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Raul: " Je n´ai pas été élu pour restaurer le capitalisme à Cuba "
" On ne m´a pas élu Président pour restaurer le capitalisme à Cuba, mais pour défendre, maintenir et continuer à perfectionner le Socialisme ", a affirmé aujourd´hui le Général Raul Castro lors de la réunion ordinaire de l´Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire.
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AIN
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" On ne m´a pas élu Président pour restaurer le capitalisme à Cuba, mais pour défendre, maintenir et continuer à perfectionner le Socialisme ", a affirmé aujourd´hui le Général Raul Castro lors de la réunion ordinaire de l´Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire.
Il a ainsi répondu à de récentes déclarations de la Secrétaire d´Etat nord-américaine, Hilary Clinton, selon lesquelles les États Unis espéraient des changements de fond dans l´ile antillaise.
Il a de nouveau affirmé être disposé à maintenir avec les États-Unis un dialogue respectueux en condition d´égalité, pourvu que soient respectées l´indépendance, la souveraineté et l´autodétermination de son pays.
" Nous sommes prêts à parler de tout, je répète, de tout, d´ici, de Cuba, et de là-bas, des États-Unis, mais pas à négocier notre système politique et social. Nous ne demandons pas aux États-Unis qu´ils le fassent. Nous devons tous deux respecter nos différences ", a-t-il ajouté.
Il a souligné que le blocus économique, financier et commercial se maintient toujours. Il a également rappelé que Cuba continue à être injustement inclus dans la liste de pays promoteurs du terrorisme que dresse tous les ans le Département d´État, et que les mesures annoncées le 13 avril, juste avant le Sommet des Amériques, et qui concernaient les voyages de cubains, l´envoi de sommes d´argent ou certaines facilités dans le domaine des télécommunications, n´ont toujours pas été implémentées légalement. Il a ajouté qu´il était important que ce fait soit connu car le thème avait donné lieu à certaines manipulations dans la presse internationale.
Il a reconnu que l´agressivité et la rhétorique anti-cubaine ont diminué et que les conversations sur le thème migratoire ont été renouées et se déroulent de manière sérieuse et constructive.
Il a expliqué qu´en raison de la crise internationale, le PIB de l´ile aura cette année une croissance de seulement 1,7%, ce qui oblige à rechercher plus de productivité et éviter tout gaspillage.
La complexité de la situation internationale a obligé à réaliser plusieurs réajustements successifs des plans et du budget de l´année en cours, a-t-il précisé, en ajoutant que les principales exportations ont subi une diminution en raison de la baisse du prix du nickel. Quant au tourisme, même si le nombre de visiteurs a augmenté de 2,9%, les recettes ont diminué en raison de la baisse du cours du dollar.
L´accès aux crédits internationaux est devenu plus difficile et le pays s´est vu obligé à renégocier les dettes et les autres paiements à réaliser, chose commune actuellement dans le monde entier. C´est pourquoi le Président Raul Castro a encore insisté sur la nécessité d´ajuster les dépenses aux revenus réels du pays et expliqué qu´il a orienté que les dépenses réalisées par le pays correspondent aux recettes et que même, il puisse y avoir quelques réserves afin de pouvoir faire front à des problèmes imprévues. La priorité sera donc donnée á la croissance dans les secteurs de la production ou des services qui génèrent des recettes en devises.
Raul a souligné l´importance pour le pays de l´approbation par le Parlement de deux lois, celle du Système national de Musées, et celle de la création de l´Organe de Contrôle Général de la République. Cette institution doit contribuer à l´élévation de la discipline économique, du contrôle interne et de la lutte directe contre la corruption.
Des mesures seront prises cette année, dirigées à la réduction de l´appareil de l´État, la fusion de différents organismes et la diminution des frais correspondants.
Il a souligné que de manière générale, les productions industrielles et agricoles ont augmenté et le transport s´est amélioré. Les services sociaux offerts à la population, et en particulier la santé publique et l´éducation, ainsi que les activités culturelles et artistiques ont été garanties.
En ce qui concerne la santé publique, a-t-il dit, même avec les déficiences que nous connaissons, nous avons fait la démonstration de notre capacité de réponse à des situations d´épidémie. A Cuba, il y a eu seulement 242 cas confirmés de grippe A H1N1, dont 232 sont déjà guéris et les autres 10 présentent une évolution favorable.
Jusqu´à aujourd´hui, on a pu éviter les désagréables coupures de courant dues à un déficit de génération. Cela aurait été impossible si l´on n´avait pas appliqué la ligne de conduite tracée par Fidel pour la génération d´électricité celles qui ont permis une diminution de la consommation.
Ces mesures, prises à partir du mois de juin, ont donné de bons résultats, même si en Juillet, la situation a été un peu moins favorable car, malheureusement, les bonnes habitudes prises au début ont parfois été un peu oubliées par certains cadres ou les fonctionnaires responsables. Raul a donc insisté sur l´importance de continuer à observer toutes les dispositions prises contre le gaspillage. Certaines entreprises qui ne les ont pas appliquées se sont vues retirer le service électrique pour un temps et quelques " malins " qui avaient trouvé le moyen d´éluder le paiement du courant utilisé en trafiquant leur conteur ont dû payer des amendes.
En ce qui concerne le secteur de l´éducation, il a expliqué que plus de 7 800 retraités ont repris du service et d´autres éducateurs ont décidé d repousser la date de leur départ â la retraite. D´autres ont décidé de renoncer à changer de travail ou se sont réincorporé au travail dans le secteur de l´éducation, ce qui fait que l´on doit compter 19 000 éducateurs de plus pour la prochaine année scolaire. Ceux qui parviendront à l´âge de la retraite pourront cumuler celle-ci avec leur salaire. Il a rappelé qu´une augmentation des salaires a récemment été approuvée pour le secteur.
Raul a rappelé que les dépenses correspondant à la sphère sociale doivent être en correspondance avec les revenus réels, et que celles qui ne sont pas absolument nécessaires doivent être supprimées. Par exemple, on travaille à la diminution du nombre d´élèves internes ou demi-pensionnaires. Pour cette raison, la réouverture de collèges ou de lycées dans les villes se fera peu à peu. La qualité de l´éducation ne sera pas affectée et les professeurs n´auront plus à faire de longs trajets tous les jours, ce qui permettra d´économiser le combustible. Les familles devront jouer un rôle plus important dans l´éducation de leurs enfants. Il restera quand même quelques écoles internes en zone rurale.
D´autres mesures destinées à faire des économies et rationnaliser les services seront prises dans les secteurs de la santé et de l´éducation.
Il a répété que la production d´aliments doit être prioritaire et qu´elle doit être considérée comme une affaire de sécurité nationale. Il a donné en exemple l´agriculture urbaine (de banlieue) comme une des formes les plus rationnelles pour produire des aliments pour les habitants des villes.
A Cuba, il y a un grand nombre de diplômés et parfois, il y en a trop dans certaines branches, mais, a-t-il dit, qui va cultiver les terres ? Il faut donc changer les mentalités et pouvoir disposer à tout moment de la force de travail qualifiée dont on a besoin pour faire fonctionner les usines ou pour cultiver les terres.
Raul a affirmé que les communistes et le peuple cubain tout entier ont devant eux une lourde tâche car il s´agit de définir avec la plus grande participation populaire possible la société socialiste à laquelle ils aspirent et qu´il est possible de construire dans les conditions actuelles. Ce sera le modèle économique qui régira le pays, et dont se bénéficieront tous les citoyens. L´irréversibilité du régime sociopolitique est l´unique garantie de sa véritable indépendance.
Quant à la célébration du prochain Congrès du Parti Communiste de Cuba, il a expliqué que cela n´aurait aucun sens de d´en faire un congrès formel, qui n´irait pas au fond des problèmes stratégiques et qui ne tracerait pas les grands axes du futur. La délimitation des principaux problèmes actuels demande un peu plus de temps. La septième réunion plénière du Comité central a donc décidé que tout d´abord, le congrès doit être préparé par les membres du Parti, mais qu´ensuite toutes les questions doivent être discutées par l´ensemble de la population et que ce n´est qu´après que pourra se réaliser le congrès.
Ce sera cela, le vrai congrès, le moment pendant lequel tous les problèmes seront discutés avec les communistes et avec tout le peuple cubain dans son ensemble, a-t-il affirmé. Ce doit être le peuple tout entier, avec le parti à l´avant-garde, celui qui décide du futur.
Il a ainsi répondu à de récentes déclarations de la Secrétaire d´Etat nord-américaine, Hilary Clinton, selon lesquelles les États Unis espéraient des changements de fond dans l´ile antillaise.
Il a de nouveau affirmé être disposé à maintenir avec les États-Unis un dialogue respectueux en condition d´égalité, pourvu que soient respectées l´indépendance, la souveraineté et l´autodétermination de son pays.
" Nous sommes prêts à parler de tout, je répète, de tout, d´ici, de Cuba, et de là-bas, des États-Unis, mais pas à négocier notre système politique et social. Nous ne demandons pas aux États-Unis qu´ils le fassent. Nous devons tous deux respecter nos différences ", a-t-il ajouté.
Il a souligné que le blocus économique, financier et commercial se maintient toujours. Il a également rappelé que Cuba continue à être injustement inclus dans la liste de pays promoteurs du terrorisme que dresse tous les ans le Département d´État, et que les mesures annoncées le 13 avril, juste avant le Sommet des Amériques, et qui concernaient les voyages de cubains, l´envoi de sommes d´argent ou certaines facilités dans le domaine des télécommunications, n´ont toujours pas été implémentées légalement. Il a ajouté qu´il était important que ce fait soit connu car le thème avait donné lieu à certaines manipulations dans la presse internationale.
Il a reconnu que l´agressivité et la rhétorique anti-cubaine ont diminué et que les conversations sur le thème migratoire ont été renouées et se déroulent de manière sérieuse et constructive.
Il a expliqué qu´en raison de la crise internationale, le PIB de l´ile aura cette année une croissance de seulement 1,7%, ce qui oblige à rechercher plus de productivité et éviter tout gaspillage.
La complexité de la situation internationale a obligé à réaliser plusieurs réajustements successifs des plans et du budget de l´année en cours, a-t-il précisé, en ajoutant que les principales exportations ont subi une diminution en raison de la baisse du prix du nickel. Quant au tourisme, même si le nombre de visiteurs a augmenté de 2,9%, les recettes ont diminué en raison de la baisse du cours du dollar.
L´accès aux crédits internationaux est devenu plus difficile et le pays s´est vu obligé à renégocier les dettes et les autres paiements à réaliser, chose commune actuellement dans le monde entier. C´est pourquoi le Président Raul Castro a encore insisté sur la nécessité d´ajuster les dépenses aux revenus réels du pays et expliqué qu´il a orienté que les dépenses réalisées par le pays correspondent aux recettes et que même, il puisse y avoir quelques réserves afin de pouvoir faire front à des problèmes imprévues. La priorité sera donc donnée á la croissance dans les secteurs de la production ou des services qui génèrent des recettes en devises.
Raul a souligné l´importance pour le pays de l´approbation par le Parlement de deux lois, celle du Système national de Musées, et celle de la création de l´Organe de Contrôle Général de la République. Cette institution doit contribuer à l´élévation de la discipline économique, du contrôle interne et de la lutte directe contre la corruption.
Des mesures seront prises cette année, dirigées à la réduction de l´appareil de l´État, la fusion de différents organismes et la diminution des frais correspondants.
Il a souligné que de manière générale, les productions industrielles et agricoles ont augmenté et le transport s´est amélioré. Les services sociaux offerts à la population, et en particulier la santé publique et l´éducation, ainsi que les activités culturelles et artistiques ont été garanties.
En ce qui concerne la santé publique, a-t-il dit, même avec les déficiences que nous connaissons, nous avons fait la démonstration de notre capacité de réponse à des situations d´épidémie. A Cuba, il y a eu seulement 242 cas confirmés de grippe A H1N1, dont 232 sont déjà guéris et les autres 10 présentent une évolution favorable.
Jusqu´à aujourd´hui, on a pu éviter les désagréables coupures de courant dues à un déficit de génération. Cela aurait été impossible si l´on n´avait pas appliqué la ligne de conduite tracée par Fidel pour la génération d´électricité celles qui ont permis une diminution de la consommation.
Ces mesures, prises à partir du mois de juin, ont donné de bons résultats, même si en Juillet, la situation a été un peu moins favorable car, malheureusement, les bonnes habitudes prises au début ont parfois été un peu oubliées par certains cadres ou les fonctionnaires responsables. Raul a donc insisté sur l´importance de continuer à observer toutes les dispositions prises contre le gaspillage. Certaines entreprises qui ne les ont pas appliquées se sont vues retirer le service électrique pour un temps et quelques " malins " qui avaient trouvé le moyen d´éluder le paiement du courant utilisé en trafiquant leur conteur ont dû payer des amendes.
En ce qui concerne le secteur de l´éducation, il a expliqué que plus de 7 800 retraités ont repris du service et d´autres éducateurs ont décidé d repousser la date de leur départ â la retraite. D´autres ont décidé de renoncer à changer de travail ou se sont réincorporé au travail dans le secteur de l´éducation, ce qui fait que l´on doit compter 19 000 éducateurs de plus pour la prochaine année scolaire. Ceux qui parviendront à l´âge de la retraite pourront cumuler celle-ci avec leur salaire. Il a rappelé qu´une augmentation des salaires a récemment été approuvée pour le secteur.
Raul a rappelé que les dépenses correspondant à la sphère sociale doivent être en correspondance avec les revenus réels, et que celles qui ne sont pas absolument nécessaires doivent être supprimées. Par exemple, on travaille à la diminution du nombre d´élèves internes ou demi-pensionnaires. Pour cette raison, la réouverture de collèges ou de lycées dans les villes se fera peu à peu. La qualité de l´éducation ne sera pas affectée et les professeurs n´auront plus à faire de longs trajets tous les jours, ce qui permettra d´économiser le combustible. Les familles devront jouer un rôle plus important dans l´éducation de leurs enfants. Il restera quand même quelques écoles internes en zone rurale.
D´autres mesures destinées à faire des économies et rationnaliser les services seront prises dans les secteurs de la santé et de l´éducation.
Il a répété que la production d´aliments doit être prioritaire et qu´elle doit être considérée comme une affaire de sécurité nationale. Il a donné en exemple l´agriculture urbaine (de banlieue) comme une des formes les plus rationnelles pour produire des aliments pour les habitants des villes.
A Cuba, il y a un grand nombre de diplômés et parfois, il y en a trop dans certaines branches, mais, a-t-il dit, qui va cultiver les terres ? Il faut donc changer les mentalités et pouvoir disposer à tout moment de la force de travail qualifiée dont on a besoin pour faire fonctionner les usines ou pour cultiver les terres.
Raul a affirmé que les communistes et le peuple cubain tout entier ont devant eux une lourde tâche car il s´agit de définir avec la plus grande participation populaire possible la société socialiste à laquelle ils aspirent et qu´il est possible de construire dans les conditions actuelles. Ce sera le modèle économique qui régira le pays, et dont se bénéficieront tous les citoyens. L´irréversibilité du régime sociopolitique est l´unique garantie de sa véritable indépendance.
Quant à la célébration du prochain Congrès du Parti Communiste de Cuba, il a expliqué que cela n´aurait aucun sens de d´en faire un congrès formel, qui n´irait pas au fond des problèmes stratégiques et qui ne tracerait pas les grands axes du futur. La délimitation des principaux problèmes actuels demande un peu plus de temps. La septième réunion plénière du Comité central a donc décidé que tout d´abord, le congrès doit être préparé par les membres du Parti, mais qu´ensuite toutes les questions doivent être discutées par l´ensemble de la population et que ce n´est qu´après que pourra se réaliser le congrès.
Ce sera cela, le vrai congrès, le moment pendant lequel tous les problèmes seront discutés avec les communistes et avec tout le peuple cubain dans son ensemble, a-t-il affirmé. Ce doit être le peuple tout entier, avec le parti à l´avant-garde, celui qui décide du futur.
