Il est important que le peuple sache et comprenne dès aujourd’hui que  la Révolution ne pourra pas se faire en un jour, ni en deux, ni en trois ; que nos maux ne se régleront pas du jour au lendemain ; qu’il faudra beaucoup travailler ; que, de même que nous n’avons pas gagné la guerre en un jour […] de même la Révolution devra se faire aussi pas à peu, peu à peu, et sans autre mot d’ordre, là encore, que la victoire.
[…] et je vous promets, avec le sérieux avec lequel j’ai toujours promis et tenu parole, que je serai le dernier à utiliser une arme pour régler un problème, et que je serai le défenseur le plus résolu et le plus décidé et le plus constant de la paix.
La Révolution est la uvre de tous, la Révolution est le sacrifice de tous, la Révolution est la idéal de tous et la Révolution sera le fruit de tous.
Notre Révolution compte quatre chose qui constituent justement des motifs d’orgueil pour les Cubains: d’abord, une Révolution qui a le peuple derrière elle ; une Révolution où le gouvernement peut dire qu’il a l’armée derrière lui ; une Révolution qui a une doctrine : une Révolution qui fait des lois vraiment révolutionnaires.
Nous voulons vivre de ce qui est à nous, non de l’exploitation d’autres peuples ; nous voulons vivre de nos richesses, non de l’exploitation de la richesse d’autres peuples ; nous voulons tout simplement ce qui est à nous, nous défendons ce qui est à nous, et non pour que vive un groupe tandis que les autres meurent de faim, mais pour que personne n’ait faim, pour que tout le monde vive.
« Ceux d’entre nous qui avons lu l’histoire de l’Amérique, qui avons réfléchi plus d’une fois, depuis que nous avons acquis nos premières notions de politique, depuis que nous avons eu les premières idées de ce qu’était ce continent-ci, de ses origines, de son histoire, nous avions du mal à comprendre pourquoi notre Amérique en était arrivée là… pourquoi nous avions vécu si absents, si distants, si indifférents envers ceux dont nous ne sommes séparés bien des fois que par un fleuve ou une ligne imaginaire ou une montagne ou un bras de mer, alors que nous sommes dans le fond et pour l’essentiel la même chose. »
“Si on demande aux révolutionnaire ce qui leur importe le plus, nous disons : le peuple. Et nous dirons toujours : le peuple. Le peuple au vrai sens du terme, autrement dit la majorité qui a dû vivre dans l’exploitation et l’abandon le plus cruel.
“Julio Antonio Mella, tu as dit un jour que même morts nous sommes utiles parce que nous servons de drapeau. Et c’est bien vrai ! Tu as toujours été un drapeau de nos ouvriers et de nos jeunes dans les luttes révolutionnaires, et tu es aujourd’hui un drapeau encourageant, exemplaire, victorieux et invincible de la Révolution socialiste à Cuba ! »

"La pensée politique a atteint son apogée quand certains ont pris conscience qu’aucun peuple et qu’aucun homme n’avaient le droit d’en exploiter d’autres et que les fruits des efforts et de l’intelligence de chaque être humain devaient profiter à tous les autres ; bref, que l’homme ne pouvait être pour l’homme un loup, mais un frère. Voilà l’essence intime des postulats du socialisme."

"Le socialisme, qui a atteint sa plus haute expression dans les idées de Marx, d’Engels et de Lénine, nous a appris aussi les lois qui président au développement de la société humaine et les voies qui conduisent à la victoire définitive de notre espèce sur toutes les formes d’esclavage, d’exploitation, de discrimination et d’injustice entre les hommes."

 

Discours et interventions : À la séance solennelle de constitution de l’Assemblée nationale du pouvoir populaire.

Constitution de L’assemblée Nationale du Pouvoir Populaire
Je crois que nous méritons un destin meilleur, que nous avons droit à un destin meilleur : par la noblesse de nos peuples, leur talent, leur patriotisme, leur courage, leurs sentiments, nous  méritons un destin meilleur.
Telle est la merveilleuse vertu de l’homme, qui est capable de tout donner, et jusqu’à sa vie, pour une idée, pour une cause, pour un sentiment noble, par esprit de solidarité.