Le remarquable cinéaste boilivien, Jorge Sanjinés, a demandé la libération des antiterroristes cubains prisonniers aux États-Unis depuis 15 ans pour avoir surveillé les organisations terroristes de Miami afin de prévenir Cuba des attentats la prenant pour cible.
Dans des déclarations à l'agence de presse Prensa Latina, Jorge Sanjinés a considéré comme injuste l'emprisonnement de Gerardo Hernández, de Ramón Labañino, de Fernando González et d'Antonio Guerrero.
René González, un des 5 a déjà purgé sa peine et se trouve à Cuba. Il était soumis aux États-Unis à un système draconien de liberté surveillée. La juge étasunienne Joan Lenard l'a autorisé à rester définitivement à Cuba où il était venu assister aux funérailles de son père, en échange de la perte de sa nationalité étasunienne.
Ce réalisateur de cinéma a souligné que pour condamner ces combattants pacifiques contre le terrorisme il fallait des preuves irréfutables étayant la charge de conspiration afin d'espionner qui pèse sur eux ce qui n'a pas été le cas. Il a ajouté que les États-Unis sont les principaux espions du monde et qu'ils utilisent à cette fin les méthodes les plus sophistiquées et abusives.
Jorge Sanjinés a ajouté qu'il participera, en décembre prochain, au Festival International de Cinéma de La Havane avec le film « Insurgentes » (Insurgés) qui est une réflexion sur le processus sociopolitique de la société bolivienne.
