"McCain a-t-il pensé une fois ou l’autre aux Cinq Héros antiterroristes cubains enfermés dans des prisons solitaires comme celles qu’il dit détester, contraints de se présenter devant un jury de la Petite Havane pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis, dont trois ont été condamnés à la prison à vie – et l’un à deux prisons à vie – et les deux autres à dix-neuf ans et quinze ans de privation de liberté ? Sait-il que les autorités de son pays ont reçu des informations qui auraient pu éviter la mort d’Etasuniens dans des attentats terroristes ?
 

"Vous accusez les révolutionnaires cubains d’être des tortionnaires. Je vous invite sérieusement à présenter un seul cas de torture parmi les plus de mille envahisseurs capturés après les combats de Playa Girón. J’étais là, sur place, pas à l’abri d’un lointain poste de commandement. J’ai fait personnellement, aidé d’autres combattants, de nombreux prisonniers ; je suis passé devant des escouades armées toujours dissimulées dans les bois qui auraient pu faire feu, mais n’en firent rien, paralysées par la simple présence sur place du chef de la Révolution.

"Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972.

"Notre voisin du Nord est un centre de pouvoir planétaire, la nation la plus riche et la plus puissante, détentrice de cinq à dix mille ogives nucléaires, qu’elle peut faire exploser à n’importe quel endroit du monde avec une précision millimétrique. À quoi il faudrait ajouter le reste de son équipement militaire : armes chimiques, armes biologiques, armes électromagnétiques, un immense arsenal de moyens de combat terrestres, navals et aériens. Des armes aux mains de ceux qui réclament le droit de recourir à la torture".

"Pas un mot de ses innombrables victimes, de ses attentats à la bombe, ces dernières années, contre des installations touristiques, de ses dizaines de plans financés par le gouvernement étasunien pour me tuer. Comme s’il n’avait pas suffi à Bush d’outrager le nom de Cuba en installant sur le territoire illégalement occupé de Guantánamo un épouvantable centre de tortures semblable à celui d’Abou Ghraib et qui, une fois connu, a horrifié le monde. Comme s’il ne lui avait pas suffi de l’action cruelle de ses prédécesseurs.

"Des centaines de millions de personnes n’ont pas oublié non plus les images horrifiantes des êtres humains qui, à Guantánamo, territoire occupé de Cuba, défilent en silence, soumis durant des mois, voire des années, à des souffrances insupportables capables de rendre fou, après avoir été séquestrés et transportés dans des prisons secrètes avec la complicité hypocrite de sociétés censément civilisées."
Il ne faut jamais faire confiance à l’impérialisme, traître et capable de tout : tortures à Guantánamo, tortures dans les prisons d’Iraq, prisons de tortures dans d’anciens pays socialistes, utilisation de phosphore vif, bien qu’il affirme que c’est la plus innocente et la plus légitime des armes.
Notre Révolution a vu le jour en lutte contre l’injustice, contre la tyrannie; voyant comme celle-ci poursuivaient nos compagnons jour après jour, les assassinaient, les torturaient, et notre peuple s’est éduqué dans la haine la plus profonde envers le crime, l’injustice, la torture, les violations de la personne. […] Notre peuple s’est éduqué dans ces principes, qui sont devenus pour lui  une valeur, une culture. Si quelque chose caractérise notre Révolution, c’est sa loyauté aux principes.
Aucun autre peuple n’a donne un tel exemple de civilité : aucun sbire n’a été traîné dans les rues, aucun sbire n’a été torturé, comme ils le faisaient, eux, aucun sbire n’a été maltraité. Nous avons demandé au peuple de ne pas les toucher, nous lui avons dit que justice serait faite, et le peuple a cru en nous. Le peuple n’a traîné personne, n’a touché à personne, parce qu’il nous faisait confiance.

"Votre accusation contre les révolutionnaires internationalistes cubains – vous affublez l’un d’eux, capable de « torturer à mort un prisonnier », du surnom de Fidel – est absolument immorale.
 
Je me permets de vous le rappeler, M. McCain : les commandements de la religion que vous professez vous interdisent de mentir. Vos années de prison et les blessures que vous avez reçues à la suite de vos attaques contre Hanoi ne vous exonèrent pas du devoir moral de la vérité".