“Par dangers internes, je veux essentiellement parler des risques de nature sociale ou morale qui pourraient toucher notre population et provoquer des dommages à sa sécurité, à son éducation ou à sa santé. On sait combien nous avons lutté contre l’habitude de fumer et combien nous avons réduit la consommation du tabac. Nous luttons aussi contre la consommation d’alcool excessive ou contre son ingestion, ce qui est encore plus douloureux, par des femmes enceintes car les enfants risquent de naître avec une arriération mentale ou d’autres graves limitations physiques”.

“Le problème de la Colombie pourra seulement se résoudre pour la paix, et dans la paix, je pensé que chacun doit faire sa part. Paix véritable, car certaines paix là-bas ont fini au cimetière”.

“Les guerres ne doivent pas exister. Nous devons lutter, notamment dans la recherche de la paix partout dans le monde, aussi en Colombie. La guerre ne doit pas exister, car par la guerre, dans cette minute de l’histoire de l’Amérique, il n’est pas possible résoudre aucun problème”.

<<Rêver de choses impossibles, c’est de l’utopie ; lutter pour des objectifs que non seulement l’on peut atteindre mais qui sont indispensables à la survie de l’espèce, c’est du réalisme>>.

"Nous, générations actuelles et futures de Cubains, nous irons de l’avant, si grandes que soient les difficultés, luttant sans trêve pour que la Révolution soit toujours aussi invulnérable sur le terrain politique qu’elle l’est dorénavant sur le terrain militaire et qu’elle sera bientôt sur le terrain économique."

“L’Empire ne put atteindre son objectif : démembrer l’Angola et escamoter son indépendance. La lutte longue et héroïque des peuples angolais et cubain l’en empêcha”.

“C’est donc là, dans ce coin éloigné de la géographie africaine, que des Cubains et des Angolais versèrent pour la première fois leur sang appelé à fertiliser la liberté de cette malheureuse terre.Dès lors, Cuba, en coordination avec le président Neto, décida d’expédier des troupes spéciales du ministère de l’Intérieur et des unités régulières des FAR totalement prêtes au combat, qui furent transportés en Angola par air et par mer pour repousser l’agression du régime de l’apartheid.(…) Débutait ainsi ce qui fut appelé en code l’Opération Carlota, autrement dit la campagne militaire internationaliste de notre pays la plus juste, la plus prolongée, la plus massive et la plus réussie”.

“Un des généraux les plus glorieux de nos guerres d’indépendance, Calixto García Íñiguez, survécut à une balle qui lui traversa le menton en direction du crâne. Sa mère, qui ne croyait pas à la nouvelle selon laquelle son fils était prisonnier, s’exclama fièrement en apprenant la vérité : « Je reconnais bien là mon fils ! ».”

“L’unité signifie pour moi partager le combat, les risques, les sacrifices, les objectifs, les idées, les concepts et les stratégies auxquels l’on parvient par des débats et des analyses. L’unité signifie la lutte commune contre les annexionnistes, les bradeurs de patrie, les corrompus qui n’ont rien à voir avec le militant révolutionnaire. C’est à cette unité-là autour de l’idée de l’indépendance et face à l’Empire qui marchait sur les peuples d’Amérique que je me suis toujours référé”.

« J’ai pu ensuite, une fois récupérée la pleine maîtrise de mon cerveau, beaucoup lire et réfléchir, compte tenu de mon repos forcé. J’avais assez de forces pour écrire pendant de longues heures, une occupation que j’ai partagée avec les séances de physiothérapie et les programmes de rétablissement pertinents. Un bon sens élémentaire m’indiquait que cette activité était à ma portée. Je me suis toujours soucié par ailleurs, en parlant de ma santé, de ne pas faire naître de fausses illusions dans notre peuple, un dénouement fatal en pleine bataille risquant d’être traumatisant pour lui. Le préparer à mon absence des points de vue psychologique et politique, telle était ma première obligation après tant d’années de lutte. Je n’ai jamais manqué de signaler qu’il s’agissait d’une convalescence « non exempte de risques ».

À présent s’impose plus que jamais la rationalité et la lutte contre le gaspillage, le parasitisme et le conformisme.  Il faut agir avec une honnêteté absolue, sans démagogie ni aucune concession à l’opportunisme et aux faiblesses. Les militants révolutionnaires en doivent être exemples. Ils doivent offrir et avoir confiance, tout donner pour le peuple, même la vie s’il en serait nécessaire.

"Les drogues constituent de nos jours l’un des plus graves problèmes de ce continent et de l’Europe. Dans la lutte contre le narcotrafic et les activités criminelles organisées, des phénomènes stimulés par l’énorme marché des États-Unis, les pays latino-américains perdent presque dix mille hommes par an, soit plus du double de ceux que les USA ont perdu dans la guerre en Iraq. Leur nombre augmente, et il s’en faut de beaucoup que le problème soit réglé".