"Et puisque j’ai passé aux aveux, je dirais qu’en sortant de cette université, je me croyais très révolutionnaire, alors que je m’engageais tout simplement sur un autre chemin bien plus long. Mais si je me sentais révolutionnaire, si je me sentais socialiste, si j’avais acquis toutes les idées qui ont fait de moi – et il ne pouvait y avoir aucune autre – un révolutionnaire, je vous assure modestement que je me sens aujourd’hui dix fois, vingt fois, peut-être même cent fois plus révolutionnaire qu’à l’époque. Si j’étais alors disposé à donner ma vie, je suis aujourd’hui mille fois plus disposé à la donner qu’à l’époque."
Citations
"Presque cinquante ans de blocus, le plus long de l’Histoire. Merci, ô Empire yankee, de nous avoir fait grandir, de nous avoir fait gagner en hauteur au fil des ans ! Tout ce que tu as obtenu, c’est que le sang versé par tous les Cubains qui se sont battus et sont morts ici et ailleurs ait fini par infliger une défaite ignominieuse à ton blocus cynique, à tes tentatives criminelles de nous détruire !"
"Je n’ai pas le moindre doute que notre peuple et notre Révolution lutteront jusqu’à la dernière goutte de leur sang pour défendre ces idées et ces mesures-ci et toutes les autres qui seraient nécessaires pour sauvegarder ce processus historique. L’impérialisme ne pourra jamais écraser Cuba. La Bataille d’idées se poursuivra".
"L’impérialisme ne pourra jamais écraser Cuba".
“Depuis toujours, la Révolution cubaine a instruit le peuple, formé des centaines de milliers d’enseignants, de médecins, de scientifiques, d’intellectuels, d’artistes, d’informaticiens et d’autres diplômés des trois cycles universitaires dans des dizaines de secteurs. Cette accumulation de richesse humaine nous a permis de réduire la mortalité infantile à des taux inimaginables dans un pays du tiers-monde, d’élever l’espérance de vie et de faire passer le taux de scolarité moyen de la population à neuf années d’étude.”
“Si les jeunes échouent, tout échouera. Je suis absolument convaincu que la jeunesse cubaine luttera pour l’empêcher. Je crois en vous.”
"Ils sous-estiment la tâche la plus colossale de la Révolution, son œuvre éducationnelle, la culture massive des intelligences. Ils soutiennent la nécessité, qu'il y ait de personnes en condition de faire des simples et rudes travaux. Ils sous-estiment les résultats des investissements scientifiques et exagèrent les dépenses qu’ils impliquent. Ou pis encore : ils ignor7ent la valeur des services de santé que Cuba prête au monde alors qu’avec de modestes ressources, la Révolution met concrètement à nu le système imposé par l’impérialisme qui ne dispose pas de personnel pour faire ce genre de choses".
"Vous accusez les révolutionnaires cubains d’être des tortionnaires. Je vous invite sérieusement à présenter un seul cas de torture parmi les plus de mille envahisseurs capturés après les combats de Playa Girón. J’étais là, sur place, pas à l’abri d’un lointain poste de commandement. J’ai fait personnellement, aidé d’autres combattants, de nombreux prisonniers ; je suis passé devant des escouades armées toujours dissimulées dans les bois qui auraient pu faire feu, mais n’en firent rien, paralysées par la simple présence sur place du chef de la Révolution. Je regrette d’avoir à mentionner ce genre de fait qui peut passer pour un éloge personnel, ce que je déteste sincèrement".
"Quand la Révolution triompha à Cuba le 1er janvier 1959, presque quinze ans après l’éclatement des premières armes nucléaires, et qu’elle promulgua une loi de réforme agraire basée sur le principe de la souveraineté nationale consacré par le sang des millions de combattants qui moururent durant cette guerre-là, les Etats-Unis répondirent par un programme d’actions illégales et d’attentats terroristes contre le peuple cubain, souscrit par le président des Etats-Unis en personne, Dwigth D. Eisenhower".
"Quand les envahisseurs y débarquèrent, il y existait trois routes qui traversaient les marais, des centres de tourisme conclus et en chantier, et même un aéroport à proximité de la plage Girón, qui fut le dernier réduit des forces ennemies que nos combattants prirent d’assaut le 19 avril 1961 dans l’après-midi. J’ai parlé d’autres fois de cette histoire. Des manœuvres de diversion de la marine de guerre étasunienne retardèrent notre attaque foudroyante avec des chars, le 18 à l’aube. (...) Ce fut une tradition dans notre armée, dès le premier combat victorieux du 17 janvier 1957, de soigner les blessés. L’histoire de notre Révolution en fait foi".