monde peuvent se régler à coups d’armes nucléaires ! Les bombes pourront tuer les affamés, les malades, les ignorants, mais elles ne pourront jamais tuer la faim, les maladies, l’ignorance."

"La prétention ridicule d'imposer des solutions de force est incompatible avec tout raisonnement civilisé et avec les principes clefs du droit international."