"Nous ne sommes pas de simples spectateurs. Ce monde-ci est aussi le nôtre. Rien ne peut se substituer à notre action unie, nul ne prendra la parole pour nous. Nous sommes les seuls, pourvu que nous soyons unis, à pouvoir repousser l’ordre politique et économique mondial injuste qu’on prétend imposer à nos peuples."

"L’unité est la seule et véritable force dont disposent les Caraïbes. Seulement unis nous pourrons nous défendre au niveau de la région et puis étendre cette union à l’Amérique centrale, à l’Amérique du sud, à l’Afrique et aux peuples des autres continents".

Unissons-nous dès lors aux exclus de toujours pour fonder un ordre mondial juste, équitable et durable. Préservons les Nations Unies et mettons-les au service des peuples. Défendons la paix. Luttons pour nos droits, conscients que nous n’obtiendrons rien gratis.
Il faut s’opposer fermement à la politique divisionniste de l’¡impérialisme au sein des pays non alignés. Et il faut chercher des formules pour que les bénéfices de cette lutte touchent tous les peuples sous-développés.
« La seule, la vraie force dont disposent les Caraïbes, c’est l’unité. Ce n’est qu’en restant unis que nous pourrons nous défendre en tant que région et élargir notre union à l’Amérique centrale, à l’Amérique du Sud, à l’Afrique et aux peuples des autres continents. […] L’avenir ne dépend que de nous. »
« Forts de notre volonté politique souveraine, nous avons décidé voilà maintenant un an de constituer l’Association des Etats des Caraïbes. Nous avons un grand défi à relever : forger une destinée commune pour des nations notablement différentes en taille, en population et en développement. […] La région comprend enfin que la voie future de nos peuples est l’unité. »
Il est important que le peuple sache et comprenne dès aujourd’hui que  la Révolution ne pourra pas se faire en un jour, ni en deux, ni en trois ; que nos maux ne se régleront pas du jour au lendemain ; qu’il faudra beaucoup travailler ; que, de même que nous n’avons pas gagné la guerre en un jour […] de même la Révolution devra se faire aussi pas à peu, peu à peu, et sans autre mot d’ordre, là encore, que la victoire.