“Les révolutions ne s’exportent pas ! Les révolutions, ce sont les peuples qui les font. Les révolutions ne s’inventent pas ! Ce sont les peuples qui les font quand les conditions qui les engendrent existent. Et ce sont justement les impérialistes qui ont créé ces conditions en Amérique latine.”

"Notre pays, dès le triomphe même de la Révolution, n’a jamais fait obstacle à l’émigration légale de citoyens cubains aux Etats-Unis ou dans n’importe quel autre pays. Au triomphe de la Révolution, de nombreux Cubains, tout comme les autres habitants des Caraïbes et d’Amérique latine, victimes de la pauvreté et du sous-développement, aspiraient à émigrer à la recherche d’emplois mieux rémunérés et de meilleures conditions de vie matérielle que ceux que des nations soumises à des siècles d’exploitation et de pillage auraient jamais pu leur offrir.

"Quand les envahisseurs y débarquèrent, il y existait trois routes qui traversaient les marais, des centres de tourisme conclus et en chantier, et même un aéroport à proximité de la plage Girón, qui fut le dernier réduit des forces ennemies que nos combattants prirent d’assaut le 19 avril 1961 dans l’après-midi. J’ai parlé d’autres fois de cette histoire. Des manœuvres de diversion de la marine de guerre étasunienne retardèrent notre attaque foudroyante avec des chars, le 18 à l’aube.

"Vous accusez les révolutionnaires cubains d’être des tortionnaires. Je vous invite sérieusement à présenter un seul cas de torture parmi les plus de mille envahisseurs capturés après les combats de Playa Girón. J’étais là, sur place, pas à l’abri d’un lointain poste de commandement. J’ai fait personnellement, aidé d’autres combattants, de nombreux prisonniers ; je suis passé devant des escouades armées toujours dissimulées dans les bois qui auraient pu faire feu, mais n’en firent rien, paralysées par la simple présence sur place du chef de la Révolution.

"Quand la Révolution triompha à Cuba le 1er janvier 1959, presque quinze ans après l’éclatement des premières armes nucléaires, et qu’elle promulgua une loi de réforme agraire basée sur le principe de la souveraineté nationale consacré par le sang des millions de combattants qui moururent durant cette guerre-là, les Etats-Unis répondirent par un programme d’actions illégales et d’attentats terroristes contre le peuple cubain, souscrit par le président des Etats-Unis en personne, Dwigth D. Eisenhower".

«(...) et s’il faut se battre un jour contre un ennemi étranger ou contre un mouvement qui s’oppose à la Révolution, ce n’est pas quatre pelés et un tondu qui se battront, ce sera le peuple entier!»

«(...) quand nous n’aurons plus l’ennemi en face, quand la guerre sera fini, les seuls ennemis de la Révolution, ce sera peut-être nous-mêmes"».

«C’est maintenant que la Révolution démarre. La Révolution ne sera pas une tâche facile, la Révolution sera une entreprise dure et semée de dangers.»

"C’est ça la Révolution, qui cherche le meilleur de la patrie et, avec le meilleur de la patrie, prépare l’avenir meilleur de tous les Cubains. Et nous allons de l’avant avec ce que nous avons. Ce que nous avons n’est pas parfait, nous avons reçu l’héritage du passé, un héritage négatif sous bien des rapports".

“L’interprétation de l’hymne, le 20 octobre, coïncidait avec le fait d’armes grâce auquel la Révolution remporte sa première grande victoire sur les troupes coloniales espagnoles. La capitulation de Bayamo et l’entrée victorieuse de Céspedes marquaient l’aboutissement de l’acte de rébellion réalisé le 10 octobre au moulin à sucre La Demajagua qui marqua un tournant dans l’histoire de notre pays et fit naître, sur les ruines des premiers réduits coloniaux, la nation cubaine”.