“Vous ne pouvez absolument rien faire sans la participation des masses, autrement dit sans la participation du peuple”.

"Plus les impérialistes s’efforcent de détruire cette Révolution, plus ils suscitent l’intérêt et l’admiration des peuples. C’est logique. Car les peuples comparent les forces de l’impérialisme et la force de Cuba. À notre époque contemporaine, c’est la première fois que les États-Unis n’arrivent pas à détruire une révolution, n’arrivent pas à faire plier un peuple. Et, devant ce phénomène nouveau, les peuples pensent, réfléchissent, analysent, et ils sympathisent toujours plus avec la Révolution cubaine !"

“Qu’enseigne donc la Révolution cubaine ? Que la révolution est possible, que les peuples peuvent la faire (applaudissements), que, dans le monde d’aujourd’hui, il n’existe pas de forces capables d’empêcher le mouvement de libération des peuples”.

"Là où toutes les issues sont bloquées, où la répression s’acharne sur les ouvriers et sur les paysans et où la domination des monopoles yankees est plus pesante, il faut avant tout comprendre qu’il n’est ni juste ni correct de bercer les peuples de l’illusion, commode mais vaine, que les classes dominantes, manœuvrant tous les leviers de commande de l’État, monopolisant l’instruction, propriétaires de tous les médias, disposant de ressources financières infinies, se laisseront enlever, par des voies légales, qui n’existent ni n’existeront jamais, un pouvoir que les monopoles et les oligarchies défendront par le fer et le feu, en jetant dans la bataille tout le poids de leurs polices et de leurs armées".

"Quelle est l’attitude de l’impérialisme yankee face à cette réalité, objectivement et historiquement inexorable, de la révolution latino-américaine ? Se préparer à livrer une guerre coloniale contre les peuples d’Amérique latine, créer son appareil de coercition, les prétextes politiques et les pactes pseudo-légaux souscrits avec les représentants des oligarchies réactionnaires, pour écraser à feu et à sang la lutte des peuples latino-américains".  

 

"Les peuples d’Amérique se sont libérés du colonialisme espagnol au début du siècle passé, mais ils ne se sont pas libérés de l’exploitation. Les grands propriétaires terriens féodaux ont assumé l’autorité des gouvernants espagnols, les Indiens ont continué à subir un servage pénible, l’homme latino-américain, d’une manière ou d’une autre, est resté esclave, et les maigres espoirs des peuples se sont dissipés sous le pouvoir des oligarchies et la domination du capital étranger".

“Les peuples pensent très différemment, les peuples pensent que la seule chose incompatible avec les destinées de l’Amérique latine, c’est la misère, l’exploitation féodale, l’analphabétisme, les salaires de famine, le chômage, la politique de répression contre les masses ouvrières, paysannes et étudiantes, la discrimination de la femme, du Noir, de l’Indien, du métis, l’oppression des oligarchies, le pillage de leurs richesses par les monopoles yankees, l’asphyxie morale de leurs intellectuels et de leurs artistes, la ruine de leurs petits producteurs victimes de la concurrence étrangère, le sous-développement économique, les villages sans chemins, sans hôpitaux, sans logements, sans écoles, sans industries, la soumission à l’impérialisme, la renonciation à la souveraineté nationale et la trahison de la patrie”.

“Les forces qui meuvent les peuples, véritables bâtisseurs de l’histoire, et qui sont déterminées par les conditions matérielles de leur existence et par l’aspiration à des buts supérieurs de bien-être et de liberté – lesquelles naissent quand le progrès de l’homme dans les domaines de la science, de la technique et de la culture le permet – ces forces-là sont supérieures à la volonté des oligarchies dominantes et à la terreur qu’elles font régner”.

« Cuba ne serait pas où elle est, notre patrie n’occuperait pas la place qu’elle occupe dans le cœur des autres peuples du monde si, derrière la patrie, derrière le drapeau souverain de la patrie, derrière la Révolution, il n’y avait pas le peuple ! Si, derrière cette Révolution, il n’y avait pas le peuple ! »

“Si, derrière la patrie souveraine, si, derrière le drapeau libre, si, derrière la Révolution rédemptrice, il n’y avait pas un peuple résolu et héroïque comme celui-ci. Sans lui, la patrie ne serait pas libre, le drapeau ne serait pas souverain, la Révolution ne marcherait pas de l’avant avec cette fermeté si inébranlable!”

"Lutter pour la paix, autrement dit lutter contre la guerre, lutter pour le désarmement, c’est adopter, non une attitude passive, mais une attitude active en faveur de l’indépendance et de la libération des peuples".

« Aucun système socialiste ne se nourrit de l’exploitation du travail d’autres peuples ni de l’exploitation des ressources naturelles d’autres peuples. Dans un système socialiste, l’exploitation de l’homme par l’homme n’existe pas ».