"Nous insistons, en tant que pays non alignés, sur le fait qu’il faut éliminer l’inégalité colossale qui sépare les pays développés des pays en voie de développement. Aussi luttons-nous pour supprimer la pauvreté, la faim, la maladie et l’analphabétisme dont souffrent encore des centaines de millions d’êtres humains. Nous aspirons à un nouvel ordre mondial, fondé sur la justice, l’équité et la paix (...)"

"Le bruit des armes, du langage menaçant, de l’arrogance dans l’arène internationale doit cesser. C’en est assez de croire que les problèmes du monde peuvent se régler à coups d’armes nucléaires ! Les bombes pourront tuer les affamés, les malades, les ignorants, mais elles ne pourront jamais tuer la faim, les maladies, l’ignorance."

"Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure".

"Pour les sociétés surdéveloppées, le problème n’est pas de croître, mais de  distribuer, et de distribuer non seulement entre elles, mais entre tout le monde. La croissance durable dont on parle est impossible sans une distribution plus juste entre tous les pays."
« Qu’on distribue mieux les richesses du monde entre toutes les nations et en leur sein ; qu’on établisse une vraie solidarité entre les peuples, et dès lors nos rêves d’aujourd’hui pourront être les réalités de demain. »
"Nous ne sommes pas de simples spectateurs. Ce monde-ci est aussi le nôtre. Rien ne peut se substituer à notre action unie, nul ne prendra la parole pour nous. Nous sommes les seuls, pourvu que nous soyons unis, à pouvoir repousser l’ordre politique et économique mondial injuste qu’on prétend imposer à nos peuples."
S’ils veulent parler d’un monde vraiment démocratique, eh bien qu’ils renoncent tout simplement à leur système, que cesse le pillage, que cessent l’exploitation de l’homme par l’homme et l’exploitation des pays pauvres par les pays riches, et que les êtres humains soient des frères, et non des fauves s’entredévorant ou s’entrebattant pour un quignon de pain !
Le monde avance et le monde se mondialise, nous l’avons dit. Si seulement le jour venait où toute l’humanité était une seule famille et toutes les richesses, toutes les sciences, toutes les technologies et toutes les ressources profitaient à tous !

"Je pense que ce dont les peuples ont besoin, ce n'est pas tant d'armes que d'idées. Pour substituer à une mondialisation inhumaine, intenable, qui menace la vie de la planète, un ordre social juste et humanitaire, qui offre à l'humanité l'occasion de survivre, un monde qui puisse avoir un peu d'eau potable, un monde qui dispose d'air pour respirer, un monde qui puisse disposer des aliments nécessaires, un monde qui soit capable, grâce à sa riche technologie, de produire les toits dont les personnes ont besoin pour vivre, les écoles dont les enfants ont besoin pour s'éduquer, les médicaments dont les habitants ont besoin pour protéger leur santé, les soins médicaux dont tout le monde a besoin, les enfants, les jeunes et les personnes âgées".

"Les conditions qui règnent dans le monde rendent insoutenable cet ordre infâme que nous devons supporter. La tâche numéro un est donc, à mon avis, de semer des idées, de semer de la conscience, afin que, une fois ce monde effondré, l'humanité soit mieux préparée pour bâtir sur ses ruines un monde meilleur, une mondialisation plus humaine".

"L'économie mondiale, donc, n'a pas enregistré une croissance plus rapide en termes réels sous le néolibéralisme. En revanche, différents symptômes se sont aggravés : instabilité, spéculation, dette extérieure, échange inégal, tendance à des crises financières plus fréquentes, pauvreté, inégalité, abîme entre le Nord opulent et le Sud démuni".

« Ce n’est pas un ordre mondial épuisé et caduc qui pourra sauver l’humanité et créer les conditions naturelles indispensables à une vie digne et décente sur la planète. Il ne s’agit pas d’une question idéologique ; c’est d’ores et déjà une question de vie ou de mort pour notre espèce».