Quand nous disons que nous sommes prêts à verser notre sang pour le Vietnam, nous ne disons rien d’extraordinaire, parce que le peuple vietnamien n’a pas proposé de verser son sang pour nous et pour d’autres peuples : il l’a fait !
Un jour, quand la révolution aura triomphé dans les autres peuples d’Amérique latine, nous nous unirons à eux et nous formerons la communauté des peuples latino-américains. Mais pour cela il faut faire la révolution, il faut faire le socialisme.
Quand un peuple bâtit son avenir, quand un peuple est sorti du passé et a brisé ses chaînes, et qu’il a ouvert une brèche dans une muraille d’intérêts, il ne se résignera jamais à rebrousser chemin, et rien ni personne ne pourra le vaincre.
S’il est une vérité de l’Histoire, s’il est une loi inexorable de l’Histoire, c’est que tous les peuples exploités par l’impérialisme s’en libéreront, et que les peuples d’Amérique latine s’en libéreront aussi, tout comme ceux qui ne se sont pas encore libérés en Asie et en Afrique.
Nous sommes un peuple patriote et digne qui n’acceptera jamais les diktats ou les menaces de qui que soit ; mais nous sommes l’ami sincère du peuple étasunien, spécialement des bons Etasuniens qui sont nombreux, et nous en découvrons toujours plus.
Qu’il est utile de fouiller dans l’histoire extraordinaire de notre peuple! Que d’enseignements, que de leçons, que d’exemples ! Quel réservoir d’héroïsme inépuisable ! Car aucun peuple de ce continent n’a autant lutté pour sa liberté que le peuple cubain.
Les peuples d’un monde ingouvernable qui sont en proie à la pauvreté et à la misère, d’un monde qu’on exploite et pille toujours plus, seront nos meilleurs compagnons de lutte. Pour coopérer avec eux, nous n’avons pas de ressources financières. Nous pouvons compter en revanche sur un capital humain extraordinaire et dévoué dont les pays riches ne disposent pas et dont ils ne disposeront jamais.
« On laissait le peuple dans l’ignorance parce que c’est seulement ainsi que les cliques politiques pouvaient se maintenir, que les mauvais gouvernements pouvaient se maintenir, qu’une tyrannie sanguinaire pouvait se maintenir. »
« Qu’on distribue mieux les richesses du monde entre toutes les nations et en leur sein ; qu’on établisse une vraie solidarité entre les peuples, et dès lors nos rêves d’aujourd’hui pourront être les réalités de demain. »
« Nous n’avons jamais joué avec un seul principe pour entrer dans les bonnes grâces de l’impérialisme ! C’est dans cet esprit, dans cette conscience que notre peuple s’est éduqué, c’est dans cet esprit que nous ne pouvons pas vendre la cause d’autres peuples, que nous ne pouvons pas laisser fouler les principes, laisser outrager les principes. »