"Il ne va absolument rien rester du prestige de la politique impériale. Nous dénoncerons et démolirons systématiquement, un à un, leurs hypocrisies et leurs mensonges".

"Aucun des chefs de l'empire qui sera élu ne doit ignorer que Cuba exige l'abrogation totale de la loi assassine d'Ajustement cubain et des lois criminelles qui portent les noms tristement célèbres de Torricelli et de Helms-Burton, la levée totale du blocus génocide et la cessation totale de la guerre économique; que leurs auteurs, promoteurs et exécutants sont coupables du crime de génocide, défini et puni par les traités internationaux qu’ont souscrits les Etats-Unis et Cuba; et que les tribunaux cubains sont habilités à connaître de ces faits en tant qu'organes du pays victime".

“C'est quand l'un des deux candidats obtient aux Etats-Unis le contrôle majoritaire des délégués de l'une des deux grandes factions du système politique dominant, en vue de quoi il investit d'ordinaire des centaines de millions de dollars, que commence l'étape finale de la bataille”.

“Et elle fut balayée à jamais, l'idée loufoque que les souffrances endurées, que le sang et les larmes versés pendant presque cent ans de lutte pour l'indépendance et la justice contre le colonialisme espagnol et son modèle d'exploitation esclavagiste, d’abord, contre la domination impérialiste et les gouvernements corrompus et sanguinaires imposés à Cuba par les Etats-Unis, ensuite, devaient servir uniquement à restaurer une société néocolonialiste, capitaliste et bourgeoise.Nous l'avons fait au moment historique exact et précis, pas une minute avant, pas une minute après, et nous avons été assez audacieux pour le tenter”.

Allocution au meeting tenu pour le quarantième anniversaire du jour où la Révolution a été déclarée socialiste

“Il faut instaurer un ordre mondial juridique contre le génocide et les crimes de guerre, en fonction de normes rigoureuses et précises, et à partir d’un organe de justice absolument indépendant sous la supervision de l’Assemblée générale des Nations Unies, mais jamais sous celle du Conseil de sécurité tant qu’existera au sein de celui-ci le droit de veto qui concède des privilèges exceptionnels à seulement cinq pays, dont la superpuissance hégémonique qui y a recouru bien plus fréquemment que l’ensemble des autres membres permanents”.

"Bien que le pouvoir colonial espagnol ait cédé Cuba au tout jeune empire nord-américain après son intervention opportuniste dans notre guerre, et que celui-ci ait imposé ensuite à notre Constitution un amendement qui lui donnait le droit d’intervenir, nous constituons aujourd’hui un peuple libre qui défend son indépendance".

"Notre pays, dès le triomphe même de la Révolution, n’a jamais fait obstacle à l’émigration légale de citoyens cubains aux Etats-Unis ou dans n’importe quel autre pays. Au triomphe de la Révolution, de nombreux Cubains, tout comme les autres habitants des Caraïbes et d’Amérique latine, victimes de la pauvreté et du sous-développement, aspiraient à émigrer à la recherche d’emplois mieux rémunérés et de meilleures conditions de vie matérielle que ceux que des nations soumises à des siècles d’exploitation et de pillage auraient jamais pu leur offrir. Jusqu’en 1959, les USA ne délivraient des visas qu’au compte-gouttes. Et c’est alors que, pour des raisons qui coulent de source, ils ont ouvert leurs portes à double battant".

"La loi d’Ajustement cubain ne constitue pas seulement une loi assassine : c’est une loi terroriste, d’un terrorisme de la pire espèce, qui tue sciemment et sans le moindre remords des enfants innocents!"

"Et la loi d’Ajustement sera pour ceux qui aspirent à y émigrer d’une façon ou d’une autre un argument moral de poids et irréfutable. Il y aura toujours et partout des personnes prêtes à risquer leur vie pour émigrer illégalement, mais il est absolument injustifiable qu’on les encourage à le faire ! Cela constitue un crime contre l’humanité, une marque abominable de mépris de la vie humaine".

"Nous avons offert sincèrement notre coopération pour lutter contre le trafic de drogues, le trafic de personnes ou toute autre forme de crime international, mais elle a été repoussée ou réduite au minimum par pure arrogance politique".

“Il y aura toujours et partout des personnes prêtes à risquer leur vie pour émigrer illégalement, mais il est absolument injustifiable qu’on les encourage à le faire ! Cela constitue un crime contre l’humanité, une marque abominable de mépris de la vie humaine”.

"L'heure de réflexion sereine est venue pour les hommes politiques et d'état.  Croire qu'un ordre économique et social, déjà démontré insoutenable, peut être imposé par la force est une folle idée."