"Cherchons dans l’ordre politique et économique injuste imposé au monde la grande cause réelle et fondamentale du fait que nous soyons privés des ressources convoitées grâce auxquelles nous voudrions rendre la destinée de tous nos enfants plus humaine".

Il faut penser à l’avenir ; et l’avenir, c’est vous, c’est vous qui incarnez l’avenir de notre patrie.

"Je pense que ce dont les peuples ont besoin, ce n'est pas tant d'armes que d'idées.

« À Cuba, le cauchemar social et humain que j’avais dénoncé en 1953 et qui avait donné lieu à notre lutte a été balayé en quelques années après la victoire de 1959. Très tôt, il n’y eut plus […] d’enfants mal nourris, nu-pieds et rongés de parasites, sans écoles ou sans instituteurs, même sous un arbre; ils ne moururent plus massivement de faim, de maladie ou de manque de ressources ou de soins médicaux. Les longs mois de la morte-saison disparurent. On ne vit plus d’hommes et de femmes sans travail dans les campagnes. »

 

"On parle fréquemment des droits de l’homme, mais il faudrait aussi parler des droits de l’humanité. Pourquoi certains peuples doivent-ils aller nu-pieds pour que d’autres roulent dans des voitures de luxe ? Pourquoi certains ne doivent-ils vivre que trente-cinq ans pour que d’autres en vivent soixante-dix ? Pourquoi certains doivent-ils être misérablement pauvres pour que d’autres soient exagérément riches ?

"L’Empire, et le système qui cause tout ça, peuvent-ils parler vraiment au monde de droits de l’homme ? Des droits de l’homme dans un système où une énorme partie de la population n’a pas d’emplois, où les femmes se prostituent, où les enfants sont livrés à leur sort ? Les chiffres d’enfants abandonnés en Amérique latine sont impressionnants : des millions, beaucoup de millions ! Comment un système pareil peut-il offrir des espoirs à l’être humain ? Comme ce système peut-il parler d’égards envers l’être humain ?

"(...)  l'arriération mentale n’est pas un motif de déshonneur, que dans une société comme la nôtre, un enfant arriéré mental doit aller à l'école, se former et bénéficier au maximum de conditions de vie normales. Ce n'est la faute de personne. Des parents, peut-être, à supposer que certains ne soient pas encore arrivés à bien comprendre qu’à l'étape de la grossesse, on ne doit pas consommer de boissons alcooliques par exemple. Les parents peuvent être un peu fautifs, mais pas l'enfant, en tout cas.

"Dans son discours, Obama juge que la Révolution cubaine est antidémocratique et ne respecte pas les libertés et les droits de l’homme. Exactement l’argument que les administrations étasuniennes ont avancé, presque sans exception, pour justifier leurs crimes contre notre patrie. Le blocus est en soi génocidaire. Je ne souhaiterais pas que les petits Etasuniens continuent de s’éduquer dans cette éthique honteuse.