"Là où toutes les issues sont bloquées, où la répression s’acharne sur les ouvriers et sur les paysans et où la domination des monopoles yankees est plus pesante, il faut avant tout comprendre qu’il n’est ni juste ni correct de bercer les peuples de l’illusion, commode mais vaine, que les classes dominantes, manœuvrant tous les leviers de commande de l’État, monopolisant l’instruction, propriétaires de tous les médias, disposant de ressources financières infinies, se laisseront enlever, par des voies légales, qui n’existent ni n’existeront jamais, un pouvoir que les monopoles et les oligarc
"Pas un mot de ses innombrables victimes, de ses attentats à la bombe, ces dernières années, contre des installations touristiques, de ses dizaines de plans financés par le gouvernement étasunien pour me tuer. Comme s’il n’avait pas suffi à Bush d’outrager le nom de Cuba en installant sur le territoire illégalement occupé de Guantánamo un épouvantable centre de tortures semblable à celui d’Abou Ghraib et qui, une fois connu, a horrifié le monde. Comme s’il ne lui avait pas suffi de l’action cruelle de ses prédécesseurs.
«Certains rêvent toujours de faire plier le genou à Cuba en recourant à ce blocus criminel en tant qu’instrument de politique extérieure des Etats-Unis. Si ces derniers retombent dans cette erreur, ils risquent d’avoir à passer un nouveau demi-siècle à appliquer cette politique inutile, à supposer que l’Empire puisse durer si longtemps».
«Obama n’est pas un ignare ; il connaît, tout comme le connaissait Gore, le grave danger qui nous menace tous, mais il vacille et se montre faible face à l’oligarchie irresponsable et aveugle de son pays. Il n’agit pas comme l’a fait un Lincoln pour régler le problème de l’esclavage et maintenir l’intégrité du pays en 1861, ou comme un Roosevelt face à la crise économique et au fascisme».
«Le visage intelligent et noble du premier président noir des États-Unis depuis leur fondation comme République indépendante voilà deux siècles et un tiers s’était transformé sous l’inspiration d’Abraham Lincoln et de Martin Luther King au point qu’il est devenu un symbole vivant du rêve américain».
«Et ceux qui sont morts dans les attaques de mercenaires à des navires et à des ports cubains ! Et l’avion de ligne rempli de passagers saboté en plein vol ! Et les invasions de mercenaires ! Et la foule d’actes de violence et de force ! Que personne ne se fasse des illusions : le peuple de ce pays noble et dévoué ne renoncera jamais à sa gloire et à ses droits, pas plus qu’à la richesse spirituelle qu’il a gagnée grâce à l’essor de l’éducation, de la science et de la culture».
« Nous avons un adversaire très puissant, qui est notre plus proche voisin : les États-Unis d’Amérique. Nous l’avons prévenu que nous résisterions au blocus, même si ceci implique un coût très élevé pour notre pays. Il n’y a pas de prix plus cher à payer que de capituler devant l’ennemi qui vous agresse sans raison ni droit ».
“Nos élections sont l’antithèse de celles qui se déroulent aux Etats-Unis, non un dimanche, mais le premier mardi de novembre. Le plus important là-bas, c’est d’être très riche ou de pouvoir compter sur le soutien de beaucoup d’argent ; ensuite, d’investir des sommes énormes dans cette publicité qui est experte en lavage de cerveau et réflexes conditionnés. Même s’il existe d’honorables exceptions, nul ne peut aspirer à aucun poste important s’il n’a pas des millions de dollars derrière lui.”
“C'est quand l'un des deux candidats obtient aux Etats-Unis le contrôle majoritaire des délégués de l'une des deux grandes factions du système politique dominant, en vue de quoi il investit d'ordinaire des centaines de millions de dollars, que commence l'étape finale de la bataille”.
"Quelle est l’attitude de l’impérialisme yankee face à cette réalité, objectivement et historiquement inexorable, de la révolution latino-américaine ? Se préparer à livrer une guerre coloniale contre les peuples d’Amérique latine, créer son appareil de coercition, les prétextes politiques et les pactes pseudo-légaux souscrits avec les représentants des oligarchies réactionnaires, pour écraser à feu et à sang la lutte des peuples latino-américains".