« La seule, la vraie force dont disposent les Caraïbes, c’est l’unité. Ce n’est qu’en restant unis que nous pourrons nous défendre en tant que région et élargir notre union à l’Amérique centrale, à l’Amérique du Sud, à l’Afrique et aux peuples des autres continents. […] L’avenir ne dépend que de nous. »
« Forts de notre volonté politique souveraine, nous avons décidé voilà maintenant un an de constituer l’Association des Etats des Caraïbes. Nous avons un grand défi à relever : forger une destinée commune pour des nations notablement différentes en taille, en population et en développement. […] La région comprend enfin que la voie future de nos peuples est l’unité. »

« Il ne va absolument rien rester du prestige de la politique impériale. Nous dénoncerons et démolirons systématiquement, un à un, leurs hypocrisies et leurs mensonges. Ils n'ont pas la moindre idée, c'est évident, du genre de peuple qui s'est forgé en quarante ans de révolution.

Notre message parviendra à tous les coins de la Terre et notre lutte sera un exemple. Le monde, de plus en plus ingouvernable, luttera jusqu'à ce que l'hégémonisme et l'asservissement des peuples soient absolument insoutenables. »

“Ce que les individus qui commettent de grands crimes contre les peuples sont incapables de s’imaginer, dans l’ivresse de leur impunité et oublieux de l’éphémère de leur pouvoir, c’est que la vérité finit toujours, tôt ou tard, par se frayer un passage : depuis ceux qui crucifièrent le Christ parce qu’il apportait un message d’amour et de solidarité aux pauvres et opprimés de Rome, voilà deux mille ans, jusqu’à ceux qui ont enfermé Nelson Mandela dans un cachot pendant vingt-sept ans parce qu’il luttait, en plein XXe siècle, contre le système odieux de l’apartheid. »
Aucun autre peuple n’a donne un tel exemple de civilité : aucun sbire n’a été traîné dans les rues, aucun sbire n’a été torturé, comme ils le faisaient, eux, aucun sbire n’a été maltraité. Nous avons demandé au peuple de ne pas les toucher, nous lui avons dit que justice serait faite, et le peuple a cru en nous. Le peuple n’a traîné personne, n’a touché à personne, parce qu’il nous faisait confiance.
"Le passé appartenait tout entier au colonialisme et à l’impérialisme ; l’avenir appartient à l’humanité, appartient aux peuples, appartient à la révolution. Les faits le prouvent sur ce continent et partout ailleurs."

"Notre colonne la plus solide, notre meilleure troupe, la seule troupe capable de gagner la guerre à elle seule, c’est le peuple ! Aucun général ne peut plus que le peuple ; aucune armée ne peut plus que le peuple."

 

Discours et interventions : À son arrivée à La Havane, à la Cité Liberté, le 8 janvier 1959.

La destinée de Cuba doit être grande, parce que notre peuple s’est mis en branle, parce que notre peuple est debout et prêt à tout ; et quand les peuples se dressent comme s’est dressé le peuple cubain, quand les peuples se mettent en branle comme s’est mis en branle le peuple cubain avec son Armée rebelle à l’avant-garde, alors la voie est tracée.
Il est important que le peuple sache et comprenne dès aujourd’hui que  la Révolution ne pourra pas se faire en un jour, ni en deux, ni en trois ; que nos maux ne se régleront pas du jour au lendemain ; qu’il faudra beaucoup travailler ; que, de même que nous n’avons pas gagné la guerre en un jour […] de même la Révolution devra se faire aussi pas à peu, peu à peu, et sans autre mot d’ordre, là encore, que la victoire.