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De l’eau dans le gaz
Il est intéressant mais pas vraiment étonnant de voir comment Washington utilise la moindre des occasions pour semer des écueils et créer des problèmes à ceux qu’il considère comme des ennemis.
Source
ACN
Date
Il est intéressant mais pas vraiment étonnant de voir comment Washington utilise la moindre des occasions pour semer des écueils et créer des problèmes à ceux qu’il considère comme des ennemis.
C’est ce qui arrive avec la Russie. Lors du différent apparu entre l’Ukraine et Moscou au sujet de dettes correspondant à la fourniture de gaz, qui a conduit à la réduction de l’approvisionnement de ce produit dans plusieurs pays d’Europe, l’attitude du gouvernement de George W. Bush n’a été ni élégante, ni équilibrée.
Dans cette affaire purement commerciale et pour laquelle un bon nombre d’analystes donnent toute la raison à Moscou, il est facile de se rendre compte des véritables motivations de la position de la Maison Blanche.
Pour les dirigeants nord-américains, l’existence de nouvelles super-puissances sur la scène internationale devient inadmissible, maintenant qu’a disparu l’URSS. Á leur avis, ce « privilège » n’est concédé qu’aux États-Unis. Ils feront donc tous leurs efforts pour attaquer, dénigrer, et brouiller les cartes des autres nations qui pourraient sembler s’en approcher.
Ce que Washington et ses alliés taisent intentionnellement, c’est que les autorités ukrainiennes actuelles sont de fervents admirateurs de du merveilleux Monde Occidental et que l’envenimement du conflit du gaz a été causé précisément par le désir du gouvernement de Kiev de continuer à bénéficier des prix que la Russie avait offert à une époque où les conditions politiques et économiques étaient très différentes de celle qui régissent actuellement le monde.
L’analyste Astrick Dakli, dans un article intitulé « Qui a fermé le robinet ? », explique que l’intérêt de Moscou exige que l’Ukraine paie, à partir de 2010, la somme de 250 dollars par mètre cube de gaz, c'est-à-dire en réalité la moitié du prix actuel sur les marchés internationaux, et que de plus ce pays règle ses dettes concernant des livraisons d’années précédentes.
La fermeture des gazoducs a été due à la position réticente de l’Ukraine sur ce sujet, mais il est évident que ce pays a ensuite conduit l’affaire à sa manière en prenant pour elle les envois de gaz destinés aux autres pays du vieux continent qui reçoivent ce produit à travers le territoire ukrainien. Les autres clients européens de la Russie s’en sont vus donc fortement affectés.
Pour ceux qui s’opposent à l’existence d’une Russie solvable et à la recherche d’une politique de multilatéralisme global, c’était une merveilleuse occasion de fomenter la rancœur contre Moscou. Á l’opposé, la contrepartie ukrainienne ressort indemne grâce à la puissance de l’appareil médiatique impérial. Rien de nouveau, c’est l’attitude de toujours de regarder seulement le côté qui convient.
C’est ce qui arrive avec la Russie. Lors du différent apparu entre l’Ukraine et Moscou au sujet de dettes correspondant à la fourniture de gaz, qui a conduit à la réduction de l’approvisionnement de ce produit dans plusieurs pays d’Europe, l’attitude du gouvernement de George W. Bush n’a été ni élégante, ni équilibrée.
Dans cette affaire purement commerciale et pour laquelle un bon nombre d’analystes donnent toute la raison à Moscou, il est facile de se rendre compte des véritables motivations de la position de la Maison Blanche.
Pour les dirigeants nord-américains, l’existence de nouvelles super-puissances sur la scène internationale devient inadmissible, maintenant qu’a disparu l’URSS. Á leur avis, ce « privilège » n’est concédé qu’aux États-Unis. Ils feront donc tous leurs efforts pour attaquer, dénigrer, et brouiller les cartes des autres nations qui pourraient sembler s’en approcher.
Ce que Washington et ses alliés taisent intentionnellement, c’est que les autorités ukrainiennes actuelles sont de fervents admirateurs de du merveilleux Monde Occidental et que l’envenimement du conflit du gaz a été causé précisément par le désir du gouvernement de Kiev de continuer à bénéficier des prix que la Russie avait offert à une époque où les conditions politiques et économiques étaient très différentes de celle qui régissent actuellement le monde.
L’analyste Astrick Dakli, dans un article intitulé « Qui a fermé le robinet ? », explique que l’intérêt de Moscou exige que l’Ukraine paie, à partir de 2010, la somme de 250 dollars par mètre cube de gaz, c'est-à-dire en réalité la moitié du prix actuel sur les marchés internationaux, et que de plus ce pays règle ses dettes concernant des livraisons d’années précédentes.
La fermeture des gazoducs a été due à la position réticente de l’Ukraine sur ce sujet, mais il est évident que ce pays a ensuite conduit l’affaire à sa manière en prenant pour elle les envois de gaz destinés aux autres pays du vieux continent qui reçoivent ce produit à travers le territoire ukrainien. Les autres clients européens de la Russie s’en sont vus donc fortement affectés.
Pour ceux qui s’opposent à l’existence d’une Russie solvable et à la recherche d’une politique de multilatéralisme global, c’était une merveilleuse occasion de fomenter la rancœur contre Moscou. Á l’opposé, la contrepartie ukrainienne ressort indemne grâce à la puissance de l’appareil médiatique impérial. Rien de nouveau, c’est l’attitude de toujours de regarder seulement le côté qui convient.