Crise : les pays de l’Europe de l’Est crient « Au secours ! »
Les pays de l’Europe de l’Est ont demandé à leurs voisins de l’Ouest que soit adopté un plan d’aide d’au moins 100 milliards d’euros (125 milliards de dollars au cours actuel) afin que leurs économies puissent recevoir une bouffée d’oxygène. En effet, les finances des pays de l’ancien bloc socialiste traversent en ce moment des moments dramatiques sous les coups de la crise globale du capitalisme, car ils ne s’étaient visiblement pas préparés à affronter autant de problèmes, tant sur le plan financier que sur celui de la production.
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AIN
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Les pays de l’Europe de l’Est ont demandé à leurs voisins de l’Ouest que soit adopté un plan d’aide d’au moins 100 milliards d’euros (125 milliards de dollars au cours actuel) afin que leurs économies puissent recevoir une bouffée d’oxygène. En effet, les finances des pays de l’ancien bloc socialiste traversent en ce moment des moments dramatiques sous les coups de la crise globale du capitalisme, car ils ne s’étaient visiblement pas préparés à affronter autant de problèmes, tant sur le plan financier que sur celui de la production.  

L’agence de qualification nord-américaine Moody’s opine que c’est le groupe régional le plus vulnérable face à la crise et qu’il se pourrait même qu’il entraîne dans sa chute l’Europe entière en raison de la quantité de crédits et d’inversions réalisées dans ces pays, évaluée à environ 1,5 billions de dollars. C’est l’Autriche qui serait alors le pays le plus exposé.  

Le premier ministre hongrois, Ferenc Gyurcsány, a réclamé que soit adopté un plan de sauvetage des nations affectées, et, selon EFE, l’Union Européenne (UE) s’est montrée assez réceptive sur le sujet. La Hongrie est sans aucun doute le pays le plus touché par la récession. Sa monnaie, le florint, a perdu 25 % de sa valeur en six mois. En Octobre dernier, le Fond Monétaire International (FMI) et l’UE ont dû lui attribuer un crédit d’urgence de 20 milliards d’euros pour éviter qu’ils ne se voient obligés à interrompre le paiement de leur énorme dette externe. Mais en raison de l’important taux de chômage et de la dévaluation de la monnaie, on craint qu’une bonne partie de cette somme ne soit jamais remboursée.  

Le zloty polonais et le lei roumain ont été également dévalués en raison de l’effondrement de l’économie. On pourrait penser que la dévaluation facilite les exportations de l’est vers l’ouest de l’Europe, mais on doit prendre en compte le fait que ce sont des économies dont les exportations se composent, en grande mesure, de produits agricoles ou peu élaborés, alors que la grande quantité de produits importés correspond à des articles de haute technologie dont les prix augmentent notablement.  

Les prêts accordés et les inversions réalisées en Europe de l’est par leurs voisins occidentaux avaient pu se multiplier en raison des prix extrêmement bas offerts lors de privatisations d’entreprises et des bénéfices élevés d’opérations spéculatives qui y ont été menées. C’est la raison pour laquelle les problèmes vont atteindre par ricochet les banques qui ont apporté ces crédits (en particulier les italiens et les allemands mais surtout les autrichiens).  

La Roumanie est au bord de la noyade et l’Ukraine, un pays de près de 50 millions d’habitants, n’a pas non plus échappé au danger et a dû recevoir le soutien du FMI, sous la forme d’un crédit de 16,4 milliards de dollars, pour éviter de collapser.  

En Autriche, les banques tremblent. Le cinquième de leurs exportations va vers l’est et le système bancaireavait accordé l’énorme somme de 230 milliards de crédits à la zone menacée.  

L’inquiétude augmente en Europe devant le spectacle des turbulences financières dans ces pays, bien que, d’après l’AFP, l’idée d’un grand plan de sauvetage ne fasse pas encore l’unanimité.  

L’agence Europa Press nous indique que le Commissaire aux Affaires Économiques de l’Union Européenne, Joaquin Alminia, a exprimé sa préoccupation au sujet de « la dégradation de la situation économique dans les pays de l’est, et tout spécialement en raison de l’extrême volatilité des taux de change entre certains des États membres dont le cours de la monnaie est en régime flottant ».  

En fin de compte, si l’Europe se fait du souci, ce n’est pas tant pour la situation des populations concernées que pour les problèmes que pourrait causer leur effondrement aux pays de l’Europe occidentale.