"(...) luttons pour la paix, luttons pour le désarmement, car, rien qu’avec le cinquième de ce que le monde dépense en armements, on pourrait promouvoir le développement de tous les pays sous-développés."

“Les peuples pensent très différemment, les peuples pensent que la seule chose incompatible avec les destinées de l’Amérique latine, c’est la misère, l’exploitation féodale, l’analphabétisme, les salaires de famine, le chômage, la politique de répression contre les masses ouvrières, paysannes et étudiantes, la discrimination de la femme, du Noir, de l’Indien, du métis, l’oppression des oligarchies, le pillage de leurs richesses par les monopoles yankees, l’asphyxie morale de leurs intellectuels et de leurs artistes, la ruine de leurs petits producteurs victimes de la concurrence étrangère, le sous-développement économique, les villages sans chemins, sans hôpitaux, sans logements, sans écoles, sans industries, la soumission à l’impérialisme, la renonciation à la souveraineté nationale et la trahison de la patrie”.

"l’être humain, la société humaine se trouvent devant la nécessité vitale de marcher au rythme des connaissances techniques, des connaissances scientifiques ; c’est vital."

"Les pays en voie de développement et, en leur nom, le Mouvement des pays non alignés, demandent qu’une part importante des immenses ressources que l’humanité dilapide aujourd’hui dans la course aux armements soit consacrée au développement, ce qui contribuera, simultanément, à éloigner le spectre de la guerre et facilitera l’amélioration de la situation internationale".

La conjonction de l’intelligence et de la capacité créatrice de tous peut faire de grands miracles, de ces grands miracles que l’homme est capable de faire par son effort, par son courage, par sa ténacité, par ses sentiments nobles et solidaires.
“Je tiens simplement à rappeler une nouvelle fois que, pour nous, la prémisse est la paix et que la paix est étroitement liée au développement. Il est impossible de concevoir le développement sans la paix et le désarmement ; penser à la paix sans le développement est irréaliste.”

"Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure".

"(...)  tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement".

Il faut signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de l’abominable destruction de l’environnement. Ces sociétés sont nées des anciennes métropoles coloniales et de politiques impériales qui ont engendré à leur tour le retard et la pauvreté qui frappent aujourd’hui l’immense majorité de l’humanité.
"Pour les sociétés surdéveloppées, le problème n’est pas de croître, mais de  distribuer, et de distribuer non seulement entre elles, mais entre tout le monde. La croissance durable dont on parle est impossible sans une distribution plus juste entre tous les pays."
« Qu’on distribue mieux les richesses du monde entre toutes les nations et en leur sein ; qu’on établisse une vraie solidarité entre les peuples, et dès lors nos rêves d’aujourd’hui pourront être les réalités de demain. »