“Parce que notre pays a eu des enseignants très héroïques, comme ces deux mille qui sont partis dans les montagnes nicaraguayennes par où en sont passés bien des milliers en plusieurs années. Je ne pourrais vous dire maintenant le chiffre exact, je ne me rappelle pas avec précision combien de temps a duré le programme, mais il se peut bien qu'il s'agisse de huit à dix mille enseignants, ayant vécu dans les conditions les plus inconcevables, où il n'existait parfois qu'une seule pièce où vivait le couple, sa nombreuse famille, le cheval et l'instituteur, ou l'institutrice. Ils ne vivaient pas dans un hôtel cinq étoiles. Ils vivaient à bien des jours de distance, et même parfois dans des conditions physiques risquées pour la santé, parce qu'ils avaient tous à Cuba des habitudes de meilleure alimentation.”

« L’offensive de masse et d’idées déclenchée dans notre pays n’a pas de précédents. […] À aucune autre époque, à aucun autre endroit, on n’a vu s’engager une pareille lutte sur le terrain des idées et de la morale entre un pays aussi puissant et le peuple d’une petite île située à seulement cent cinquante kilomètre de ses côtes.

"Depuis le  1er janvier 1959, Cuba est libre et elle le restera à jamais.  Sa capacité de lutte  et de résistance, sa profonde culture politique, la conscience et le courage de son peuple prouvent que la Révolution cubaine, forte de son œuvre de justice et de ses nobles objectifs, a créé un esprit de solidarité et d’héroïsme tel et  si profondément enraciné dans le cœur de la patrie qu’elle est devenue invincible."

“Le monde, de plus en plus ingouvernable, luttera jusqu'à ce que l'hégémonisme et l'asservissement des peuples soient absolument insoutenables”.

Nous ne renoncerons jamais aux principes que nous avons acquis dans la lutte pour apporter toute la justice à notre patrie, pour mettre fin à la exploitation de le homme par le homme en nous inspirant de la Histoire de la humanité et des théoriciens et promoteurs les plus lucides de un système socialiste de production et de distribution des richesses, le seul capable de engendrer une société vraiment juste et humaine : Marx, Engels et, plus tard, Lénine.

«Sans le socialisme, Cuba ne serait pas devenue, quoique sans y prétendre, un exemple pour de nombreuses personnes dans le monde et le porte-parole loyal et constant des causes les plus justes».

“Sans le socialisme, les familles cubaines ne pourraient pas voir grandir leurs enfants sains, instruits, bien formés, sans crainte que quelqu'un les pousse à la toxicomanie, au vice, ou qu'ils puissent mourir aux mains de leurs propres compagnons d'école.Sans le socialisme, Cuba ne serait pas aujourd'hui, comme elle l'est, la plus solide barrière du continent au trafic de drogues, ce qui est, soit dit en passant, tout à l'avantage de la société nord-américaine”.

“Et elle fut balayée à jamais, l'idée loufoque que les souffrances endurées, que le sang et les larmes versés pendant presque cent ans de lutte pour l'indépendance et la justice contre le colonialisme espagnol et son modèle d'exploitation esclavagiste, d’abord, contre la domination impérialiste et les gouvernements corrompus et sanguinaires imposés à Cuba par les Etats-Unis, ensuite, devaient servir uniquement à restaurer une société néocolonialiste, capitaliste et bourgeoise.Nous l'avons fait au moment historique exact et précis, pas une minute avant, pas une minute après, et nous avons été assez audacieux pour le tenter”.

Allocution au meeting tenu pour le quarantième anniversaire du jour où la Révolution a été déclarée socialiste

“Si nous sommes agressés, nous défendrons avec honneur notre indépendance, nos principes et nos conquêtes sociales jusqu’à la dernière goutte de notre sang!”

“Nous avons vu ces derniers jours comment on a posé à la va-vite les bases, la conception, les objectifs véritables, l’état d’esprit et les conditions de cette guerre. Nul ne saurait affirmer qu’il s’agit de quelque chose auquel on n’avait pas pensé depuis longtemps, dans l’attente d’une occasion. Ceux qui, même après la fin de la guerre dite froide, ont continué de s’armer jusqu’aux dents et de mettre au point les moyens de tuerie et d’extermination les plus perfectionnés, étaient conscients que leurs fabuleuses dépenses militaires leur donneraient le privilège d’imposer une domination complète et totale aux autres peuples du monde. Les idéologues du système impérialiste savaient pertinemment ce qu’ils faisaient et pourquoi ils le faisaient.”

“Les idées sont et resteront toujours l’arme la plus importante. L’expérience vécue nous apprend que si notre pays était un jour attaqué, voire occupé par des forces puissantes, chaque homme et chaque femme, où qu’il se trouve, peut être une armée ; quand un combattant ou un groupe de combattants se retrouve sans contact ou isolé, il doit et il peut prendre la responsabilité de ses actions et poursuivre la lutte.”

“Nous avons su aller de l’avant alors que tout un pan du monde progressiste né de la profonde révolution sociale qui avait eu lieu au début du siècle dernier s’est, malgré des épopées grandioses, effondré devant le vieil ennemi capitaliste faute d’avoir su amender ses propres erreurs et faire face avec succès à l’idéologie anachronique et aux sales manigances du système oppresseur et exploiteur qu’il prétendait surmonter pour changer le monde.”