"Voilà une trentaine d’années à peine, très peu de gens dans le monde parlaient d’environnement. Les concepts ou les thèmes ayant à voir avec la destruction des forêts, l’érosion et la salinisation des sols, les changements climatiques, la couche d’ozone en train de s’amincir, d’énormes masses de glace en train de fondre, des villes et des nations entières vouées à disparaître fatalement, sous la mer, l’air et les eaux pollués, les mers surexploitées, semblaient des scénarios-catastrophes de scientifiques et des réalités non tangibles".

"La politique et l’économie mondiale étaient gérées si aveuglement et chaotiquement, qu’on ne connaissait ou l’on mentionnait guère, jusqu’à seulement quelques décennies, des concepts comme l’environnement, la diversité biologique, la préservation de la nature, la désertification, les trous de la couche d’ozone, les aléas climatiques.

"Elles ont empoisonné les mers et les fleuves, pollué l’air, affaibli et troué la couche d’ozone, saturé l’atmosphère de gaz qui altèrent les conditions climatiques et ont des effets catastrophiques dont nous commençons à souffrir".

"Le fait est que Bush et son groupe sont plus enferrés dans leurs erreurs de politique étrangère que Nixon lui-même quand il a démissionné en 1972.

Compte tenu des visées et de l’idéologie sous-tendant un ordre économique diabolique et chaotique, les sociétés de consommation auront, en cinq ou six décennies, épuisé les réserves vérifiées et probables de combustibles fossiles et auront consommé en à peine cent cinquante ans ce que la planète a mis trois cent millions d’années à créer.

De mon point de vue, il n’est pas de tâche plus urgente que de créer une conscience universelle de ce problème, de le faire comprendre aux milliards d’hommes et de femmes de tous âges, enfant y compris, qui peuplent la planète. Les conditions objectives et les souffrances que connaît l’immense majorité d’entre eux créent les conditions subjectives requises pour cette conscientisation.

Les pays développés et leurs sociétés de consommations, principaux responsables actuellement de la destruction accélérée et très difficile d'arrêter de l'environnement, ont été les plus grands bénéficiaires de la conquête et la colonisation, de l'esclavage, de l'exploitation impitoyable, et de l'extermination des centaines de millions d'enfants des peuples qui constituent à présent les pays du Tiers Monde.

"(...)  tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement".

“Il y a belle lurette que l’environnement est bien compromis. Notre espèce pourra-t-elle surmonter cette barrière?”

"(...) tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie".