Cuba dénonce l’ingérence des États-Unis en Bolivie
Cuba a dénoncé l’ingérence du gouvernement des États-Unis en Bolivie. Une Déclaration émise par le président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres de Cuba, Raul Castro, critique aussi les pressions exercées sur le gouvernement du président bolivien Evo Morales.
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ACN
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Cuba a dénoncé l’ingérence du gouvernement des États-Unis en Bolivie. Une Déclaration émise par le président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres de Cuba, Raul Castro, critique aussi les pressions exercées sur le gouvernement du président bolivien Evo Morales.

« Cuba dénonce l’ingérence des États-Unis et réaffirme que la situation créée en Bolivie doit être résolue par les Boliviens eux-mêmes, dans le respect le plus strict des principes de souveraineté, d’indépendance et d’autodétermination », signale cette Déclaration.

Ayant mentionné dès ses premières lignes « les pressions politiques, économiques et médiatiques dont fait l’objet le Gouvernement du président Evo Morales », ce document souligne que ces actions « menacent l’intégrité » de la Bolivie en tant que nation.

« L’ordre constitutionnel et l’intégrité territoriale de la Bolivie doivent être respectés », indique la Déclaration, qui porte la signature de Raul Castro, président du Conseil d’Etat et du conseil des ministres de Cuba.

Le document mentionne plus loin la présence de nombreux coopérants cubains dans les 9 départements qui composent la Bolivie où ils « se consacrent entièrement et exclusivement à encourager les programmes de santé et d’enseignement au profit de ce peuple frère ». Il précise à ce sujet que ce 12 septembre la mission médicale cubaine présente en Bolivie a atteint le chiffre de 17 millions de consultations dispensées à la population de ce pays.

« Cuba réitère sa disposition à poursuivre sa coopération de manière désintéressée, dans le respect le plus strict du principe de non ingérence dans les affaires intérieures de la Bolivie, tant que le Gouvernement et le peuple boliviens le souhaiteront », précise le texte.

Dans la Déclaration signée par le président Raul Castro, Cuba lance un appel « à la solidarité continentale » et signale que « les faits qui exposent la Bolivie à une dangereuse escalade de violence menacent aussi la paix et la sécurité du continent, notamment celles de l’Amérique du Sud, ce qui ne servirait que les ennemis de l’intégration régionale ».

La Déclaration cubaine conclut en soulignant que « le Gouvernement révolutionnaire de la République de Cuba réitère son soutien le plus ferme au Gouvernement légitime » du président bolivien Evo Morales et rappelle que ce dernier a été « élu et ratifié par une large majorité ».