« Ces sommets ont déjà une histoire et, soit dit en passant, plutôt ténébreuse. Le premier s’est tenu à Miami, capitale de la contre-révolution, du blocus et de la sale guerre contre Cuba, du 9 au 11 décembre 1994, convoqué par Bill Clinton, élu président des États-Unis en novembre 1992».

« L’Organisation des États américains dicte les règles du jeu, dans le cadre du rôle que lui a assigné Bush en tant que secrétaire permanente du Sommet des Amériques. La Déclaration finale contient exactement cent paragraphes, comme si l’institution aimait les chiffres ronds pour dorer la pilule et donner plus de force au document. Dans le style des Cent meilleures poésies de la langue espagnole…»

« Cuba ne se félicite pas des prétendus Sommets des Amériques où nos pays ne discutent pas sur un pied d’égalité. S’ils devaient servir à quelque choses, ce serait à faire une analyse critique des politiques qui divisent nos peuples, saccagent nos ressources et entravent notre développement».

« Les pays latino-américains ont tous été, à un moment ou à un autre, victimes d’interventions et d’agressions politiques et économiques. Pas un seul ne peut le nier. Il serait naïf de croire que les bonnes intentions d’un président étasunien pourraient justifier l’existence de cette institution, qui a  ouvert les portes au cheval de Troie qui a appuyé les sommets des Amériques, le néolibéralisme, le trafic de drogues, les bases militaires et les crises économiques».

« C’est qu’il est interdit à Cuba de participer à ce Sommet ; mais pas aux guayaberas».