«Sans le socialisme, Cuba ne serait pas devenue, quoique sans y prétendre, un exemple pour de nombreuses personnes dans le monde et le porte-parole loyal et constant des causes les plus justes».

“Sans le socialisme, les familles cubaines ne pourraient pas voir grandir leurs enfants sains, instruits, bien formés, sans crainte que quelqu'un les pousse à la toxicomanie, au vice, ou qu'ils puissent mourir aux mains de leurs propres compagnons d'école.Sans le socialisme, Cuba ne serait pas aujourd'hui, comme elle l'est, la plus solide barrière du continent au trafic de drogues, ce qui est, soit dit en passant, tout à l'avantage de la société nord-américaine”.

“Et elle fut balayée à jamais, l'idée loufoque que les souffrances endurées, que le sang et les larmes versés pendant presque cent ans de lutte pour l'indépendance et la justice contre le colonialisme espagnol et son modèle d'exploitation esclavagiste, d’abord, contre la domination impérialiste et les gouvernements corrompus et sanguinaires imposés à Cuba par les Etats-Unis, ensuite, devaient servir uniquement à restaurer une société néocolonialiste, capitaliste et bourgeoise.Nous l'avons fait au moment historique exact et précis, pas une minute avant, pas une minute après, et nous avons été assez audacieux pour le tenter”.

Allocution au meeting tenu pour le quarantième anniversaire du jour où la Révolution a été déclarée socialiste

"Bien que le pouvoir colonial espagnol ait cédé Cuba au tout jeune empire nord-américain après son intervention opportuniste dans notre guerre, et que celui-ci ait imposé ensuite à notre Constitution un amendement qui lui donnait le droit d’intervenir, nous constituons aujourd’hui un peuple libre qui défend son indépendance".

“Nous n’adulons pas les gouvernements, nous ne demandons pas pardon, ni faveurs, nous n'hébergeons pas un seul atome de crainte dans nos poitrines. L’histoire de la révolution a prouvé combien elle est capable de relever un défi, combien elle est capable de lutter, combien elle est capable de résister ce qu’elle ait à résister, ce qui nous a converti en un peuple invincible. Ce sont là nos principes, une Révolution basée sur des idées, sur la persuasion et non sur la force”.

“Les gros nuages qui se dessinent aujourd’hui à l’horizon du monde, n’empêcheront pas les Cubains de continuer de travailler inlassablement dans les merveilleux programmes sociaux et culturels, conscients du fait que nous accomplissons une tâche humaine sans précédent dans histoire”.

"Notre pays, dès le triomphe même de la Révolution, n’a jamais fait obstacle à l’émigration légale de citoyens cubains aux Etats-Unis ou dans n’importe quel autre pays. Au triomphe de la Révolution, de nombreux Cubains, tout comme les autres habitants des Caraïbes et d’Amérique latine, victimes de la pauvreté et du sous-développement, aspiraient à émigrer à la recherche d’emplois mieux rémunérés et de meilleures conditions de vie matérielle que ceux que des nations soumises à des siècles d’exploitation et de pillage auraient jamais pu leur offrir. Jusqu’en 1959, les USA ne délivraient des visas qu’au compte-gouttes. Et c’est alors que, pour des raisons qui coulent de source, ils ont ouvert leurs portes à double battant".

"La loi d’Ajustement cubain ne constitue pas seulement une loi assassine : c’est une loi terroriste, d’un terrorisme de la pire espèce, qui tue sciemment et sans le moindre remords des enfants innocents!"

"Et la loi d’Ajustement sera pour ceux qui aspirent à y émigrer d’une façon ou d’une autre un argument moral de poids et irréfutable. Il y aura toujours et partout des personnes prêtes à risquer leur vie pour émigrer illégalement, mais il est absolument injustifiable qu’on les encourage à le faire ! Cela constitue un crime contre l’humanité, une marque abominable de mépris de la vie humaine".

"Nous avons offert sincèrement notre coopération pour lutter contre le trafic de drogues, le trafic de personnes ou toute autre forme de crime international, mais elle a été repoussée ou réduite au minimum par pure arrogance politique".

S’il est vrai que bien des gens reconnaissent les grands progrès de notre pays en santé, en éducation, en sports, comme si c’était là les seuls objectifs, ou les objectifs finals de nos luttes ou de nos vies, il faut dire que nous cherchons quelque chose de bien plus noble : la justice pour tous.

“Cuba compte deux fois plus de médecins par habitant que toutes les nations les plus développées. Aucun pays n’a prêté ni ne prête gratuitement plus de soutien aux services de santé d’autres peuples, ni n’a sauvé plus de vies. Un peuple qui agit de la sorte n’a ni ne peut avoir une vocation de fabriquant d’armes biologiques.”