“La course aux armements n'est pas seulement un danger sérieux pour la paix mondiale, puisqu'elle augmente les risques d'une guerre qui serait la fin de l'humanité ; elle crée en outre une atmosphère instable et raréfiée qui ne permet pas de régler les problèmes tragiques et angoissants qu'engendre le sous-développement ni de progresser dans la réalisation des droits et des revendications auxquelles aspirent les travailleurs dans les pays industrialisés.”

"Si le socialisme ne veut rien retirer à personne, pas une parcelle de terre, s'il ne veut exploiter le travail, et la sueur de personne, pourquoi aurait-il besoin d'armes ? Seul l'impérialisme, avec ses agressions et ses menaces constantes, est responsable de nos dépenses en armes".

"Celui qui a besoin d'armes, c'est l’impérialisme, parce qu'il est à court d'idées. Pour maintenir ce système d'opprobre, pour maintenir toutes ces situations dont on a parlé ici, il faut des armes, il faut recourir à la force".

« Celui qui a besoin d’armes, c’est l’impérialisme, parce qu’il est vide d’idées. Il en a besoin pour maintenir par la force ce système ignominieux, pour maintenir toutes ces situations dont on a parlé ici. En revanche, si vous avez des idées, vous pouvez les défendre et les faire triompher, parce que vous n’avez même pas besoin d’armes pour ça, à condition qu’elles soient capables de conquérir les grandes masses. Nul ne peut prétendre régler par la force la contradiction entre le socialisme et le capitalisme, il faut être fou pour le croire. Et ceux qui y croient, ce sont les impérialistes, qui conservent pour ça des bases militaires partout dans le monde, qui menacent tout le monde, qui interviennent partout. »
En ces années cruciales, la puissance capitaliste la plus forte et possédant le plus de ressources de tous les temps s’est payée le luxe de vivre en parasite aux dépens de l’épargne du reste du monde qui s’est vu contraint non seulement d’éponger ses déficits fiscaux et commerciaux sans précédent dans l’Histoire, mais aussi de financer un course aux armements elle aussi sans parallèle.

"Nous savons comment le socialisme conçoit la paix, mais nous savons aussi comment l’impérialisme peut la concevoir. L’impérialisme a développe ses forces armées pour dominer le monde, il a des bases militaires sur tous les coins de la Terre, de puissantes flottes navales et aériennes, des millions de soldats. La conception militaire de l’impérialisme consiste à établir son ordre dans le monde, sa paix, à la manière dont existait autrefois la pax romana, à maintenir sa domination sur le monde. C’est là une réalité, et nous devons être réalistes."

 

Discours et interventions : Pour le trente-deuxième anniversaire du débarquement du Granma et des Forces armées révolutionnaire, et pour la proclamation de La Havane comme Prête à la défense en sa première étape, place de la Révolution de La Havane, le 5 décembre 1988.

Discurso pronunciado en conmemoración del XXXII Aniversario del desembarco del "Granma"

“La course aux armements ne s’arrête pas une seule seconde. Elle ne croît pas en volume mais elle croît en qualité. Elle sert uniquement à garantir les privilèges du nouvel ordre et elle est en outre la source d’un commerce juteux et malhonnête. Les armes sont de plus en plus chères. Elles ruinent les peuples émergents qui s’en servent pour se tuer entre eux. Trafiquer avec des armes est pire que trafiquer avec des drogues”.

«Plût au ciel que ce ne soit pas par des crises économiques catastrophiques qu'apparaissent des solutions !  Les plus touchés seraient des milliards de personnes du tiers monde. Une connaissance élémentaire des réalités technologiques et du pouvoir destructeur des armes modernes nous contraint de penser qu'il est de notre devoir d'empêcher que les conflits d'intérêt qui éclateront inévitablement ne conduisent à des guerres sanglantes.»

«Quelles seraient les armes essentielles ? Les idées, les consciences. Qui les sèmeront, les cultiveront et les rendront-elles invincibles ? Vous. S’agit-il d’une utopie, d’un rêve de plus parmi bien d’autres ? Non, parce que c’est objectivement inévitable et qu’il n’a pas d’alternative. Il a déjà été rêvé il n’y a pas très longtemps, mais peut-être d’une manière prématurée. Comme le dit le plus illuminé des fils de cette île, José Martí : « Les rêves d’aujourd’hui seront les réalités de demain »»

“(…) je vous dis que nous ne vivons pas des temps où il faille penser à sa patrie à soi ! Il faut penser en termes de patrie latino-américaine et caribéenne. Qui est représentée ici aussi par l'intermédiaire de l'Organisation continentale latino-américaine des étudiants”.

"Les fonds nécessaires pour sauver le monde de la tragédie existent. Il faut arrêter réellement la course aux armements et le trafic d'armes qui n'engendrent que désolation et mort".

Il faut arrêter réellement la course aux armements et le trafic d'armes qui n'engendrent que désolation et mort. Il faut détourner vers le développement une bonne somme du billion de dollars alloué chaque année à la publicité commerciale qui n'incite que des illusions et des us et coutumes de consommation impossibles à atteindre, qui ne font qu'empoisonner et détruire les identités et les cultures nationales.