"On assiste aujourd’hui, par ailleurs, à une grande destruction de ressources naturelles dans la société, dans l’humanité actuelles… Il s’en faut beaucoup encore que l’humanité découvre des sources de remplacement de cette énergie, et on détruit aujourd’hui le pétrole comme on a détruit avant les forêts."

 

Discours et interventions : À l’Université des sciences agricoles de Gödöllo (Hongrie), le 5 juin 1972.

Discurso en la Universidad de Ciencias Agrícolas de Godollo, Hungría

"Les problèmes qui se poseront au monde de demain sont l'alimentation, la croissance incontrôlée de la population, la contamination de l'environnement, les problèmes énergétiques, la pénurie de ressources naturelles, le développement. Nous sommes convaincus que s'il ne règne pas un véritable climat de paix dans le monde, la solution de ces problèmes ne pourra même pas être envisagée".

"Elles ont empoisonné les mers et les fleuves, pollué l’air, affaibli et troué la couche d’ozone, saturé l’atmosphère de gaz qui altèrent les conditions climatiques et ont des effets catastrophiques dont nous commençons à souffrir".

"Que l’on cesse de transférer au Tiers-monde des styles de vie et des habitudes de consommation qui ruinent l’environnement. Que l’on rende la vie humaine plus rationnelle. Que l’on instaure un ordre économique international juste. Que l’on utilise toute la science nécessaire à un développement durable sans pollution. Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure".

"(...)  tout ce qui contribue aujourd’hui au sous-développement et à la pauvreté constitue une violation flagrante de l’écologie. Des dizaines de millions d’hommes, de femmes et d’enfants en meurent chaque année dans le Tiers-monde, plus que durant chacune des deux guerres mondiales. L’échange inégal, le protectionnisme et la dette extérieure agressent l’écologie et favorisent la destruction de l’environnement".

"Que l’on paie la dette écologique, non la dette extérieure. Que la faim disparaisse, non l’être humain."

Il faut signaler que les sociétés de consommation sont les responsables fondamentales de l’abominable destruction de l’environnement. Ces sociétés sont nées des anciennes métropoles coloniales et de politiques impériales qui ont engendré à leur tour le retard et la pauvreté qui frappent aujourd’hui l’immense majorité de l’humanité.

"Il est impossible d’attendre, car demain, il risque d’être trop tard. Nos décisions d’aujourd’hui ne peuvent rester lettre morte : elles doivent faire l’objet d’un suivi concret et aboutir à la création d’instruments de travail concerté efficaces".

"La mer des Antilles doit être protégée de la pollution négligente et de la surexploitation de ses ressources. La vulnérabilité de nos écosystèmes, vitaux pour notre subsistance économique, doit faire l’objet d’une attention sérieuse dans le cadre des programmes économiques régionaux".

Nous devons proclamer de toutes nos forces que nous avons le droit de respirer de l’air pur, de boire de l’eau non polluée… à nous nourrir d’aliments salubres, à être éduqués, à être soignés, à être moins pauvres tandis que d’autres sont toujours plus riches.

Nous avons confiance en l’humanité, nous avons confiance en l’homme, et l’humanité ne se laissera pas anéantir et ne laissera pas anéantir sa nature, ses eaux, ses océans, ses ressources.