États Unis: on ne fait plus crédit
Les nord-américains se sont habitué à vivre dans un système dans lequel les économies familiales se basent sur le crédit, même s’ils arrivent parfois à accumuler des dettes qui n’en finissent jamais d’être réglées. Mais, tout d’un coup, tout a changé. L’agence de presse espagnole titre « La fête est finie » et, dans la culture populaire, la peur pousse les familles vers la bonne pratique qui consiste à oublier les cartes de crédit et à « commencer à vivre en accord avec leurs moyens réels ».
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AIN
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Les nord-américains se sont habitué à vivre dans un système dans lequel les économies familiales se basent sur le crédit, même s’ils arrivent parfois à accumuler des dettes qui n’en finissent jamais d’être réglées. Mais, tout d’un coup, tout a changé. L’agence de presse espagnole titre « La fête est finie » et, dans la culture populaire, la peur pousse les familles vers la bonne pratique qui consiste à oublier les cartes de crédit et à « commencer à vivre en accord avec leurs moyens réels ».

Le gaspillage a été une caractéristique du mode de vie aux États-Unis. Tous les citoyens ont été constamment exhortés par les publicités à prendre des cartes de crédit, à vivre dans de somptueuses maisons, à acheter des voitures de luxe et à s’entourer de toute une gamme d’objets sans grande nécessité. Mais ce style de vie vient d’être mis KO.  

Maintenant qu’il y a des millions de chômeurs, dont beaucoup ne reçoivent même pas d’indemnités, et l’heure n’est plus à la consommation sans freins. Même les grosses réductions offertes par des magasins sur le point de fermer définitivement leurs portes ne suffisent plus à attirer les acheteurs. Les écrans plats de télévision, les vêtements de marques, les voitures de luxe et les gadgets high tech n’ont plus de demande et risquent de moisir dans les vitrines.  

Car le grand problème, en ce moment, c’est le chômage. Comme tout semble indiquer que les banques vont continuer de refuser d’ouvrir de nouveaux crédits, en raison des problèmes que leur causent déjà les problèmes de dettes causés par le désastre immobilier, et comme ceux qui sont actuellement au chômage ne peuvent pas faire face aux paiements des sommes qu’ils doivent déjà, tout le monde se voit obligé à vivre avec seulement l’argent qu’il leur reste en poche.  

Actuellement, de nombreuses familles, des petites ou moyennes entreprises et même de grandes corporations ne peuvent plus compter sur la possibilité qu’une banque leur octroie un prêt s’ils en ont besoin. La crise n’est pas encore arrivée à son pire moment mais déjà de nombreux nord-américains se trouvent dans une situation sérieuse car ils ont subit de grandes pertes et il leur va être difficile de s’en tirer.  

Le président de l’agence-conseil new-yorkaise du secteur de la vente au détail, Howard Davidowitz, considère que « nous assistons à un changement gigantesque dans la culture populaire, motivée par la peur de perdre son emploi, la peur de ne pas pouvoir payer l’hypothèque ou les sommes correspondantes à d’autres crédits, et par la cascade de mauvaises nouvelles qu’ils reçoivent de tous les côtés ».

Le spécialiste, bien au courant de toutes les données sur le secteurs dont il s’occupe, a fait connaître que les consommateurs sont actuellement écrasés par une dette d’environ 14 billions de dollars et que cette réalité « les oblige actuellement à acheter moins et à rechercher les bonnes affaires…. Et les boutiques qui répondent à cette nécessité sont celles qui pourront survivre ».  

La situation est si grave qu’une grande quantité d’économistes doutent des résultats que pourra obtenir le président Barack Obama, tandis que d’autres continuent à déposer toutes leurs espérances sur lui. L’abîme qui s’est ouvert est si profond que le projet d’Obama inclut 75 milliards de dollars destinés à aider de sept à neuf millions de propriétaires qui courent le risque de perdre leurs maisons pour des problèmes financiers.  

La phrase employée par l’agence nord-américaine AP donne une idée de ce qui se passe. Elle a écrit cette semaine que le mois de janvier a été « un autre mois horrible pour l’économie, car la production industrielle a baissé, en particulier à cause des problèmes que rencontre l’industrie de l’automobile, tandis que le secteur de la construction de logements a enregistré une baisse record, ce qui démontre qu’aux États-Unis, la situation économique empire chaque jour ».