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Lucius Walker à Cuba, pour toujours !
Tout au long de l’histoire, y compris à l’époque actuelle, Cuba a toujours été un point de la géographie qui attire, séduit et enchante et, dans bien des cas, qui incite à partager son destin, son sort et sa projection dans le monde. Cela a été sa bonne étoile.
Source
Granma Internacional
Date
Tout au long de l’histoire, y compris à l’époque actuelle, Cuba a toujours été un point de la géographie qui attire, séduit et enchante et, dans bien des cas, qui incite à partager son destin, son sort et sa projection dans le monde. Cela a été sa bonne étoile.
De nombreux étrangers sont venus de tous les coins du monde qui, depuis divers horizons, ont enrichi l’histoire de Cuba. Certains ont pris les armes pour combattre et ont versé leur sang dans ses luttes de libération. D’autres l’ont défendue avec leurs idées et ont mis leur pensée humaniste, scientifique, philosophique et politique au service de sa cause.
Un amour indestructible n’a cessé d’unir ces enfants d’autres terres à la terre cubaine dont le caractère de son peuple et l’enchantement de sa nature prodigieuse ont toujours séduit. Parmi ces personnes figurent de grands hommes mais aussi des hommes ordinaires dont beaucoup ont fini par appartenir définitivement à la charpente essentielle qui soutient le corps de la nation cubaine. C’est ainsi que les restes de nombre d’entre eux ont fécondé la cubanité universelle. Qu’importe que leurs actes aient été grands ou petits, l’essentiel est que le don de leur existence se soit incorporé à la culture et à la nature et la façon d’être du peuple cubain.
Et c’est n’est que justice si le peuple cubain remercie, aujourd’hui et à jamais, cette solidarité et ce soutien apportés à Cuba, car ainsi que l’affirmait José Martí : « À celui qui l’aime, je dis dans un grand cri : Frère. Et je n’ai d’autres frères que ceux qui l’aiment. »
Si les Cubains doivent exprimer à jamais leur gratitude à deux Nord-américains honnêtes de notre époque, et en porter le deuil, c’est bien à Leonard Weinglass, avocat de la défense des cinq Héros cubains, et à Lucius Walker, récemment décédés.
Dans le cas de Lucius, Noir et pasteur, parce qu’il a été capable de défier les lois et les mesures injustes des gouvernements de son pays contre Cuba ; des mesures telles que celles du blocus considérées juridiquement comme des actes de génocide qui l’exposaient, lui autant que ses compagnons, à des sanctions sévères qui pouvaient aller de plusieurs années de prison jusqu’à des amendes extrêmement élevées.
Avec ses compagnons, Lucius, a défié tout cela, avec un courage et une intégrité de chrétien véritable, car cet homme intègre était convaincu que l’amitié et la solidarité de son peuple avec le nôtre était une cause pour laquelle il valait la peine de prendre n’importe quel risque. En outre, il a été capable de rêver qu’un jour proche ou lointain les relations entre le peuple nord-américain et cubain se fonderaient sur les sentiments que son esprit et sa croyance religieuse lui permettaient de concevoir comme possibles et accessibles à partir d’une lutte pacifique et constante qui passait par la désobéissance civile aux lois injustes et des actes d’amitié et de fraternité avec le peuple attaqué. En effet pour qu’un rêve se transforme en réalité, il faut d’abord la capacité de rêver, et ensuite, de la persévérance dans l’action jusqu’à le voir se matérialiser.
Comme autant d’abeilles laborieuses, butinant des nectars, les membres de la 22e Caravane de pasteurs pour la Paix parcourent ces jours-ci le vaste territoire nord-américain, collectant l’aide humanitaire du peuple nord-américain, afin de maintenir vivante l’initiative de Lucius qui, dès 1992, s’était donné pour mission de promouvoir l’amitié entre les peuples étasunien et cubain, et de mettre un terme au blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba.
Cette année, Lucius ne sera pas physiquement à la tête de cette Caravane à son arrivée à La Havane, orgueilleux et souriant d’arriver dans notre pays avec son chargement solidaire, accompagné de son groupe généreux et déterminé qui l’a toujours accompagné, mais il sera présent spirituellement et affectueusement dans chacun des membres de la caravane qui foulera de nouveau la terre cubaine.
Cette fois, la rencontre sera spirituelle, avec ses cendres et sa mémoire ; les membres de la Caravane seront présents à l’hommage rendu à Lucius et à la cérémonie de dépôt de l’urne contenant ses cendres dans un lieu spécialement destiné à son repos éternel sur la terre cubaine où il sera accueilli et honoré comme un fils immortel pour ses mérites et son exceptionnelle œuvre humaniste. Lucius est mort, mais il continuera de vivre dans l’organisation Pasteurs pour la Paix.
Lucius comme Leonard, sur le plan individuel ou collectif, auraient mérité le prix Nobel de la Paix pour leurs remarquables actions. Cela n’aurait été que justice. Il existe cependant des prix bien plus importants dans ce monde que le Nobel : ceux octroyés par la conscience et le cœur des peuples qui n’ont pas de valeur monétaire, mais la valeur exceptionnelle de la gratitude et de l’immortalité.
Lucius, né le 3 août 1930, est décédé le 7 septembre 2010, à l’âge de 80 ans, à New York. Il a été un combattant infatigable des causes justes et nobles de l’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Afrique. Depuis l’emprisonnement des cinq Héros cubains, il fut un défenseur déterminé de René, de Gerardo, de Ramon, de Fernando et d’Antonio, à la libération desquels il a travaillé avec ténacité, comme il l’avait fait auparavant pour le retour à Cuba de l’enfant Elian Gonzalez.
Le 17 septembre, des centaines de personnes, venues de différentes villes des Etats-Unis, se sont réunies dans une église baptiste de Harlem pour lui rendre un dernier hommage.
Depuis l’arrivée de ses cendres à Cuba, il a reçu l’hommage qu’il mérite sur notre terre. Le 30 juillet, une cérémonie se déroulera sur les lieux où celles-ci reposeront définitivement.
Après une trajectoire de vie aussi riche que celle de Lucius, au terme d’une œuvre solidaire et humanitaire sculptée avec la passion et l’imagination d’un artiste, avec ses rêves d’élever un pont d’amitié et de paix entre le peuple des États-Unis et d’autres peuples du monde, spécialement de Cuba, il repose définitivement parmi nous.
Lucius Walker est mort, et l’heure est venue de le maintenir vivant à travers son œuvre et son exemple. Pour tout ce qu’il a fait pour Cuba et pour l’amour qu’il lui portait.
De nombreux étrangers sont venus de tous les coins du monde qui, depuis divers horizons, ont enrichi l’histoire de Cuba. Certains ont pris les armes pour combattre et ont versé leur sang dans ses luttes de libération. D’autres l’ont défendue avec leurs idées et ont mis leur pensée humaniste, scientifique, philosophique et politique au service de sa cause.
Un amour indestructible n’a cessé d’unir ces enfants d’autres terres à la terre cubaine dont le caractère de son peuple et l’enchantement de sa nature prodigieuse ont toujours séduit. Parmi ces personnes figurent de grands hommes mais aussi des hommes ordinaires dont beaucoup ont fini par appartenir définitivement à la charpente essentielle qui soutient le corps de la nation cubaine. C’est ainsi que les restes de nombre d’entre eux ont fécondé la cubanité universelle. Qu’importe que leurs actes aient été grands ou petits, l’essentiel est que le don de leur existence se soit incorporé à la culture et à la nature et la façon d’être du peuple cubain.
Et c’est n’est que justice si le peuple cubain remercie, aujourd’hui et à jamais, cette solidarité et ce soutien apportés à Cuba, car ainsi que l’affirmait José Martí : « À celui qui l’aime, je dis dans un grand cri : Frère. Et je n’ai d’autres frères que ceux qui l’aiment. »
Si les Cubains doivent exprimer à jamais leur gratitude à deux Nord-américains honnêtes de notre époque, et en porter le deuil, c’est bien à Leonard Weinglass, avocat de la défense des cinq Héros cubains, et à Lucius Walker, récemment décédés.
Dans le cas de Lucius, Noir et pasteur, parce qu’il a été capable de défier les lois et les mesures injustes des gouvernements de son pays contre Cuba ; des mesures telles que celles du blocus considérées juridiquement comme des actes de génocide qui l’exposaient, lui autant que ses compagnons, à des sanctions sévères qui pouvaient aller de plusieurs années de prison jusqu’à des amendes extrêmement élevées.
Avec ses compagnons, Lucius, a défié tout cela, avec un courage et une intégrité de chrétien véritable, car cet homme intègre était convaincu que l’amitié et la solidarité de son peuple avec le nôtre était une cause pour laquelle il valait la peine de prendre n’importe quel risque. En outre, il a été capable de rêver qu’un jour proche ou lointain les relations entre le peuple nord-américain et cubain se fonderaient sur les sentiments que son esprit et sa croyance religieuse lui permettaient de concevoir comme possibles et accessibles à partir d’une lutte pacifique et constante qui passait par la désobéissance civile aux lois injustes et des actes d’amitié et de fraternité avec le peuple attaqué. En effet pour qu’un rêve se transforme en réalité, il faut d’abord la capacité de rêver, et ensuite, de la persévérance dans l’action jusqu’à le voir se matérialiser.
Comme autant d’abeilles laborieuses, butinant des nectars, les membres de la 22e Caravane de pasteurs pour la Paix parcourent ces jours-ci le vaste territoire nord-américain, collectant l’aide humanitaire du peuple nord-américain, afin de maintenir vivante l’initiative de Lucius qui, dès 1992, s’était donné pour mission de promouvoir l’amitié entre les peuples étasunien et cubain, et de mettre un terme au blocus économique, financier et commercial imposé à Cuba.
Cette année, Lucius ne sera pas physiquement à la tête de cette Caravane à son arrivée à La Havane, orgueilleux et souriant d’arriver dans notre pays avec son chargement solidaire, accompagné de son groupe généreux et déterminé qui l’a toujours accompagné, mais il sera présent spirituellement et affectueusement dans chacun des membres de la caravane qui foulera de nouveau la terre cubaine.
Cette fois, la rencontre sera spirituelle, avec ses cendres et sa mémoire ; les membres de la Caravane seront présents à l’hommage rendu à Lucius et à la cérémonie de dépôt de l’urne contenant ses cendres dans un lieu spécialement destiné à son repos éternel sur la terre cubaine où il sera accueilli et honoré comme un fils immortel pour ses mérites et son exceptionnelle œuvre humaniste. Lucius est mort, mais il continuera de vivre dans l’organisation Pasteurs pour la Paix.
Lucius comme Leonard, sur le plan individuel ou collectif, auraient mérité le prix Nobel de la Paix pour leurs remarquables actions. Cela n’aurait été que justice. Il existe cependant des prix bien plus importants dans ce monde que le Nobel : ceux octroyés par la conscience et le cœur des peuples qui n’ont pas de valeur monétaire, mais la valeur exceptionnelle de la gratitude et de l’immortalité.
Lucius, né le 3 août 1930, est décédé le 7 septembre 2010, à l’âge de 80 ans, à New York. Il a été un combattant infatigable des causes justes et nobles de l’Amérique latine, des Caraïbes et de l’Afrique. Depuis l’emprisonnement des cinq Héros cubains, il fut un défenseur déterminé de René, de Gerardo, de Ramon, de Fernando et d’Antonio, à la libération desquels il a travaillé avec ténacité, comme il l’avait fait auparavant pour le retour à Cuba de l’enfant Elian Gonzalez.
Le 17 septembre, des centaines de personnes, venues de différentes villes des Etats-Unis, se sont réunies dans une église baptiste de Harlem pour lui rendre un dernier hommage.
Depuis l’arrivée de ses cendres à Cuba, il a reçu l’hommage qu’il mérite sur notre terre. Le 30 juillet, une cérémonie se déroulera sur les lieux où celles-ci reposeront définitivement.
Après une trajectoire de vie aussi riche que celle de Lucius, au terme d’une œuvre solidaire et humanitaire sculptée avec la passion et l’imagination d’un artiste, avec ses rêves d’élever un pont d’amitié et de paix entre le peuple des États-Unis et d’autres peuples du monde, spécialement de Cuba, il repose définitivement parmi nous.
Lucius Walker est mort, et l’heure est venue de le maintenir vivant à travers son œuvre et son exemple. Pour tout ce qu’il a fait pour Cuba et pour l’amour qu’il lui portait.
