« On laissait le peuple dans l’ignorance parce que c’est seulement ainsi que les cliques politiques pouvaient se maintenir, que les mauvais gouvernements pouvaient se maintenir, qu’une tyrannie sanguinaire pouvait se maintenir. »

“Les colonies n’ont pas de voix. Les colonies n’ont pas l’occasion de s’exprimer. Voilà pourquoi le monde ne savait pas que nous étions une colonie, le monde ne connaissait pas nos problèmes”. 

"Quelle est l’attitude de l’impérialisme yankee face à cette réalité, objectivement et historiquement inexorable, de la révolution latino-américaine ? Se préparer à livrer une guerre coloniale contre les peuples d’Amérique latine, créer son appareil de coercition, les prétextes politiques et les pactes pseudo-légaux souscrits avec les représentants des oligarchies réactionnaires, pour écraser à feu et à sang la lutte des peuples latino-américains".  

 

"Les peuples d’Amérique se sont libérés du colonialisme espagnol au début du siècle passé, mais ils ne se sont pas libérés de l’exploitation. Les grands propriétaires terriens féodaux ont assumé l’autorité des gouvernants espagnols, les Indiens ont continué à subir un servage pénible, l’homme latino-américain, d’une manière ou d’une autre, est resté esclave, et les maigres espoirs des peuples se sont dissipés sous le pouvoir des oligarchies et la domination du capital étranger".

“Et que font d’autres pays, bien d’autres pays du Tiers-monde, de leurs ressources naturelles ? Ils les ont bradées aux impérialistes, ils les ont mises aux mains des monopoles impérialistes… La plus grande misère les attend à l’avenir au milieu des grandes habitudes que le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme y ont inculquées à une minorité.
"Le passé appartenait tout entier au colonialisme et à l’impérialisme ; l’avenir appartient à l’humanité, appartient aux peuples, appartient à la révolution. Les faits le prouvent sur ce continent et partout ailleurs."
L’Afrique noire constitue dans le monde actuel la région où l’être humain vit dans les pires conditions. Il est vraiment indignant de voir que le capitalisme, que l’impérialisme a tenté d’y établir, après l’indépendance, le néocolonialisme, d’y développer le capitalisme, de contrôler les ressources naturelles à travers les monopoles.

"Qui pourrait s’étonner que la Conférence se soit vue dans l’obligation, pour des raisons qui ne découlent d’aucun préjugé politique mais de l’analyse objective des faits, de signaler que la politique des États-Unis joue un rôle-clé qui empêche l’établissement d’une paix juste et globale dans la région, dans la mesure où ceux-ci s’alignent sur Israël, le soutiennent, manœuvrent pour des solutions partielles favorables aux visées sionistes et garantissant les acquis de l’agression israélienne au détriment du peuple arabe palestinien et de toute la nation arabe?"

En ces années cruciales, la puissance capitaliste la plus forte et possédant le plus de ressources de tous les temps s’est payée le luxe de vivre en parasite aux dépens de l’épargne du reste du monde qui s’est vu contraint non seulement d’éponger ses déficits fiscaux et commerciaux sans précédent dans l’Histoire, mais aussi de financer un course aux armements elle aussi sans parallèle.
Il faut signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de l’abominable destruction de l’environnement. Ces sociétés sont nées des anciennes métropoles coloniales et de politiques impériales qui ont engendré à leur tour le retard et la pauvreté qui frappent aujourd’hui l’immense majorité de l’humanité.
"La bataille prioritaire aujourd’hui en Amérique latine, de mon point de vue, c’est vaincre le néolibéralisme. Sinon, nous disparaîtrons comme nations, nous disparaîtrons comme Etats indépendants, et les pays du Tiers-monde seront plus colonies qu’ils ne l’ont jamais été”
“Le privilège anachronique du veto et le recours abusif au Conseil de sécurité de la part des puissants intronisent un nouveau colonialisme au sein même des Nations Unies.”