ALBA: un rôle de premier plan
Certains le reconnaissent avec plaisir, mais d´autres préfèrent se taire ou ne le reconnaissent qu´à mi-voix. Il y en a même qui sont vraiment fâchés.
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AIN
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Certains le reconnaissent avec plaisir, mais d´autres préfèrent se taire ou ne le reconnaissent qu´à mi-voix. Il y en a même qui sont vraiment fâchés.

 Pourtant, il est impossible de le nier. L´Amérique Latine possède maintenant ses propres mécanismes, non seulement pour impulser le bien-être économique et la justice sociale, mais aussi pour faire face et apporter des solutions aux conflits les plus sérieux, ainsi que pour exiger que soit respectés la justice et le droit des majorités dans le cas de tentatives d´actions séditieuses menées par des groupes fascistes ou des défenseurs des oligarchies.

Nous parlons en ce moment, évidemment, de l´Alliance Bolivarienne pour les Peuples de notre Amérique, l´ALBA, qui depuis sa création, travaille à l´établissement de mécanismes d’intégration et de coopération internationale dans des domaines variés et à la conduction de missions humanitaires comme par exemple l´opération « Milagro » qui a permis à un grand nombre de latino-américains de retrouver la vision, ou encore le plan d´alphabétisation massive «  Yo sí puedo » .

C´est en 2004, à La Havane, et sur initiative du Venezuela et de Cuba, que l´ALBA a été fondée. Elle est actuellement formée par neuf pays et elle n´a pas seulement démontré qu´elle est l´un des regroupements régionaux les plus dynamiques et actifs par son action socioéconomique, mais, de plus, elle a prouvé aussi qu´elle possède

une force politique indéniable qui lui confère une place importante dans la région.

Il est impossible d´oublier que c´est précisément la mobilisation initiale de l´ALBA et son rôle au sein d´autres organisations comme le Groupe de Rio qui a paralysé l´action sécessionniste menée en Bolivie contre le gouvernement d´Evo Morales et qui a permis d´obtenir la condamnation par tous les pays de la région des groupes qui tentaient d´obtenir la démission du premier président indigène de ce pays sud-américain.

De même, en juin dernier, lorsqu´un groupe de militaires et d´oligarques honduriens ont attenté contre le pouvoir constitutionnel et qu´ils ont violemment éloigné de ses responsabilités le Président Manuel Zelaya, une fois de plus, l´ALBA s´est située au premier rang comme défenseur décidé des causes populaires et comme catalyseur de l´ample réaction de condamnation des vandales de Tegucigalpa, qui a parcouru tout notre hémisphère.

C´est cette Alliance qui a été la première à réagir contre la tentative de coup d´état réactionnaire. Elle a été la première à se mobiliser en tant qu´organisation cohérente et structurée pour condamner le coup d´état et pour reconnaitre le Président Zelaya comme étant l´unique autorité du Honduras.

Elle a également été la première à réaliser des actions concrètes pour faire pression sur les usurpateurs et elle a impulsé des accords régionaux et internationaux pour promouvoir des mesures de même type.

C´est sans doute pour cela que, comme l´a dit le président des Conseils d´État et de Ministres cubain Raul Castro dans un discours prononcé récemment devant le groupe de Rio, on est obligé de remarquer que toutes les plus récentes tentatives réactionnaires aient été orchestrées précisément contre des gouvernements qui adhèrent à l´ALBA.