"McCain a-t-il pensé une fois ou l’autre aux Cinq Héros antiterroristes cubains enfermés dans des prisons solitaires comme celles qu’il dit détester, contraints de se présenter devant un jury de la Petite Havane pour des crimes qu’ils n’ont jamais commis, dont trois ont été condamnés à la prison à vie – et l’un à deux prisons à vie – et les deux autres à dix-neuf ans et quinze ans de privation de liberté ? Sait-il que les autorités de son pays ont reçu des informations qui auraient pu éviter la mort d’Etasuniens dans des attentats terroristes ?
 

"Quand les envahisseurs y débarquèrent, il y existait trois routes qui traversaient les marais, des centres de tourisme conclus et en chantier, et même un aéroport à proximité de la plage Girón, qui fut le dernier réduit des forces ennemies que nos combattants prirent d’assaut le 19 avril 1961 dans l’après-midi. J’ai parlé d’autres fois de cette histoire. Des manœuvres de diversion de la marine de guerre étasunienne retardèrent notre attaque foudroyante avec des chars, le 18 à l’aube.

Le seul espoir de la contre-révolution pour conquérir le pouvoir, comme elle sait qu’elle n’a pas la moindre chance de le faire avec le peuple, c’est l’aide étrangère ; les contre-révolutionnaires sont donc avant tout des traîtres à leur patrie, des adulateur de l’étranger, des entremetteuses qui susurrent à l’oreille du puissant étranger pour voir si, fort de toutes ses ressources, il instaure de nouveau ici, sur le sol de la patrie, la contre-révolution.

Discours et interventions : Au Palais présidentiel, le 22 mars 1959.

 

" Les chefs d’un Empire où règnent la mafia, le jeu, la prostitution infantile ; où la CIA organise des plans de subversion et d’espionnage à l’échelle universelle, où le Pentagone met au point des bombes à neutrons capables de préserver les biens matériels et de tuer les êtres humains.

"Radio Martí, TV Martí et d’autres moyens perfectionnés d’agression médiatique sont des insultes au nom de l’Apôtre de notre indépendance par lesquelles on s’efforce d’humilier le peuple cubain et de détruire sa résistance.
 
Un déluge de discours et de mensonges s’abat sur Cuba. McCain, le candidat de Bush à la présidence de l’Empire, parle ; Bush en personne parle. Contre qui ? Contre Martí. Au nom de qui ? De Martí".